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ELOGE DE L’ART QUI FAIT DU BIEN (partie 1)

ÉLOGE DE L’ART QUI FAIT DU BIEN

                                  

Je ne parle pas de l’Art avec un grand A.

Je parle ici de l’art avec un petit a.

L’art amateur. L’art avec un a minuscule en petits gestes répétés.

L’art qui fait du bien parce que justement, il est modeste et pour soi-même.

En fait, si l’art n’existait pas dans nos vies, nous n’aurions pas de livres, de films, de musique, de musées, de concert, de vêtements, de médias, de livres pour enfants, de jouets, ni de iPhone.

De fait, il existe un malentendu sur l’appartenance de l’art. En effet, l’art en général appartiendrait à une certaine catégorie de personnes, soit les artistes professionnels, les génies, les célébrités, les artistes morts et affichés dans les musées.

 

Ce n’est pas la réalité.

À mon avis, c’est une erreur de « noter » l’art et l’idéaliser à ce point. Je ne parle pas dans cet article de l’Art avec un grand A. Je parle de l’art ici avec un petit a. C’est pour valoriser l’art avec a minuscule que cet article fait l’éloge de l’art qui fait du bien.

Danny Gregory (Art Before Breakfast : a Zillion Ways to be more Creative No Matter How Busy You Are) l’exprime très bien :

« L’Art avec un grand A, c’est pour les musées, les critiques et les collectionneurs.

L’art avec un petit a, c’est pour le reste d’entre nous

L’Art avec un grand A est mis en vente, sujet à spéculation, archivé et assuré

L’art avec un petit a n’est pas un produit. C’est un point de vue sur l’existence. C’est un mode de vie.

L’Art avec un grand A est fait par des professionnels et des experts.

L’art avec un petit a se fait par des comptables, des mamans, des ingénieurs, des chômeurs, des fermières à des tables de restaurants, dans des parcs et à la buanderie.

L’Art avec un grand A est un business et une industrie et de la spéculation.

L’art avec un petit a, c’est la passion, l’amour, l’humanité et ce qui a véritablement de la valeur.

L’Art avec un grand A demande des années d’études à l’école des Beaux-Arts, de la souffrance et du sacrifice.

L’art avec un petit a demande un désir et 15 minutes par jour.

Comme moi, tu n’es peut-être pas une Artiste avec un grand A.

Mais je sais que tu peux faire de l’art avec un merveilleux, significatif et expressif petit a. « 

 

De plus, je rappelle que le mot amateur provient du latin « amare » qui veut dire celui ou celle qui aime.

Donc, un amateur est quelqu’un qui aime profondément et sincèrement ce qu’il fait comme activité.

crédit photo: allef vinicius (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un chemin

La créativité est un chemin qui mène au soi authentique. En ce qui me concerne, c’est l’art journal qui m’a permis de faire le voyage dans cette direction.

Ce qui se passe quand je me présente devant la page de mon art Journal, je me mets à l’écoute de quelque chose de mystérieux, au-delà de mon mental et ses idées préconçues.

En effet, me laisser aller dans le processus où je n’ai aucune idée du résultat final est parfois inconfortable. Pourtant, c’est là que naît un langage poétique et symbolique qui m’est particulier. Sur ces pages, c’est une autre moi-même que je rencontre. Je lui fais de la place.

 

L’art qui fait du bien, c’est une histoire d’amour avec l’inconnu

En fait, ce qui est nécessaire, c’est de se donner ce temps et cet espace pour découvrir ce que l’inconnu, le mystère nous offre. Évidemment, on peut être souvent paralysé par l’angoisse de la feuille blanche et vivre des peurs par rapport à ce qui peut en ressortir.

Et si c’était la curiosité et l’ouverture qui nous guidaient à la place des peurs ?

De plus, on pourrait découvrir que cet inconnu est un être séduisant au fond et qu’il veut nous amener à découvrir de nouveaux horizons.

Qui sait… cela pourrait déboucher sur une relation à long terme. C’est une bonne raison de faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

crédit photo: david clode (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un pont

J’aime le symbole du pont, car il permet de relier les rives qui sont séparées, opposées ou contradictoires.

En effet, notre mental linéaire voit les choses en noir et blanc. En tout ou rien. Il faut choisir ! dit-il. C’est une manière de voir le monde qui est binaire et qui manque de complexité et de nuance. C’est pourquoi l’esprit humain a aussi inventé le pont, les compromis et les nuances de la couleur grise.

Pourtant, il existe une manière de les lier ensemble, malgré leur différence et de maintenir une tension entre les deux ou même mieux un équilibre.

Établir un pont entre ses émotions et ses pensées permet de ne négliger ni l’une ni l’autre.

Faire un pont entre son passé et son futur permet aussi de se visualiser sur un chemin d’apprentissage et de découverte. L’esprit sage ne pourrait les séparer l’un de l’autre.

En particulier, les Chinois ont cette notion de yin et de yang, qui ne vont pas l’un sans l’autre. L’aspect réceptif dansant avec l’aspect actif de l’existence.

Ces dualités nous rappellent que l’art est un pont entre le monde intérieur et le monde extérieur, c’est pourquoi il est si précieux.

Finalement, lorsqu’on s’engage dans une pratique créative qui nous fait du bien, on se permet d’être soi-même le pont entre les rives de notre vie. C’est pour cela que ça fait tant de bien.

Si tu veux en savoir plus sur les éléments pour passer à l’action, je te recommande l’article de blogue suivant:

Les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien

L’art qui fait du bien, c’est une relation

Dans le même ordre d’idée, l’art qui fait du bien établit une communication ludique entre nos aspects polarisés. Par exemple, il y a une partie de moi qui désire créer. En réponse s’élève la partie de moi qui ne veut pas que je crée. Le fait de créer est une constante interaction entre les deux parties de moi.

En effet, notre corps parle à notre tête. Notre cœur parle à notre mental. Notre âme parle à notre égo. Pour expérimenter une vie saine et riche, les relations entre les différentes parties de soi sont importantes.

Comment est-ce que nous entrons en relation avec notre créativité et nos créations ? Est-ce que nous passons du temps souvent avec elles ? Ne les jugeons-nous pas assez « bonnes » ? Ou trop étranges ?

Passons-nous assez de temps avec elles, ou bien sommes-nous si occupés que cela devient la dernière de nos priorités ?

En fait, la relation à sa créativité se développe avec le temps, avec le temps que nous lui consacrons.

Plus nous passons du temps à créer et plus notre mieux-être se dépose et s’approfondit.

crédit photo: supriya (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est la réappropriation d’un langage à soi

Premièrement, la créativité c’est une qualité de naissance. Tu es en vie, donc tu es créative.

La vie dont tu fais l’expérience est unique, parce que toi seule l’as créée jour après jour.

De plus, lorsque tu t’inspires d’un artiste, tu offres de la place à ton expression unique. Il n’y a personne qui peut faire exactement la même chose comme toi.

Lorsque j’ai commencé à créer avec les arts visuels, je n’avais pas confiance en moi alors je suivais des exercices issus de manuels d’art. Parfois, il m’arrivait de copier une illustration que j’aimais.

Bien sûr, je me disais constamment que je n’étais pas une vraie artiste, mais c’est naturel de copier au départ… et ensuite de laisser notre propre voie tracer la suite. À cet égard, je recommande le livre d’Austin Kleon « voler comme un artiste ». Il recommande « d’emprunter » allègrement le style d’artistes admirés et de ne pas oublier de les citer comme influenceurs.

Lorsque j’ai développé ma propre imagerie avec l’Art Journal, j’ai découvert qu’il était un miroir de mon être, de mes aspirations, de mes rêves, mais aussi de mes peurs.

Peu à peu, j’ai cessé de vouloir créer comme les experts et j’ai embrassé ce qui émergeait… et parfois je trouvais cela intéressant et même beau. En fait, j’apprivoisais tranquillement mon expression et je l’accueillais avec bienveillance.

Mon expression créative est un reflet visible de mon être profond ou « soi authentique ».

Finalement, je me suis reconnu dans ma créativité sans me juger. C’est pour cela que je fais aujourd’hui l’éloge de l’art qui fait du bien.

C’est aussi cela le cadeau offert par ta créativité en action.

D’ailleurs, tu peux télécharger ici ton cahier d’exercices GRATUIT pour booster ta créativité:

 

crédit photo: noah buscher (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est une connexion avec l’enfant intérieure

On le sait, nos vies d’adultes occupés, responsables et rivés sur nos écrans nous ont rendus trop sérieux.

Nous oublions que le jeu et l’amusement nous donnent des couleurs aux joues et nous régénèrent en profondeur.

Le psychologue Winnicott disait « le jeu c’est sérieux ».

En effet, cette capacité à jouer est symbolisée par l’archétype de l’enfant intérieur. L’enfant joue pour apprendre, pour se frotter au monde autour de lui et l’apprivoiser. L’enfant joue avec l’autre aussi pour créer un lien et du partage.

De plus, une enfant en santé exprime ses émotions avec force, puis les laisse aller. L’enfant n’est pas encore engluée dans une liste de choses à faire que son mental lui répète… Elle vit l’instant présent avec curiosité et dépense beaucoup d’énergie à apprendre pleine de choses.

L’enfant intérieure, c’est aussi la capacité à s’émerveiller, à découvrir, à essayer, à s’amuser, à s’exciter de plein d’univers imaginaires. En tant qu’adultes, nous avons vraiment besoin de cette enfant intérieure.

C’est pour cela que la créativité vue comme un jeu d’enfant fait tellement de bien et stimule l’élan vital en nous.

 

L’art qui fait du bien c’est une voix au-delà des mots

Une image veut dire mille mots.

En une fraction de seconde, le cerveau reçoit et comprend l’information visuelle et son sens. Nul besoin de parler ou de lire pour cela.

En fait, nous avons un cerveau (situé dans le cortex préfrontal) qui est logique, structuré et linéaire. Étant donné que nous avons appris le langage parlé et écrit, c’est un des canaux de communication que nous utilisons le plus pour nous exprimer. La réception des informations extérieures passe souvent par le langage, mais ce n’est pas absolument nécessaire.

Bien des personnes ne sont pas si à l’aise pour s’exprimer authentiquement par les mots. Par exemple, les jeunes enfants qui n’ont pas encore développé leur langage.

(Je ne suis pas en train de dire que l’écriture n’est pas un outil formidable pour s’exprimer)

crédit photo: sarah brown (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est se donner la permission

Créer, ça fait du bien tellement à tous les niveaux. Mais la première étape, c’est de s’offrir la permission de créer.

Néanmoins, c’est incroyable toutes les raisons que j’entends de la part des personnes qui veulent créer et qui ne le font pas. Pourquoi est-ce si difficile de passer à l’action, même en sachant les bienfaits que cela nous apporte ?

Est-ce que c’est parce que nous vivons encore avec des principes rigides judéo-chrétiens qui nous enjoignent de travailler dur et de pas trop nous amuser ?

Est-ce à cause du préjugé tenace qu’être créatif ou artistique est forcément lié à la précarité financière ?

Je n’ai pas une réponse claire, mais je sais que si je ne crée pas je passe à côté de quelque chose de précieux et vital.

Donne-toi cette permission.

C’est ainsi que tu apprendras à suivre aussi tes désirs et tes élans et te donner la permission.

Tu apprendras à te faire confiance aussi et à prendre soin de toi en faisant ce qui te fait du bien.

Donne-toi cette permission. Personne ne peut te la donner sinon toi-même.

Tu te rendras un grand service 😊

Et voilà, c’était mon article pour faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

Merci d’avoir poursuivi ta lecture avec moi 😊

 

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Si tu veux en savoir plus sur mes ateliers et programme :

Tu es aussi invitée à joindre notre groupe Facebook où tu peux partager tes créations dans un cadre bienveillant.

à bientôt 🙂

 

Références

Art Before Breakfast : A Zillion Ways to be More Creative No Matter How Busy You Are de Danny Gregory

Voler comme un artiste d’Austin Kleon

CE QUE L’ART JOURNAL SIGNIFIE POUR MOI

CE QUE L’ART JOURNAL SIGNIFIE POUR MOI

 

D’abord, tu as dû remarquer que ma forme que j’ai choisi pour ma pratique créative est l’art journal.

Il y a tellement de manière d’exprimer ce que l’art journal signifie pour moi.

L’art-journal est un journal artistique où je mélange la peinture, le dessin, le collage et l’écriture. Il s’agit d’une forme très libre d’expression où je privilégie les symboles et l’accumulation de couches, ce qui crée un effet de mystère et de profondeur.

 

Mes débuts

Depuis mon adolescence, j’avais toujours écrit dans un journal intime. En effet, l’écriture me permettait de décharger mes émotions et de mettre en ordre mes pensées. À l’époque, je n’utilisais que les mots.

Puis, en 2011 j’ai décidé de changer de carrière pour le métier d’art-thérapeute. J’étais persuadée que l’expression artistique (visuelle surtout) avait un puissant pouvoir thérapeutique.

De plus, je ressentais l’appel de travailler avec les gens. C’est ainsi que je me suis lancée dans un retour aux études pour apprendre l’art-thérapie à l’université.

Ensuite, en 2012-13 j’ai complété un certificat en arts plastiques comme prérequis à la maîtrise en art-thérapie.

Il se trouve que j’ai adoré.

Au contraire de l’écriture, l’expression visuelle me permettait d’être une débutante.

Également, cela me sortait de mon mental et ses exigences.

Ce qui m’a plu, c’est l’incroyable joie que je ressentais à créer des images et d’explorer les matériaux et d’essayer de nouvelles choses.

En plus, je ressentais une incroyable liberté et beaucoup de plaisir à créer. Je travaillais pendant des heures, avec passion et j’oubliais le temps passer.

Finalement, la découverte des images m’a permis d’être une débutante. Et c’est ce qui a remis beaucoup de dynamisme dans ma créativité.

Crédit photo: flow créatif

Le journal « visuel »

Naturellement, je me suis tournée vers une expression visuelle dans mon journal personnel. C’est ainsi que j’ai découvert l’Art journal sur YouTube et dans des livres.

En effet, je regardais les journaux artistiques des autres et je voulais faire comme elles. Ensuite, j’ai dévoré tous les livres de la bibliothèque sur le sujet que j’ai pu trouver.

Par conséquent, je me suis lancé dans la création avec curiosité. J’ai exploré plein de matériaux, de formats, de styles. D’ailleurs, j’ai « raté » beaucoup de pages et compris que cela faisait partie du processus.

À la longue, l’écriture a diminué beaucoup dans ces journaux. Je l’utilise peu et ce sont les images et les couleurs qui prennent plus de place.

C’est pourquoi le journal est devenu bien plus que tout cela…

Voici ce que l’Art journal signifie pour moi :

L’Art Journal est l’espace où je me dépose.

En effet, Je m’y dépose librement, avec créativité.

C’est un espace pour me reposer, pour m’exprimer, pour explorer, trouver des solutions et surtout c’est un espace qui me fait du bien, car il me rend heureuse.

C’est un espace où je suis vivante.

De plus, c’est un grand bonheur que d’offrir des ateliers d’Art Journal à autrui. Pour moi, il ne s’agit pas un cours d’art.

Dans ces ateliers, l’aspect symbolique et intuitif est plus important que la technique ou de réussir quelque chose de « beau ». Nul Art Journal ne ressemble à un autre.

Il se trouve qu’à mes yeux c’est merveilleux. C’est réellement l’expression la plus originale de ce que nous voulons bien y déposer.

Finalement, cela se développe avec la pratique.

Crédit photo: flow créatif

L’Art journal est un contenant sécuritaire.

De fait, il contient ce que j’y dépose avec authenticité. C’est un espace chaleureux et sûr où je peux déposer mes fardeaux et mes charges émotionnelles.

Aussi, c’est une source à laquelle je peux me nourrir et me régénérer.

C’est un lieu de connaissance, de découverte et de mystère.

Enfin, l’Art journal contient l’expression de quelque chose que je ne sais pas encore dire avec des mots.

L’Art journal est un cadeau

Il y a plusieurs manières de représenter ce que l’art journal signifie pour moi. C’est un cadeau pour moi.

En effet, c’est un présent que je m’offre : du temps pour être tranquille avec moi-même et un espace pour cultiver le bien-être.

Également, il me donne la permission de jouer, d’explorer les formes et les couleurs, de laisser les mots émerger et de me laisser surprendre par ce qui apparaît quand je n’essaie pas de contrôler le résultat.

L’Art journal est un processus.

Sur ses pages, je ne tente pas d’atteindre un résultat et je me libère des exigences et du perfectionnisme de réussir quelque chose.

Alors, cela me procure beaucoup d’apaisement et d’acceptation de ce qui émerge sur les pages.

Oui, le résultat est imparfait et imprévisible, mais c’est cela précisément qui enrichit ma vie.

Voic un exemple de processus sur la page avec cette vidéo. Lorsque je commence une page, je ne sais pas ce qu’elle va donner comme résultat final.

L’Art journal est un terrain de jeu.

En effet, je peux jouer comme je veux et essayer différents matériaux selon mon envie. Je peux découvrir de nouvelles techniques et renouveler le flot de l’inspiration constamment.

Ce qui fait que, j’apprends, je joue… je réinvente et constamment comme un enfant je grandis.

L’Art Journal est une méditation

Il y a tellement de manière d’exprimer ce que l’art journal signifie pour moi. Pour moi, c’est une méditation en mouvement qui va au-delà du langage mental. Puis, mes mains créent quelque chose qui vient de l’imagination et du monde mystérieux de la créativité.

C’est un dialogue. C’est une danse.

Aussi, c’est une introspection profonde en image qui se manifeste sur les pages.

Ensuite, le bavardage mental et les inquiétudes se taisent, laissant le corps et le cœur bouger dans un espace de paix, d’harmonie et de fluidité.

Bref, le moment passé à créer dans l’art-journal (ou ailleurs) permet de décrocher réellement du « hamster » mental ce qui a pour effet de réduire mon stress et mon anxiété.

L’Art Journal est un sanctuaire

C’est un espace sacré où je me sens en sécurité. Où le jugement n’a pas sa place.

C’est un espace où je suis libre des règles, des conventions et de la performance. C’est pourquoi je peux être moi-même sans crainte et me donner le droit d’être une débutante, une amatrice.

Je peux aussi oser exprimer ce qui demande à être exprimé sans crainte.

L’Art journal est un dialogue

C’est un pont qui connecte ma vie extérieure avec mon monde intérieur. Le conscient avec l’inconscient.

C’est un pont qui connecte le corps, le cœur et l’esprit. Il connecte mes mots, mes images, mes sens et mon imagination. L’art permet de relier tous ces aspects de moi et de les faire dialoguer ensemble dans un chœur uni.

L’art journal est un sentier vers le moi authentique. C’est un chemin pour mieux me connaitre et embrasser les différentes facettes de ce que je suis authentiquement.

L’Art Journal est une pratique.

En fait, ce qui compte c’est de le faire souvent.

C’est-à-dire, d’être présente et de voir ce qui se passe si je pratique jour après jour, humblement, sans agenda.

Surtout, cette pratique est à la fois créative et spirituelle, ce qui me permet d’aller plus profondément dans le processus. C’est ainsi que je raffine ma perception et ma pratique.

Enfin, les avantages ne se trouvent pas dans le résultat, mais dans l’apprentissage, la sagesse, la connexion avec moi-même et avec la croissance intérieure.

L’Art Journal est une médecine pour le cœur, le corps et l’âme.

Finalement, la pratique régulière de n’importe quelle modalité artistique nous conduira à développer une intimité créative avec nous-mêmes.

En plus, c’est un espace pour notre expression authentique et aussi, une place pour déposer nos émotions. L’art journal est un espace pour bouger et transformer ce qui est plus difficile, dans une alchimie artistique.

Non seulement, l’art journal est un outil thérapeutique, mais en plus, nous devenons autonomes avec sa pratique régulière. Aussi, nous créons une intimité avec nous-mêmes.

Par conséquent, l’art journal nous donne ce que nous y investissons comme temps. C’est un reflet de notre capacité à nous offrir ce temps juste pour nous.

Conclusion

Pour terminer, la pratique créative est un chemin qui mène au soi authentique. L’Art journal est le format artistique qui m’a permis de faire ce voyage.

Lorsque je me présente devant la page de mon Journal, je m’incline devant quelque chose de mystérieux qui est à l’œuvre au-delà de ma volonté.

Ainsi, j’écoute une voix intérieure qui me guide et m’inspire à voir et sentir les choses autrement.

Me laisser aller dans le processus où je n’ai aucune idée du résultat final est parfois inconfortable, mais c’est là où naît un langage poétique et symbolique qui m’est propre.

Sur ces pages, c’est un moi authentique que je rencontre et à qui je fais de la place.

J’espère que cet article t’a donné le goût de commencer un journal artistique comme cadeau à te faire.

Programme en personne à Montréal

Je suis heureuse de t’annoncer que je vais guider un programme en personne « Se soigner par les arts ». C’est une démarche en groupe qui permet à chacun d’explorer différentes modalités artistiques et de se soigner par les arts.

Si tu veux en savoir plus sur ce programme qui commence le 16 septembre à Montréal:

 

J’ai écrit plusieurs articles de blogue sur l’art journal et les informations pratiques pour commencer :

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART JOURNAL

MATÉRIEL POUR DÉMARRER L’ART JOURNAL

RELÂCHER LE TROP PLEIN AVEC L’ART JOURNAL

 

Tu peux aussi voir de nombreux vidéos sur YouTube (et t’abonner si tu veux en voir régulièrement)

Tu peux également me trouver sur Facebook et Instagram 

Merci de me lire!

à bientôt 🙂

 

SE SOIGNER PAR LES ARTS

Se soigner par les arts.

Prendre soin de soi.

Mieux-être.

Retour à la santé.

Guérison.

Une guérison de l’esprit, une guérison du cœur, une guérison intérieure, pas forcément physique, mais globale.

Dans l’ensemble, ce sont des termes qui attirent l’attention, car beaucoup de personnes vivent des difficultés dans leur vie. Et elles ont aussi besoin d’être accompagnées et aidées.

Avant tout, il y a un besoin de soin et de guérison.

Il existe beaucoup de détresse psychologique, avec la performance, le stress et la fatigue. À cela s’ajoutent les problèmes de santé et la peur du futur.

Et surtout, des idées erronées sur nous-mêmes qui entravent la paix et de joie.

Une piste de solution réside dans le pouvoir des arts et de la créativité.

LES ARTS SOIGNENT DEPUIS LA PRÉHISTOIRE

Avant que les termes psychologie ou science existent, les tribus traditionnelles exprimaient leurs craintes et leur souffrance en chantant, en sculptant, en dansant, avec des rituels et avec le soutien de leur tribu.

En effet, lorsqu’il y avait de la maladie, des morts, une catastrophe, la tribu se retrouvait autour du chamane et ils faisaient différentes cérémonies. Ils utilisaient la danse, les chants, les costumes, ils se maquillaient et participaient dans un rituel collectif rempli de créativité pour conjurer le mal, ou la souffrance.

Dans ce temps-là, l’art n’était pas vendu dans les galeries pour une élite, mais partagé et vécu par tous.

Par ailleurs, les gens peignaient dans les grottes leurs visions, leurs tribus, la fertilité et leurs dieux et déesses. Les arts n’étaient pas séparés de la religion ni de la guérison et l’humanité se soignait par les arts.

Pour nos ancêtres, c’était une manière naturelle de trouver du sens à leur existence et de soigner ce qui était souffrant ou difficile à accepter.

Nous ne sommes pas différents.

En fait, nous nous trouvons à une époque où il est important pour chacun de retrouver son moi authentique, son intuition, sa vérité intérieure, son essence…

La « guérison » ne consiste pas à effacer les expériences et la souffrance du passé, mais à laisser émerger un moi renouvelé, vivant, ouvert et plus authentique.

Crédit photo: Simon Zhu

LES ARTS COMME MÉDECINE

N’as-tu jamais écouté un album de musique pour te réconforter ?

Avoir lu un poème qui a apaisé ta peine d’amour ? As-tu dansé avec tes amis et oublié que tu avais mal quelque part ?

As-tu déjà fait de la peinture et constaté que tu étais bien moins stressée ensuite ?

C’est la puissance de guérison des arts. 

Shaun McNiff est un art-thérapeute qui a écrit plusieurs livres inspirants sur la puissance curative des arts et de l’imagination.

Pour lui, l’acte créatif est un remède pour l’âme et possède la capacité de guérison pour la personne qui s’engage dans cette activité artistique. De plus, il considère que la guérison par les arts passe par la libération de l’esprit créatif de la personne.

En d’autres termes, une pratique créative apporte ce retour à la santé à l’équilibre et au mieux-être.

Ensuite, ce n’est pas seulement à travers les arts visuels que ça se passe. La personne peut aussi trouver son expression authentique par la musique, l’écriture, le théâtre, la photographie ou toute autre modalité…

Tout ce qui est expressif et amène la personne dans son propre processus créatif apporte du baume au cœur et un mieux-être profond.

« L’art comme médecine » (art as medicine)

Premièrement, McNiff considère la thérapie par l’art comme un processus par lequel l’âme (l’essence profonde de la personne) se révèle à l’individu qui s’y adonne.

Ensuite, il note que si l’art-thérapie peut être un processus solitaire, une approche en groupe favorise les liens et devient un support pour la croissance de chacun.

« L’art guérit »

(Art heals: how creativity cures the soul)

Dans la même veine que son livre précédent McNiff dit : « si nous pouvons libérer le processus créatif dans nos vies, il trouvera toujours le chemin vers ce qui a besoin d’être transformé et guéri.

Ainsi, le défi consiste donc d’abord à libérer notre créativité, pour ensuite la maintenir processus intentionnel vers notre santé et guérison. »

Ce qui veut dire que s’engager dans le processus créatif régulièrement se dirige naturellement vers les zones souffrantes et qu’il est nécessaire de rester le plus consciente de cela. C’est là que chacun peut se soigner par les arts.

ALLIANCE ENTRE L’ARTISTE ET LA THÉRAPEUTE

Dans le livre « Healing with the arts, a program to heal yourself and your community » par Mary Rockwood Lane et Mike Samuels, est présenté un programme pour utiliser la force des arts pour se guérir, pour soigner ce qui a besoin d’être soigné.

De plus, ce processus passe par une alliance entre deux forces complémentaires (ou archétypes) en soi : l’artiste et le soignant (ou le guérisseur, le thérapeute, la chamane). Ainsi, toutes les ressources nécessaires à ce chemin intérieur seront en place.

L’artiste intérieure

L’artiste est la partie de toi qui est curieuse, inventive, imaginative.

Elle se met à l’écoute du processus créateur et lui fait confiance.

Tout d’abord, j’aime beaucoup l’idée que nous possédons en nous la connaissance et les ressources pour nous soigner. À notre époque, nous allons chercher de l’aide chez des professionnels, des spécialistes, des experts pour nous dire quoi faire dans de multiples domaines.

Donc, activer l’artiste intérieur te permettra de puiser à même sa puissante imagination unique.

Ton artiste intérieur est un merveilleux guide pour t’amener là où tu ne t’y attends pas. Il va t’aider à créer une vie qui te ressemble et qui émane de ton moi authentique (ta force créative).

Il y a un atelier « Active l’artiste intérieur » qui aura lieu le 9 septembre, pour donner un aperçu du programme « se soigner par les arts ».

La « thérapeute » intérieure

Une bonne thérapeute sait qu’elle ne va guérir personne, mais qu’elle va plutôt accompagner la personne à activer ses ressources, sa résilience, ses capacités d’adaptation et de transformation.

De plus, l’aidante a cette capacité de prendre soin d’écouter, d’accepter les émotions plus difficiles et de trouver le chemin du retour à l’équilibre.

Elle considère la « guérison » comme un cheminement continu et holistique.

La rencontre entre ces deux archétypes l’artiste et la « guérisseuse » te permettra d’aborder tout acte créatif avec une intention d’explorer ce processus créatif qui fait tellement de bien et de soin à l’âme.

Si tu veux en savoir plus sur le programme « se soigner par les arts »:

SE SOIGNER AVEC LES ARTS VISUELS

Les arts visuels (peinture, dessin, collage, argile etc.) sont les médiums de base que j’utilise en art-thérapie et en accompagnement créatif.

Par contre, je dois souvent expliquer que l’objectif de la création n’est pas un résultat esthétique, mais une démarche intérieure.

Alors que les artistes et les milieux culturels ont tendance à se concentrer sur le résultat esthétique des œuvres d’art, l’art-thérapie et l’art comme outils de transformation se concentrent sur le vécu intérieur de la personne.

Finalement, le but de toute création est le soin et l’expression du moi authentique.

Cette idée est nouvelle pour plusieurs personnes, mais d’autres créatives et artistes dans l’âme le savent depuis longtemps : quand elles créent, elles se sentent mieux après. C’est ainsi qu’on peut se soigner par les arts.

Les effets de l’art-thérapie

Tout d’abord, Cathy Malchiodi (art-thérapeute et auteure), considère que l’art-thérapie est « fondée sur l’idée que le processus créatif guérit et améliore la qualité de vie, et qu’il s’agit d’une forme de communication puissante.

L’action de créer stimule la croissance personnelle, l’expression de soi, le mieux-être émotionnel, la résolution des conflits et la transformation intérieure. »

Selon Malchiodi, la guérison par l’art est bénéfique à plusieurs égards :

  • La création visuelle permet d’exprimer des choses que nous ne pouvons pas exprimer avec des mots.
  • Les arts visuels permettent de libérer les émotions.
  • Le fait de créer régulièrement augmente l’estime de soi
  • Ce processus thérapeutique crée du sens et provient directement de nos sentiments et de notre imagination.
  • Notre créativité nous permet de mieux nous connaître
  • S’engager dans une action créative développe la recherche de solutions
  • Les arts visuels sont facilement accessibles à tous
  • Plusieurs arts visuels ont prouvé qu’ils aidaient à réduire l’anxiété et le stress.

À ce sujet, le mieux-être par les arts fonctionne avec n’importe quel médium ; dessin, aquarelles, peinture, collage, argile et autres.

Crédit photo: Diogo Nunes

Le journal artistique médias mixte

Pour ma part, j’utilise le journal artistique pour ma pratique créative et mon processus personnel de soin. Dans ce type de journal, le dessin, la peinture, le collage et l’écriture sont mélangés.

En fait, c’est une forme d’art que j’apprécie, car je peux y mettre ce que je veux en combinant les différents médiums dans un petit format.

 Si tu veux en savoir plus sur l’art journal:

SE SOIGNER AVEC L’IMAGERIE GUIDÉE

Dans les rituels et les cérémonies de guérison, les images de rêves, les archétypes et les visions sont utilisés depuis des siècles.

Autrefois, Aristote et Hippocrate croyaient que le pouvoir des images pouvait avoir un effet positif sur le cœur et le corps.

Aujourd’hui, les recherches sur l’imagerie guidée (et l’hypnose) démontrent qu’ils avaient une bonne intuition.

À cet égard, l’imagerie guidée consiste à fermer les yeux et à écouter la voix de quelqu’un qui décrit une scène, comme la description d’un film. Ton imagination et tous tes sens se mettent à vivre ce « film ».

En fait, ce n’est pas différent que lorsque tu  t’imagines dans ta chambre, ou bien que tu as un fantasme sexuel qui trotte dans ta tête.

L’imagerie guidée permet de créer du soin et du mieux-être dans la vie de la personne qui l’utilise régulièrement. C’est un outil qui permet de se soigner par les arts, car il donne de l’inspiration immédiate.

Crédit photo: Yoann Boyer

Recherches dans les hôpitaux

Dans les milieux hospitaliers, l’imagerie est répandue avec les patients atteints de cancer pour les aider à se voir avec une santé radieuse et un corps guéri de la maladie.

C’est ainsi que les images positives sont transmises aux systèmes endocrinien, immunitaire et nerveux de leur corps et celui-ci « croit » que c’est vrai et qu’il est bel et bien guéri. Les statistiques démontrent une différence notable de retour à la santé entre les patients qui ont utilisé l’imagerie guidée par rapport à ceux qui ne l’ont pas fait.

Dans le contexte de se soigner par les arts, l’imagerie guidée nous permet de contacter notre artiste intérieure et notre soignante intérieure.

Ainsi, cela permet d’entrer rapidement en nous et contacter ce qui a besoin d’être exprimé et soigné. L’imagerie guidée permet de décrocher de son mental logique et de connecter directement avec le moi authentique.

Dans le processus du programme « se soigner par les arts », l’imagerie guidée est proposée en début de session, juste avant la période de création.

C’est alors que les images intérieures permettent à la personne d’être inspirée juste avant la période de création et d’écriture dans leur journal.

Si tu veux en savoir plus sur ce programme « se soigner par les arts », clique sur l’image:

SE SOIGNER AVEC LA MUSIQUE

La musique est partout. Ce n’est pas surprenant, car elle est un de moyen d’expression le plus ancien de l’humanité. Depuis des siècles, les humains ont utilisé le chant, les mantras, des sons de gorges, des percussions pour des cérémonies et des rituels de guérison etc.

Également, la musique se manifeste sous forme de rythmes, d’énergie et permet de raviver sa mémoire et touche à une grande variété d’émotions.

Les recherches démontrent clairement que la musique peut transformer l’humeur et les émotions qu’elle a un effet positif sur le corps et la psyché.

La musicothérapie

En fait, il existe un soin de santé appelé la musicothérapie, qui utilise la musique pour guérir. Les musicothérapeutes utilisent la musique pour accompagner les patients cancéreux, les enfants malades et autres.

Un des effets prouvé de ces soins par la musique est la diminution de la médication contre la douleur.

De plus, il a été démontré que la musique classique avec enfants qui ont des troubles d’apprentissage les aide à améliorer leurs fonctions cognitives et neurologiques.

En conclusion, tous ces résultats ne sont pas surprenants, car la musique affecte le corps et l’esprit de différentes manières.

Crédit photo: Jefferson Santos

Voici quelques effets positifs de la musicothérapie

  • Diminue le stress et l’anxiété
  • Aide à diminuer la douleur chronique
  • Abaissement de la pression artérielle
  • Relâchement émotionnel
  • Stimule la joie et l’énergie (avec des musiques dynamiques)
  • Renforce le système immunitaire
  • Apaise le système nerveux

Finalement, il n’est pas surprenant que la musique soit un outil important pour rester en bonne santé mentale et physique. La musique est une des manières pour se soigner par les arts.

Voici quelques utilisations de mieux-être par la musique

  • Écouter des albums de musiques
  • Écouter des CD avec des sons de nature
  • Créer et écouter des listes de lectures avec tes musiques favorites. Choisir spécifiquement celles qui t’inspirent de la joie et de l’apaisement.
  • Créer spécialement une liste de musique pour te soigner
  • Joue d’un instrument de musique. Si tu ne sais pas, choisis un instrument simple, comme des maracas, un tambour ou un bol tibétain.
  • Chante tes chansons préférées, va dans un karaoké avec tes amis ou chante des mantras durant ta méditation.
  • Si tu as des notions de composition, compose une musique avec le thème de soin et de mieux-être et pratique-là souvent.
  • Prends une de tes musiques préférées et écris une chanson sur le même air.

SE SOIGNER AVEC L’ÉCRITURE

Tout d’abord, celles qui ont déjà écrit leur journal intime le savent : écrire son vécu sans censure, décharger ses émotions, exprimer sa tristesse ou essayer de faire du sens d’une épreuve. Ainsi, cela peut être apaisé par l’écriture.

De plus, l’utilisation de l’écriture personnelle (pas pour être lue par quelqu’un d’autre) a pour exprimer un vécu difficile ou quelque chose à soigner est puissante.

Également, si une expérience vécue pénible secoue notre quotidien, l’écriture permet de lui donner une place et de l’explorer sur la page. Prendre le temps d’écrire son expérience personnelle est un moyen de respecter, d’affiner et de comprendre cette émotion, cette relation ou cette situation lourde.

En fait, l’utilisation d’un récit dans l’écriture permet aussi de mettre une distance et de transformer la réalité en « autre chose ». C’est le fondement de beaucoup de livres puissants.

De plus, la forme que prend l’écriture est différence pour chacune. Pour certaines, ce seront les pages du matin préconisées par Julia Cameron dans son livre « Libérez votre créativité ».

Pour d’autres de seront des poèmes, des nouvelles, des chansons, slams ou des haikus.

Crédit photo: unsplash

Dans le « nouveau journal créatif » d’Anne-Marie Jobin, sont suggérés différents exercices ludiques d’écriture, comme l’écriture en spirale par exemple. (lien)

De fait, toutes ces formes d’écriture aident à créer des liens entre soi et la partie qui souffre et qui a besoin d’être soignée. Par le processus créatif de l’écrit, quelque chose peut se dénouer et émerger.

L’écriture peut être utilisée comme un outil de mieux-être et de soin. L’écriture est un outil puissant pour se soigner par les arts.

En effet, l’écriture a l’avantage puissant de nous donner une voix. Une voix qui s’exprime avec authenticité et vérité, sans censure. Une voix qui commence à se faire entendre vraiment à travers ce médium.

Et puis, les mots peuvent vraiment nous toucher profondément. Et nous pouvons aller trouver de l’inspiration parmi les auteurs que nous aimons déjà.

Si tu veux en savoir plus sur le programme « se soigner par les arts », clique :

SE SOIGNER AVEC LA DANSE ET LE MOUVEMENT

Pour nos ancêtres, le mouvement et la danse allaient de soi avec les prières et les cérémonies religieuses. La danse servait à animer l’énergie dans les corps, à augmenter la ferveur ou à mettre les danseurs en transe.

De nos jours, la danse sert à bouger sur différentes musiques et à animer le corps avec énergie, rythme ou mélodie. En fait, la danse est universelle et pratiquée dans tous les coins de la planète.

Avec des pratiques plus lentes comme le yoga, l’objectif est d’apporter un équilibre entre le corps et l’esprit.

Bref, avec la danse et le mouvement, il est possible de faire l’expérience de la joie, de la connexion et de l’énergie vitale. L’objectif est de s’ouvrir au moment présent à travers le corps en mouvement et d’y trouver la spontanéité, la présence et le flow.

Également, on peut y ajouter la relation lorsqu’on danse avec un partenaire. Le mouvement permet de stimuler le corps et de sortir de sa tête, de ses soucis et même d’émotions lourdes pour les faire circuler.

Crédit photo: Diego Rosa

La danse va naturellement avec la musique. Mets une de tes musiques préférées et commence à bouger sur la mélodie ou le rythme. Prends le temps d’observer comment cela t’affecte et comment tu te sens dans ton corps.

À notre époque remplie d’écrans, le mouvement et la danse sont plus que jamais essentiels à notre équilibre.

Au fond, la danse n’a pas besoin d’être « apprise ». Regarde les enfants, comment ils bougent naturellement au son de la musique.

Mets-toi une belle musique et laisse-toi aller de tout ton corps pour ressentir les bienfaits immédiats de la danse.

 

INVITATION

Je t’invite au programme de groupe « se soigner par les arts » qui dure 10 semaines. Ce cours utilise la puissance de la créativité (arts visuels, musique, danse, écriture…) pour une guérison/mieux-être de la personne.

Durant ce programme, chaque personne développera son expression créative et ses ressources intérieures. Il n’est nul besoin d’avoir des habiletés en arts pour participer.

Créer de manière intentionnelle dans un objectif de mieux-être est la proposition du programme.

Voici le lien pour avoir les détails et les dates du programme :

 

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou des commentaires, et pour plus d’informations à info@flowcreatif.com

Merci d’être là !

 

RÉFÉRENCES

Art therapy sourcebook de Cathy Malchiodi

Healing with the arts de Michael Samuels & Mary Rockwood Lane.

Art as medecine de Shaun McNiff

Art Heals de Shaun McNiff

Libérez votre créativité de Julia Cameron

Le nouveau journal créatif  d’Anne-Marie Jobin

7 LIVRES POUR RALLUMER TA CRÉATIVITÉ

7 livres pour rallumer ta créativité

Cet été, J’ai passé une partie du mois de juillet à rencontrer des personnes passionnées par la créativité.

C’est un projet qui a été inspiré par le besoin que j’avais d’en parler avec d’autres personnes créatives qui ont placé leur créativité au centre de leur vie professionnelle. J’ai donc fait des entrevues audio et cela va donner un podcast.

C’est ainsi que ma créativité n’est pas là où j’aurais pu l’attendre. Elle me fait des surprises.

En fait, je crois que la « créativité » (la tienne, la nôtre) s’avère plus enrichissante, plus vaste et plus nécessaire à la vie humaine que la petite boîte dans lequel on la place.

Mais aussi, la créativité est une énergie de vitalité. Lorsqu’une personne se trouve profondément en contact avec son élan créatif intrinsèque, celui-ci devient la flamme qui anime toute son existence.

La créativité devient une attitude, une manière de ressentir, de regarder et de vivre.

Je suis toujours à la recherche d’inspiration pour m’aider à me garder curieuse et en forme dans ma pratique créative.

7 LIVRES POUR RALLUMER TA CRÉATIVITÉ

Être engagée dans une pratique créative prend à la fois de l’énergie, mais aussi de l’inspiration.

Les livres que je lis attisent mon feu créateur et m’aident à passer à l’action.

J’ai vraiment l’impression de vivre dans un monde d’abondance! Je suis si reconnaissante de toutes ces personnes qui partagent leurs connaissances et leurs idées avec moi !

Alors je connais beaucoup de livres en anglais, mais je me suis efforcée de te présenter des ouvrages traduits en français, dont certains du Québec et du Canada.

Je te présente donc 7 livres pour rallumer ta créativité

Comme par magie

Elizabeth Gilbert

comme par magie

Un bestseller: « mange prie aime »

Connais-tu « Mange, prie, aime. » bestseller mondial d’une femme en quête de sens?

C’est un livre que j’avais aimé parce que l’auteure partageait ses désarrois et ses doutes avec beaucoup d’authenticité.

Plus tard, Elizabeth Gilbert a animé un TEDtalk sur la créativité. Elle parle de son inspiration comme d’un « génie » en dehors d’elle, ce qui l’aide à ne pas trop s’enfler la tête avec le succès et continuer à écrire. Elle partage comment elle s’est remise à écrire après l’énorme succès de son livre. C’est un excellent Tedtalk, plein de bon sens et d’humour.

Comme par magie

Dans « Comme par magie », elle suggère de choisir une « vie basée plus sur la curiosité que sur la peur ».

En effet, au lieu de se retrouver paralysée par les 1001 peurs qui nous barrent la route, sa suggestion est de regarder le chemin devant nous avec curiosité. La curiosité est une grande qualité qui permet d’essayer les choses et de les explorer plutôt que de les juger et de se bloquer.

Au-delà du processus créatif, c’est un conseil qui peut aussi s’appliquer à toutes les sphères de la vie et des relations.

En plus, Elizabeth Gilbert suggère qu’être créative n’est pas réservé aux artistes professionnels, mais à tous et toutes. Elle raconte plusieurs anecdotes de sa jeunesse lorsqu’elle a décidé de continuer à écrire même si la route vers la publication n’était pas de tout repos et elle le fait avec beaucoup d’humour et de sagesse.

Dans un même ordre d’idée, elle parle de courage, d’émerveillement, de permission, de persévérance et aussi de faire confiance au processus. Bref, la meilleure façon de vivre une vie satisfaisante, c’est de déployer cette créativité issue de l’intérieur et d’avoir le courage de la suivre.

« Comme par magie » est un livre inspirant et positif. Il nous rappelle de trouver du temps dans notre vie pour faire quelque chose que nous aimons vraiment, sans autre raison que cela et bien entendu de nous mettre en action.

J’aime beaucoup l’idée de comparer la créativité à de la magie. La lecture de ce livre rallumera ta créativité.

Le nouveau journal créatif

Anne-Marie Jobin

le nouveau journal créatif

Au Québec, le Journal créatif est une approche bien connue des femmes qui s’intéressent à la créativité comme outil d’introspection et d’expression personnelle. C’est une méthode de développement personnel avec des exercices dans un journal, qui combine le dessin, l’écriture et le collage.

Le journal créatif fut développé par Anne-Marie Jobin, qui est art-thérapeute et auteure de plusieurs livres.

D’après elle, c’est un outil de connexion à soi, d’ancrage dans notre moi profond, qui nous permet de vivre notre quotidien moins étourdi par le tourbillon de l’extérieur.

De plus, le livre présente de multiples exercices et techniques pour s’exercer à la maison dans un simple journal. Il n’est pas nécessaire d’être bon en dessin ou en écriture pour l’utiliser, car c’est l’épanouissement personnel et l’expression de son authenticité qui sont le plus importants.

Sur ce point, ma technique de journal artistique diffère du « Journal créatif » tout simplement parce que je ne donne pas d’exercices spécifique à faire ou de sujet d’écriture et que je privilégie le processus avec les médias mixtes.

Si tu voudrais voir mon art journal en vidéo, clique sur YouTube.

Par ailleurs, j’ai eu le plaisir de faire une entrevue avec Anne-Marie Jobin qui a accepté de répondre à mes questions dans mon podcast. Dans quelques semaines, il devrait sortir pour celles qui sont curieuses de l’écouter.

Partagez comme un artiste

Austin Kleon

Premier livre: volez comme un artiste

Je ne sais pas si tu as déjà vu ce livre au titre-choc : « Vole comme un artiste ».

Austin Kleon sait comme attirer l’attention 😊

D’abord, avec un style irrévérencieux, il suggère d’emprunter et de voler les artistes que l’on admire pour stimuler notre créativité au quotidien !

Évidemment, il rectifie le sens premier du titre! Il conseille d’assumer nos influences en citant nos sources et en remerciant publiquement nos muses et idoles pour leur existence et leur partage.

(Non, il n’encourage pas le plagiat)

partager comme un artiste

Second livre: partager comme un artiste

Dans son second livre « Partagez comme un artiste », il pourfend le mythe de l’artiste solitaire enfermé chez lui.

En fait, il ramène à notre mémoire que beaucoup d’artistes travaillent de manière collaborative pour s’entraider et se motiver mutuellement. C’est ainsi que le livre peut rallumer ta créativité.

Également, Kleon suggère au lecteur de montrer au monde sur quoi il travaille, de partager son processus (allo, Instagram…) et de laisser les autres le « voler » à leur tour 😊

Aussi, il rappelle le sens du mot amateur qui veut dire « avoir de l’amour pour ». Un amateur ne recherche pas la gloire ou la reconnaissance à travers ses créations, mais il aime ce qu’il fait.

De nos jours, il est même possible d’apprendre un art ou une discipline artistique et de partager son cheminement. Les autres voient que tu n’es pas un maître, mais apprécient justement les progrès, la constance, le chemin de ton apprentissage.

Bref, c’est un livre encourageant avec beaucoup de franc-parler et de simplicité.  Kleon suggère de commencer à créer le plus tôt possible et de cesser de se donner des excuses.

Pour exercer ta créativité, tu peux réclamer ton cadeau gratuit (qui t’aidera à créer facilement):

Le réflexe créatif : l’acquérir et l’utiliser au quotidien

par Twyla Tharp

Tout d’abord, le titre de ce livre en anglais est « The Creative Habit: Learn It and Use It for Life ». L’habitude créative, l’apprendre et l’utiliser toute sa vie.

le réflexe créatif

Twyla Tharp est l’un des danseuses et chorégraphes de longue expérience, résidant à New York. À 75 ans, elle a chorégraphié, dansé et produit une multitude de pièces de théâtre et de performances et possède sa propre compagnie depuis plus de 50 ans !!

Dans ce livre (publié en 2006), elle partage sa perspective sur la créativité qui pour elle est une habitude, une conséquence de beaucoup de préparation et d’efforts. C’est un livre avec des réflexions qui peut rallumer ta créativité. Elle réfute l’idée que la créativité serait un don de naissance que seules certaines personnes possèdent.

Voici ses 3 conseils d’une pro pour établir une habitude créative dans son quotidien.

Concevoir un rituel de départ pour ton processus de création.

Elle-même se lève tôt chaque matin et accomplit les mêmes, juste avant de commencer sa routine de création. Elle considère que le pouvoir de la routine est ce qui lui a permis d’être créative depuis plusieurs décennies. Ce rituel matinal n’est pas négociable. Elle l’accomplit, peu importe dans quelle humeur ou quelle condition physique elle se trouve. C’est le rituel qui lui permet de se mettre dans l’état d’esprit créatif.

Utiliser une boîte par projet (mettre toutes ses inspirations dedans) et s’enraciner

À chaque fois qu’elle commence un nouveau projet, Twyla Thar assigne une boîte dédiée à ce projet (genre de Bureau en gros). Elle y dépose tout ce qu’elle trouve comme inspirations. Photos, poèmes, références, objets inspirants, mais aussi des vidéos, livres, etc. Le fait de choisir la boîte en début de projet et d’y écrire le nom représente déjà son engagement.

En plus, cela lui donne l’impression d’être organisée. Elle peut la mettre de côté, mais le nom écrit sur la boîte lui permet de se souvenir de son idée. Quand un projet est terminé, elle range la boîte. C’est son système d’organisation.

Tout le monde est collé sur son ordinateur, sa tablette ou son smartphone. Je trouve inspirant de prendre une boîte bien ordinaire et concrète pour s’organiser.

Toujours terminer en plein milieu d’une tâcher pour recommencer aisément le lendemain.

Twyla Tharp donne l’exemple d’Hemingway qui finissait toujours ses sessions d’écriture au milieu d’une phrase. De cette manière, le lendemain, il recommençait sa prochaine session sans aucune hésitation.

Je n’ai pas testé ce conseil, mais c’est une bonne manière de s’assurer de continuer ce qu’on a commencé. Je crois que c’est une façon de ne pas être confuse quant à la prochaine tâche à accomplir le lendemain et ainsi éviter la procrastination. Quand on ne sait pas trop par où commencer, on peut vraiment perdre beaucoup de temps.

Laissez courir les éléphants : repoussez les limites de votre créativité

par David Usher

Les éléphants c’est notre imagination et notre créativité 😊

laissez courir les éléphants

 

David Usher est un chanteur assez connu. Il est le chanteur principal du groupe canadien MOIST,  auteur et conférencier. Également, il a dirigé une société CloudID Creativity Labs qui affiche un panneau sur lequel est écrit : « Rêvez grand et laissez les éléphants courir ! ».

Premièrement, j’ai choisi ce livre parce que David Usher s’adresse à tous ceux qui sont attirés par la créativité, mais qui répètent qu’ils ne sont pas des artistes. L’auteur nous montre comment relancer notre créativité, que ce soit bureau, à la maison ou dans l’atelier.

Enfant, nous sommes des êtres naturellement très créatifs et inventifs. Mais adultes, nous perdons cette étincelle. Comment retrouver notre processus créatif à l’âge adulte ? Comment donner suite à nos idées et les transformer en résultats concrets ?

De plus, il présente deux principes fondamentaux de la créativité : la liberté et la structure.

En effet, il considère que l’une ne peut aller sans l’autre. À l’aide d’anecdotes vécues, il nous montre que la créativité n’est pas magique, mais qu’elle s’épanouit entre ces deux opposés.

Par ailleurs, pour être plus créatif, on a besoin d’expérimenter librement, mais il est nécessaire de développer de la discipline pour voir nos projets parvenir à maturité.

« Arrêtez de considérer la créativité comme le jackpot que quelqu’un d’autre a gagné à la naissance. » 

Créer le meilleur de soi

Manon Lavoie, coach en créativité et auteure

créer le meilleur de soi

 

Ce livre est écrit par une auteure du Québec. Manon Lavoie a aidé beaucoup de femmes à cultiver une vie riche et inspirée par l’expression de leur créativité au quotidien.

Dans son livre (publié en 2017) Créer le meilleur de soi, elle suggère de créer quelque chose de nos mains sans pression de performance ou perfectionnisme.

Ainsi, son approche est vraiment tournée vers l’intérieur, tout en douceur. Ce n’est pas le résultat final qui compte, mais le fait de se réapproprier son pouvoir personnel et de créer de notre vie pleine de sens et de joie.

En fait, Manon Lavoie suggère d’utiliser l’art pour mieux se déposer en soi et écouter son intuition. C’est une invitation à la bienveillance et surtout la permission de se donner cet espace pour soi.

J’abonde avec sa philosophie de donner de la place à un autre rythme, plus intérieur, plus authentique. De plus, elle fait le parallèle entre le processus créateur sur la page et notre vie au quotidien.

De plus, elle propose plusieurs activités très simples pour commencer à se déposer et à écouter ses besoins profonds.

Créativité : le dessin pour libérer la main et l’esprit

De Cat Bennett

créativité le dessin pour libérer la main et l'esprit

J’apprécie cette auteure pour d’autres livres en anglais qu’elle a écrits sur le développement d’une pratique créative quotidienne. Celui-ci est le seul qui a été traduit en français.

Pour commencer, elle propose des exercices très faciles pour prendre cette habitude de dessiner régulièrement. L’avantage est que tu peux commencer rapidement avec très peu de matériel.

Par ailleurs, à l’aide d’exercices de dessin très faciles, Bennett propose de se reconnecter à cette joie de créer comme un enfant. Aussi, de recontacter cette liberté de créer pour le fun.

Elle propose une série d’exercices pour jouer, pour stimuler sa créativité et nourrir l’imagination. Un petit manuel pratique.

Voici un article pour te donner des idées pour créer : 10 idées créatives pour relaxer en 10 minutes

Quelques questions pour toi

  • Quels sont les livres (tout genre confondu) qui t’inspirent?
  • Cite 3 auteurs qui t’ont donné du feu et de l’enthousiasme ?
  • Dans le passé, quelles sont les  trois femmes qui t’ont donné du courage ?
  • Y a-t-il 3 artistes qui t’ont donné envie de créer quelque chose là tout de suite ?
  • Quelles sont les 3 amies dont l’exemple t’a inspiré à commencer une nouvelle chose alors que tu avais peur ?

Je te remercie de me lire. Tu peux aussi me retrouver sur Facebook, Instagram ou YouTube. J’y poste des photos, des vidéos et également j’annonce régulièrement mes activités en personne et en ligne.

Pour rallumer ta créativité, tu peux réclamer ton cadeau gratuit:

Au plaisir,

 

Alice

 

RÉFÉRENCES

COMME PAR MAGIE d’Elizabeth Gilbert

LE NOUVEAU JOURNAL CRÉATIF de Anne Marie Jobin

PARTAGE COMME UN ARTISTE de Austin Kleon

LE RÉFLEXE CRÉATIF de Twyla Tharp

LAISSE COURIR LES ÉLÉPHANTS de David Usher

CRÉER LE MEILLEUR DE SOI de Manon Lavoie

CRÉATIVITÉ : LE DESSIN POUR LIBÉRER LA MAIN ET L’ESPRIT de Cat Bennett

 

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Aujourd’hui, je voulais te partager la petite histoire de ma pratique créative.

Ma présence sur internet et les réseaux sociaux se passe à travers des images de mes journaux artistiques. Je publie également de l’inspiration positive pour encourager les femmes à développer leur créativité comme chemin d’épanouissement personnel.

Qui suis-je exactement ?

Je m’appelle Alice Albertini et je suis la créatrice de Flow Créatif.

Comment est-ce que j’en suis arrivée à ouvrir une entreprise créative à partager avec toi ?

Quand on rencontre quelqu’un, on lui demande généralement ce qu’elle fait dans la vie.

Alors qu’est-ce que je fais ?

Je suis une guide créative, j’aide les femmes à s’épanouir à travers leur créativité, qui est une métaphore pour leur élan vital et leur joie de vivre.

En fait, la créativité s’avère être LA capacité pour créer une vie qui leur ressemble.

Bref, pour devenir plus allumée, plus passionnée, plus puissante, il est nécessaire de « muscler » ta créativité.

En fait, c’est ce dont je suis persuadée et c’est ce que je cultive pour moi-même.

Je sais que ma créativité est l’énergie de réinvention de mon existence.

Lorsque le courant de la créativité s’écoule, qu’elle est dans le flow créatif, cela devient une véritable aventure de mettre au monde sa propre vie.

Je m’adresse à celles qui veulent s’épanouir comme artistes, comme artisanes, mais aussi celles qui veulent simplement créer quelque chose de leur main.

Celles qui savent au fond de leurs tripes que créer fait du bien et apporte du mieux-être et de la sérénité.

Cela fait quelques années que je développe mon style artistique avec l’art journal. Je me considère une artiste amateur… qui aime créer, mais qui n’a aucune intention d’en faire la vente. Justement parce que cela mettrait une pression que je ne recherche pas.

Également, je suis art-thérapeute M.A certifiée. Cela signifie que tous les contenus dont je parle autour du mieux-être et de la psychologie s’appuient sur des recherches scientifiques et de références pertinentes.

COMMENT J’AI GRANDI AVEC LA CRÉATIVITÉ

L’histoire de ma pratique créative n’a pas eu de débuts glorieux.

Quand j’étais enfant, je n’étais pas sociable et j’étais toujours dans un coin avec un livre.

Mon imagination était très développée. J’étais ce qu’on appelle une rêveuse.

En fait, je préférais amplement vivre dans mon imagination que dans la réalité. J’ai lu vraiment beaucoup de livres. Cela a développé mon imagination et mon intellect aussi était très aiguisé.

Par contre, je n’étais pas bonne en musique (j’ai pris un cours de guitare que j’ai détesté) ni en danse et à cette époque je n’étais pas attirée par les arts visuels.

J’avais toujours écrit dans des journaux intimes depuis mon adolescence et l’écriture occupait une place importante. L’écriture faisait office d’amie à qui parler, de confidente.

De plus, j’avais l’ambition d’écrire des romans (fantastiques) et des scénarios de films. Le journal était l’endroit où je déchargeais mes émotions et où j’exprimais ce que je n’exprimais pas aux autres personnes, à l’extérieur.

Cela me faisait du bien.

Parfois, je relis ces vieux journaux que j’ai gardés… et c’est plutôt tourmenté et triste.

J’avais beaucoup de rêves, mais je me débattais avec une faible estime personnelle et des périodes de dépression.

Pourtant, je savais que toute la créativité et l’imagination qui m’habitaient étaient uniques et me poussaient vers un métier créatif.

Ensuite, je me suis tournée vers le cinéma qui me faisait rêver. J’ai étudié en audiovisuel. Puis, j’ai exercé le métier de monteuse vidéo pour la télévision pendant des années.

Ce n’était pas exactement comme je le rêvais, mais je me trouvais quand même dans un environnement créatif. Parfois, je croisais des réalisateurs ou des célébrités dans les coulisses.

DES BLOCAGES À MA CRÉATIVITÉ

Pendant ce temps, mes désirs d’écriture de roman se heurtaient constamment à des blocages et de la frustration.

C’était un processus angoissant et souffrant d’écrire quoi que ce soit. Beaucoup de rêves me passaient par la tête, mais je ne passais pas assez à l’action pour qu’un projet de livre ne prenne forme.

Je ne me suis jamais rendue à un manuscrit terminé. Je changeais souvent d’avis (trop d’idées) et je ne faisais que me critiquer. L’histoire de ma pratique créative se passait sous le signe des blocages et de la frustration.

Parfois, j’avais des montées d’inspiration et je me mettais à écrire, mais le lendemain mon critique intérieur (Julia Cameron l’appelle le censeur) trouvait cela trop chaotique et le flot de créativité se rétrécissait et s’asséchait aussitôt. Le sabotage de ma créativité était également dû à mon perfectionnisme.

Tu peux lire mon article sur le perfectionnisme ici.

À un moment donné, la lecture de son fameux livre « Libérez votre créativité » m’a fait prendre conscience que la créativité était quelque chose qui était très important. Ce n’était pas seulement réservé aux « artistes », mais tout le monde possédait ce pouvoir en elle et donc la capacité de le développer.

Jusque-là, je lisais des livres d’auteurs que j’admirais. Je regardais des films ou écoutais de la musique par des artistes qui m’enrichissaient. Je ne me voyais pas comme quelqu’un qui peut mettre sa créativité au centre de sa propre vie.

Il est arrivé un moment où au lieu de recevoir la créativité des autres seulement, il est devenu nécessaire pour moi de créer à ma façon.

 

MON CRITIQUE INTÉRIEUR

Il y avait à l’intérieur de moi une partie (mentale) contrôlante qui voulait utiliser la créativité et l’art pour être plus productive.

En plus, l’ambition, le désir de « réussir » me poussait à « vivre de ma créativité », de l’art, c’est-à-dire d’en faire mon métier.

Ce qui fait que la pression sociale était très forte. Les préjugés sur les artistes et les créatifs qui sont pauvres et précaires (mais passionnés) étaient tenaces autour de moi et je les ai crues.

En fait, mon mental ne comprenait pas que ma créativité avait besoin d’être laissée libre pour s’épanouir.

Elle ne voulait pas être considérée comme quelque chose « d’utile » pour notre carrière. Elle voulait être considérée comme une Muse et approchée avec délicatesse et respect.

Pendant longtemps, je me suis retrouvée bloquée avec l’écriture. Parfois, j’étais désespérée de sentir en moi toute cette créativité sans être capable de l’articuler ou de la déployer.

Je ne comprenais pas pourquoi j’avais ces talents et cette imagination à l’intérieur de moi, mais que cela ne semblait pas possible de les rendre concrets.

C’est ce qu’on appelle être une rêveuse idéaliste…

Il s’est passé plusieurs années avant que je puisse résoudre ce nœud à l’intérieur de moi.

 

LE LÂCHER-PRISE

On parle beaucoup de lâcher-prise. Cela semble être une des solutions à beaucoup de blocages intérieurs. Ou la réponse à des situations que nous avons essayé avec force de transformer, en vain.

Ma créativité restait bloquée… et moi je restais frustrée. Je me disais que ça devait être parce que j’étais nulle.

Eh bien, ça m’a pris des années d’essayer, de réfléchir, de vouloir arranger cela avec ma volonté pour finalement abandonner. J’en avais assez d’avoir dépensé tellement d’énergie pour rien et de me blâmer. Évidemment, tout ce mouvement était plutôt négatif, tendu et peu inspirant.

Finalement, j’ai laissé tomber.

J’ai lâché prise après m’être accrochée pendant des années.

L’idée d’écrire et de vouloir vivre de mon écriture a été abandonnée.

Au fond, c’est la meilleure chose que je pouvais faire pour reconnecter avec ma créativité authentique.

C’est là que le point tournant de mon histoire de pratique créative.

PASSAGE DE L’ÉCRIT À L’IMAGE

Je me suis intéressée aux rêves, à leur langage, aux symboles et comment ils reflétaient mon être et ma vie. C’était un peu comme si je découvrais non pas un univers de fiction, mais tout un monde psychique qui était encore plus fascinant que mes films préférés et ce, à l’intérieur de moi.

Les images me parlaient.

De fil en aiguille, j’ai voulu les représenter de manière visuelle et je me suis intéressée à la jonction entre les arts visuels et la thérapie. J’ai pris des cours d’arts plastiques avec en tête cette idée que les images créées représentaient l’intérieur de l’être, ses émotions et bien plus.

Étrangement, je reconnaissais que les images avaient un langage bien à elles, différent du langage de l’écrit. Au lieu de raconter des histoires avec les phrases et les mots… j’ai compris qu’on pouvait dire beaucoup avec une seule image.

Une image vaut mille mots.

Le cerveau perçoit une image et immédiatement, fait des associations en une fraction de seconde. Il comprend beaucoup sans le moindre mot ou explication.

Ça a été ma porte de sortie. Quand j’ai laissé tomber l’écriture et que je me suis mise à créer des images visuelles… j’ai accédé de nouveau à ma créativité.

Ensuite, c’était ludique. C’était agréable parce que je n’essayais pas d’être une professionnelle. J’étais très à l’aise à renoncer au résultat pour plonger dans la joie d’explorer les matériaux et le processus.

Ça me calmait. Ça me plaisait… Je sentais le flow de ma créativité revenir dans tout mon être !

Finalement, j’ai retrouvé le jeu, la curiosité, l’audace… la joie et la paix qui proviennent du fait de se reconnecter avec soi-même à travers le flow créatif.

Crédit photo: flow créatif

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Je faisais enfin le lien avec ma créativité comme le trésor intérieur qui me permettrait de vivre une vie qui me ressemble, une vie authentique basée sur mon essence profonde.

J’avais eu l’intuition que ma créativité pourrait rendre ma vie plus vivante, plus allumée et plus amusante à vivre.

À partir du moment où j’ai recommencé à créer avec les arts visuels, j’en ai eu la confirmation.

Ce n’était pas un résultat que je cherchais, mais une manière d’être au quotidien.

Partout, il y a des personnes qui recherchent la paix, l’amour, la joie… moi je recherchais cette sensation d’être créative, car cela me rendait heureuse.

Pour arriver à ancrer cette manière de vivre, il a été nécessaire que j’inclue dans mon existence quotidienne une pratique créative régulière. C’est elle qui permet, comme l’exercice physique régulier d’être en forme et de se muscler !

Avoir une pratique créative qui n’est pas basée sur les résultats, mais sur l’habitude ; ainsi que le processus qui permet de développer en soi, cette attitude créative et les émotions positives qui y sont associées.

Quand je ressens ma créativité pulser et que je ne cherche pas à la contrôler, les actions sont plus fluides et naturelles.

Je me suis libérée des carcans qui l’étouffaient. Je suis bien plus heureuse aujourd’hui (et plus créative).

Pour en savoir plus sur le lien entre la créativité et le mieux-être :

les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

MA PRATIQUE CRÉATIVE

Adolescente, j’écrivais des journaux intimes. Lorsque j’ai découvert que la création d’images, je me suis intéressée aux journaux visuels. C’est ainsi que j’ai découvert le journal créatif et l’art journal. Ces formats m’ont permis de changer l’histoire de ma pratique créative, de compliqué à très agréable.

J’ai plusieurs types de journaux visuels :

  • Un agenda créatif qui documente chaque année.
  • Un art journal petit-format dans lequel je crée pour les différents vidéos que je diffuse.
  • Un journal visuel dédié pour mon entreprise
  • Un livre recyclé que j’ai couvert de gesse et je l’utilise pour faire mes démonstrations dans mes cours d’Art Journal Bootcamp, l’atelier où je partage mes technique.
  • J’en avais fait un journal spécial symbole et un autre spécial sur un mythe grec.

Pour en savoir plus sur l’art-journal, tu peux aller voir les articles suivants de mon blogue :

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART-JOURNAL

MATÉRIEL POUR DÉBUTER L’ART-JOURNAL

Tu peux aussi regarder des vidéos sur YouTube :



POURQUOI JE PARTAGE MAINTENANT CE QUE J’AI APPRIS

Le livre de Julia Cameron parlait de créativité en général et elle conseillait de faire des pages du matin régulièrement pour faire bouger le flow créatif. Comme elle est elle-même écrivaine, c’est l’écriture qui semblait être l’outil de prédilection pour se débloquer.

Pour moi, ça s’est avéré positif de laisser tomber l’écriture et de m’adonner à la création visuelle.

Ça a littéralement court-circuité mon intellect rigide pour laisser la place à une enfant intérieure. C’est elle qui sait comment d’amuser, se détendre, imaginer, s’enthousiasmer et créer sans barrières.

La création d’images a été la porte de sortie pour revenir à ma créativité en santé.

Mes études en art-thérapie m’ont permis d’en apprendre bien plus sur le lien entre la création avec les arts visuels, la peinture, le dessin, le collage, le modelage, le bricolage etc… et comment une simple création peut avoir un grand pouvoir sur notre psychologie, notre santé physique et nos émotions.

Dans le monde, une catégorie d’individus « spéciaux » semblaient être les détenteurs de la créativité.

Je veux que les femmes créatives puissent renouer avec cette force intérieure qui est unique à chacune. C’est ma manière de contribuer à l’épanouissement de l’être humain.

D’ailleurs, je suis en train de préparer mon premier cours en ligne sur le thème de créer sa propre pratique créative et de surmonter facilement les blocages.

Voilà, j’espère que l’histoire de ma pratique créative et mes difficultés à retrouver ma propre créativité ont pu t’inspirer.

Si tu veux en savoir plus sur moi, il y a aussi la page à propos sur ce site.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

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Je te souhaite une belle journée sous le signe de la gratitude et la créativité

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

 

 

 

 

 

 

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Tu désires depuis longtemps développer ta créativité et tes habiletés en arts visuels ?

Mais ça ne marche pas. Tu te répètes que tu n’es pas créative. Tu ne passes pas à l’action.

En fait, tu es créative , mais tu es probablement bloquée.

Peut-être que tu es hypnotisée devant YouTube et des tutoriels, mais tu n’as pas encore osé les appliquer.

Peut-être que tu continues à dépenser dans des magasins d’art et que tu possèdes beaucoup de matériel que tu n’utilises pas. Quelque chose te dit d’attendre une bonne occasion pour le faire.

Peut-être qu’un espace blanc remplit ta tête tant il y a 1001 possibilités et que tu n’as absolument aucune idée pour démarrer.

Enfin, une voix intérieure ne cesse de te dénigrer et te répète que tu n’y connais rien de toute façon.

Ce sont des blocages créatifs… et c’est normal d’en avoir.

Même les artistes professionnels en traversent.

QU’EST-CE QU’UN BLOCAGE CRÉATIF ?

Un blocage créatif est un obstacle à ton inspiration et ton action à créer quelque chose.

La vérité, c’est que n’importe qui désirant créer régulièrement s’y retrouvera confronté un jour ou l’autre.

En l’occurrence, ceux et celles qui exercent des professions créatives (peintres, écrivains, musiciens, comédiens, artistes…) sont régulièrement exposées aux blocages créatifs, mais les amateurs aussi.

De fait, les blocages créatifs sont tout à fait normaux au cours du processus de la vie humaine.

Cela devient un problème lorsque ces blocages sont si ancrés, que la créativité existentielle n’est plus accessible.

Heureusement, il existe des moyens de ne pas se laisser faire.

Il existe plusieurs manières de dealer avec ses blocages créatifs.

LA CRÉATIVITÉ EST NATURELLE ET INNÉE

Clarissa Pinkola Estès, l’auteure renommée du livre « Femmes qui courent avec les loups » considère la créativité comme une force qui coule naturellement en chaque être humain, avant même qu’il y ait eu une action créative.

Si la créativité se retrouve bloquée, c’est qu’il y a un élément perturbateur qui s’impose pour en contrôler le flow naturel.

D’après Mme Estès, la culture occidentale, en suridéalisant la pensée rationnelle, en valorisant surtout la réussite extérieure et les possessions matérielles, en oubliant les mythes et les histoires nous a plongés dans une pauvreté psychique ou malheureusement le flot de créativité s’est tarit.

« À l’intérieur de chaque femme existe une créature sauvage et naturelle, une force puissante, pleine d’instincts sains, d’une créativité passionnée et d’une sagesse sans âge. »

À ce propos, je suis bien d’accord que la créativité se déployant à partir de nos élans intérieurs est vraiment innée. Ce qui devient un problème, c’est de vouloir en faire quelque chose, de l’utiliser pour « réussir » ou correspondre à un standard donné.

En fait, la créativité cherche un chemin libre et nous devons être assez humbles pour la suivre avec curiosité pour voir où elle peut nous mener.

QUELS SONT LES BLOCAGES LES PLUS RÉPANDUS ?

Le mental

La créativité intuitive ne fait pas appel à la même partie du cerveau que celle qui organise et structure la pensée. Par exemple, le mental peut être très utile pour mettre les choses en ordre, ou pour faire le tri après une intense session de brainstorming.

Là où le mental n’est plus un allié, c’est en nous empêchant de nous déployer dans notre créativité libre. En effet, notre système d’éducation est basé sur la logique, la linéarité et l’action performante et visible… Cela est totalement différent du processus de suivre le flow de la créativité, tout en acceptant de ne pas savoir où cela nous mènera.

En conclusion, use de discernement avec ton mental, pour départager s’il est en train de t’encourager dans ta créativité ou s’il est en train de te freiner.

Le critique intérieur

Julia Cameron, auteure de « Libérez votre créativité » l’appelle le Censeur. C’est une voix aigre et dénigrante qui fera tout pour nous décourager.

Auteur de « The war of Art , break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles », de Steven Pressfield l’appelle la résistance.

À chaque fois que nous tentons un nouveau projet, même pour jouer, le critique intérieur s’assurera de casser notre enthousiasme et notre élan.

On peut se demander pourquoi le critique intérieur existe. Il a l’impression de nous protéger d’un échec ou d’un danger imaginaire.

C’est normal qu’il soit présent. En effet, il est la réponse automatique à notre profond désir de création. Généralement, son raisonnement ne tient pas la route et s’appuie sur des déclarations qui ne reposent sur rien de réaliste.

Quand le critique intérieur se met à déblatérer, ou remet en question tes débuts créatifs, adopte une perspective à l’opposé de ce qu’il dit et agis rapidement: ce n’est qu’une feuille blanche et un peu de peinture.

Ce n’est pas la fin du monde si tu ne réussis pas quelque chose d’esthétique. C’est vrai que ce n’est pas du Picasso, mais chaque personne est destinée à devenir quelqu’un d’unique et non pas une copie d’un artiste célèbre.

Profites-en pour t’en inspirer en fait.

Si les mots du critique intérieur te paralysent, prends les mots et les concepts qu’il utilise comme début de création. Puis recouvre-les de barbouillis de peinture.

Crédit photo: Nick Collins

Le blocage émotionnel

La créativité peut être intense à suivre. C’est une pratique qui peut être agréable, mais elle n’est pas toujours confortable.

Face à l’inconnu, tu pourrais craindre de découvrir quelque chose ou révéler des secrets. Peut-être qu’ils seraient embarrassants ou tout simplement étranges.

Quoi qu’il en soit, toutes ces craintes et ces émotions anxieuses ne sont que des formes variées de résistance, menant à la procrastination et aux blocages créatifs.

Voici un petit conseil : considère-toi comme un guerrier qui s’est engagé sur un chemin et qui malgré l’inconfort de certaines étapes, continuera le voyage à la rencontre de sa créativité.

En fin de compte, tu devras ressentir la peur, l’inconfort ou d’autres émotions désagréables.

C’est comme entrer dans une piscine froide : tu peux plonger la tête la première ou à moitié. De toute manière, ce sera froid. Par contre, une fois que tu auras surmonté le choc, tu seras surprise de sentir comment cela te régénère.

Parfois, l’obstacle s’avère être le cadeau.

La procrastination

Il est nécessaire de faire la différence entre la procrastination qui perdure (et bloque) et la procrastination qui fait partie du processus créatif.

En effet, la procrastination peut être un mécanisme prolongé de résistance insidieuse. Si elle dure longtemps, elle finira par empêcher l’émergence de tes élans créatifs naturels. À la longue, elle te laissera frustrée, insatisfaite et même déprimée.

D’un autre côté, la procrastination peut faire partie des différents cycles de la créativité.

Parfois, on passe beaucoup de temps à créer de manière soutenue. Notre cerveau est en mode concentré pour un certain temps, mais il aura besoin d’une pause à un moment donné.

Habituellement, c’est là qu’on fait autre chose qui n’a rien à voir avec la créativité, mais qui de manière étonnante régénère le cerveau créatif et l’imagination.

Jardiner, aller marcher, parler à des amis, faire une sieste, prendre une douche, regarder des vidéos drôles, réparer quelque chose de manuel, tout cela peut permettre de procrastiner de manière positive.

Donne-toi la permission de procrastiner quelques jours sans te juger et faire complètement autre chose. Et regarde ensuite si cela a renouvelé ton énergie et ton élan créatif.

DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Passer à l’action sans réfléchir

Il existe différentes manières de dealer avec tes blocages créatifs. Quand tu constates que tu es bloquée, une manière efficace, c’est de passer à l’action. VITE.

Écris un rendez-vous dans ton agenda comme un engagement avec toi-même. Commence avec 15 minutes. Respecte ton engagement, peu importe les protestations ou l’ironie de ton critique intérieur.

Quand le moment est venu, prends quelques items de matériel d’art. Ne prend pas une grande quantité, car cela peut te paralyser davantage que d’encourager le passage à l’acte.

Voici deux conseils pour surmonter les blocages créatifs : créer sur un petit format et créer sur des courtes périodes de temps (5-15 minutes).

Tu peux lire mon article « le secret pour créer plus souvent » pour t’inspirer davantage avec ces outils:

MON MANIFESTE ANTI-BLOCAGE

Parfois, je m’aperçois que je fuis ma créativité, ou que je suis prise dans un pattern de remettre les choses à plus tard.

Quand je suis tentée de minimiser l’importance de ma créativité (dixit mon censeur), je me souviens de ces six affirmations :

  1. Je suis moi et personne d’autre n’est comme moi. Personne d’autre ne peut créer ce que je peux créer et dont la manière dont je crée. Mon expression créative est importante.
  2. Mon histoire, ma vision, mon imagination peuvent être partagées et exprimées au même titre que celles des autres.
  3. Avoir du courage ne veut pas dire que je n’ai pas peur. Avoir du courage, c’est agir même si je ressens cette peur de créer.
  4. Mes défauts, mes imperfections font partie de qui je suis. C’est justement ce qui me rend originale. J’apprends à être fière de moi, avec tous mes défauts et mes échecs.
  5. Si je fais des erreurs, ou bien si le résultat ne correspond pas à mes attentes, alors Alleluia ! Cela signifie que je suis passé à l’action de toute façon.
  6. Parfois, je me surprends à créer de l’art pour le montrer aux autres, pour obtenir leur approbation. Je sais que si je continue, je vais finir par me sentir insatisfaite. Donc, je plonge dans la création et l’expression surtout pour moi-même, parce que ça me rend heureuse et joyeuse.

Voici ce que tu peux faire comme réchauffement pour passer à l’action :

  • Prends une des phrases ci-dessus et écris là avec des feutres de couleur comme affirmation créative. Tu peux aussi la modifier à ta manière.
  • Gribouille les yeux fermés.
  • Déchire des papiers de couleur et colle-les aléatoirement le plus vite possible.
  • Fais jouer ta musique préférée et commence à dessiner en rythme.

J’offre un cadeau gratuit à télécharger avec des exercices pour du réchauffement créatif :

IL EST IMPORTANT DE CRÉER MALGRÉ CES BLOCAGES

Parfois, on peut se demander pourquoi il est nécessaire de dealer avec ses blocages créatifs.

Clarissa Pinkola Estes dit  » La créativité n’est pas un mouvement isolé. Quand elle touche, quiconque l’entend, la voit, la sent, ou sait, cette personne out cette chose en est nourrie. C’est pourquoi être témoin de la parole créative, des images, des idées de quelqu’un d’autre peut nous inspirer dans notre propre travail créatif. »

« Un seul acte créatif a le potentiel de nourrir tout un continent. Un acte créatif peut faire qu’un torrent traverse un rocher.  » dit Mme Estès.

Alors, n’hésite pas à te lancer, à oser, à commencer, car le monde a soif de ta contribution créative, de tes mots, tes images et ton regard. Il a besoin de ta créativité aussi.

C’est pourquoi il est important de dealer avec tes blocages créatifs.

Crédit photo: Chang Duong

LA COMPASSION ENVERS SOI-MÊME

Sache qu’il y aura toujours des obstacles qui se dresseront entre toi et ta créativité.

En fait, il y a toujours des moyens de les contourner ou les apaiser. Ils peuvent même servir de point de départ pour créer quelque chose de drôle spontanément.

Aie de la compassion pour toi-même… c’est un processus d’apprentissage. Il est nécessaire d’avoir de la patience et de la gentillesse pour votre enfant intérieur créatif… qui prend peu à peu confiance en ses capacités.

Voilà, j’espère que cet article t’a inspirée et que tu te sens capable de créer quelque chose tout de suite.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

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Si tu as le goût de participer à un atelier créatif en personne avec moi (à Montréal) :

à très bientôt,

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

Clarissa Pinkola Estes : femmes qui courent avec les loups

Steven Pressfield : The War of Art: Break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles

 

COMMENT LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Il existe plusieurs manières de renforcer son estime personnelle. À mon sens, la pratique créative régulière est la plus agréable pour le faire, car la créativité booste l’estime de soi.

Chaque jour, nous sommes bombardés d’images et de standards qui nous disent ce que nous devons faire et être pour être valorisés. Que ce soit comme mère, comme employée, comme partenaire, comme amie… que ce soit notre apparence physique, notre carrière, nos finances ou notre engagement social… ce n’est jamais suffisant.

Il n’est donc pas facile de nous accepter telles que nous sommes et de nous aimer vraiment… Pourtant, c’est la base pour vivre une vie harmonieuse et épanouissante.

À cet égard, la pratique créative régulière permet de construire et maintenir une estime personnelle saine et dynamique.

En effet, développer sa créativité (et se plonger dans l’inconnu de son processus) permet de développer cette confiance en soi peu à peu.

De plus, prendre confiance en ses propres actions créatives se reflète dans son attitude dans la vie de tous les jours.

N’EST-CE PAS ÉGOÏSTE ?

On peut voir ce temps pour soi comme étant égoïste.

Voir les choses ainsi, c’est ne pas reconnaître qu’une révolution est nécessaire dans notre vie.

Une révolution de l’intérieur vers l’extérieur.

Plusieurs industries (l’amaigrissement, la chirurgie esthétique, fitness…) reposent sur le manque d’acceptation personnelle que les gens ont envers eux-mêmes.

Elles véhiculent la croyance qu’en arrangeant quelque chose de matériel et à l’extérieur, la confiance viendra et que la vie sera meilleure.

De fait, lorsque je parle d’estime de soi, je parle d’une juste reconnaissance.

Je parle de l’accueil de l’imperfection que nous sommes. Maintenant.

Ce n’est ni de la prétention ni de la vanité.

Pense simplement à tes meilleures amies que tu acceptes comme elles sont, avec leurs défauts, leurs difficultés et leur merveilleuse humanité.

Je suggère que tu poses un regard aussi doux et aimant sur toi-même.

LA SCIENCE LE DIT

La créativité booste l’estime de soi. Cela a été appuyé par des données scientifiques.

En effet, dans cette étude de l’université Drexel, il a été démontré que 45 minutes de création artistique libre dans un studio suffisaient à augmenter l’efficacité personnelle (self efficacy) de 73 % des participants. Ce terme décrit la confiance qu’une personne possède vis à vis  d’elle-même dans sa capacité à accomplir des tâches.

« Ce que nous avons pu montrer, c’est qu’en très peu de temps, les gens se sont sentis différents d’habitude », a déclaré le chercheur Kaimal. « Il y avait un changement de perception de soi pour la plupart des participants, et ce changement n’était pas un hasard, mais dû aux arts. »

Le sentiment de sa capacité personnelle peut être amélioré en 45 minutes. Néanmoins, c’est certainement en intégrant une habitude régulière de création dans sa vie que cette confiance peut s’ancrer en profondeur.

ENTRER À L’INTÉRIEUR DE SOI

En général, le manque d’estime personnelle provient de la comparaison avec un idéal extérieur.

On prend notre environnement ou bien les autres (et ce qu’ils projettent en apparence) comme la mesure de notre valeur.

Or, la confiance et l’estime personnelle ne peuvent provenir que d’une connexion intérieure en soi-même.

 

PAR OÙ COMMENCER ?

Tout d’abord, si tu ne sais pas par où commencer pour booster ta confiance en toi, commence par quelque chose qui te plaît.

Également, tu peux le faire toi-même ou avec des amis créatifs. Essaie plusieurs choses avant de trouver ce qui marche pour toi.

Ensuite, il est important que tu te donnes la permission de créer sans te juger et d’arrêter de critiquer tout ce que tu fais (ou ne parviens pas à faire).

Créer sans s’autocritiquer peut prendre du temps, mais ça en vaut la peine.

C’est en créant que la confiance en toi se développe. La pratique de la créativité booste l’estime de soi.

Si tu n’as vraiment aucune idée télécharge ici ton cadeau gratuit avec des exercices de réchauffements créatifs :

 

LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Une pratique créative donne toute la place à ton expression personnelle et à tes préférences.

C’est ainsi que tu peux exprimer tes émotions sainement. Tu peux inventer ce que tu désires et aller au rythme qui t’est propre.

Également, tu peux également suivre ton intuition quant aux matériaux que tu vas utiliser et comment tu vas t’en servir.

En fait, s’exercer à une activité créative permet de transformer nos soucis et nos inquiétudes en création.

Je ne dirais pas que cela transforme tout le négatif en positif pour ne pas donner l’impression que tout cela est miraculeux.

En revanche, je suis certaine que l’action créative fait bouger les choses. On peut ainsi « travailler » sur une impression désagréable, des pensées dénigrantes et les amener ailleurs.

C’est ainsi que le ressenti intérieur change et que peu à peu l’estime personnelle se bâtit.

CRÉER UN ESPACE SÉCURITAIRE

Pour que la confiance en soi et la créativité s’épanouissent, il est nécessaire d’avoir un espace sécuritaire et sans jugements.

En effet, quand on a grandi dans un environnement familial, social ou culturel qui nous critique et nous dévalue, on finit par se contracter.

Lorsque j’étais enfant, on se moquait beaucoup de moi dans la cour d’école. Cela me faisait souffrir alors je m’isolais et je me réfugiais dans les livres. Après, il m’a fallu des années avant de commencer à m’ouvrir et à oser faire de nouvelles choses pour développer mon estime personnelle.

Il est bon d’avoir des amis ou une famille qui nous acceptent comme nous sommes et nous encouragent vraiment dans nos projets. Et de fuir ceux qui ne le font pas.

Ensuite, c’est prendre la responsabilité de notre épanouissement personnel et de ne pas seulement compter sur les autres pour nous encourager, mais de développer un protecteur intérieur.

Créer un espace sécuritaire pour soi signifie de poser des actions qui nourrissent la plante que tu es : un bon terreau, du soleil et de l’eau. Du soin régulier pour la faire pousser en santé.

Premièrement, cela peut être de t’installer une table, un coin dans ta maison qui est dédié à ta créativité. Ou bien réserver un moment dans l’agenda rien que pour toi et ne pas le déplacer pour accommoder les demandes des autres.

Également, cela peut être une inscription à un cours d’art où le professeur est bienveillant et non-jugeant avec toi et être encouragé par un groupe de pairs. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Enfin, développer sa confiance passe parfois à rejoindre une communauté bienveillante pour t’encourager à créer.

Je t’invite à te joindre notre communauté sur le groupe Facebook (après avoir téléchargé le cadeau ci-dessous) :

 

IMMERSION DANS L’INSTANT PRÉSENT

Le manque de confiance en soi repose parfois dans une comparaison avec le passé. En effet, on se souvient de tous les moments où nous avons « échoué » ou raté quelque chose.

Les paroles d’un enseignant ou d’autres enfants à l’école qui nous ont humiliés ou dénigrés.

Également, notre esprit regarde notre vécu passé et trace un portrait sévère de quelqu’un qui n’ose pas s’affirmer assez, quelqu’un qui se fait marcher sur les pieds.

C’est un portrait subjectif et faussé par la sévérité envers soi-même.

Par ailleurs, notre esprit se porte vers le futur et alimente le manque d’estime personnelle. Nous rêvons plein de nouvelles choses pour notre vie, puis une voix intérieure dit que nous ne sommes pas assez bonnes pour le réaliser.

La solution ? Se plonger dans le moment présent.

Dans le moment présent de l’activité créative, il se passe quelque chose de magique : nous sommes en action et nos pensées cessent. Nous ne pensons plus ni au passé ni au futur et le temps se suspend.

C’est le Flow créatif. Cet espace-temps créatif où nous nous régénérons et nous trouvons la joie de créer.

C’est aussi comme ça que la créativité booste l’estime de soi.

 

RENOUER AVEC L’ENFANT INTÉRIEUR

Souvent, je recommande d’observer les enfants pour être inspiré par le plaisir de la créativité sans la « performance » de l’adulte.

Les enfants sont très confiants dans leur jeu. Ils créent des personnages, inventent des mondes colorés et parfois font preuve d’une autorité et d’une foi sans faille.

C’est ainsi que ça devient très libérateur de les voir aller, car ils n’ont pas conscience d’avoir une estime personnelle. Ils ne savent pas encore se juger eux-mêmes dans leurs essais, leurs inventions et leur apparence.

Tu peux retrouver ce ressenti en toi. Mets-toi dans la peau de l’enfant que tu étais et permets-toi de jouer comme elle.

Ainsi, tu accèderas à cette confiance, cette audace insouciante et cette liberté… et crois-moi cela peut enrichir ta vie quotidienne en lui donnant du peps.

Crédit photo: Melvin Thambi

 

PLUS ON CRÉE PLUS ON A CONFIANCE

La confiance en soi qui découle de la pratique créative est très similaire à une remise en forme.

Au départ, il est difficile de prendre de nouvelles habitudes sportives, car on se sent mauvaise, nulle, lourde et inadéquate. Cela peut vraiment nous confirmer que nous ne sommes pas capables de nous y mettre vraiment.

Cela peut même augmenter notre honte de ne pas être en forme.

Mais après quelque temps, avec du courage nous allons ressentir les bienfaits de l’exercice et nous sentir mieux et de plus en plus capable de continuer. Et ensuite, nous ressentirons une confiance « physique » en nous-mêmes.

Finalement, c’est le processus et la pratique régulière de la créativité qui vont nous aider à nous sentir de mieux en mieux de manière plus durable. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Pour plus d’idées pour intégrer une pratique créative régulière dans ta vie, va voir mon article 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

Voilà j’espère que cet article t’a donné de l’inspiration et du courage 😊

Rejoins-moi sur Instagram ou Facebook ou Youtube si tu as des questions ou commentaires.

Le 30 août, j’anime l’atelier Art Journal Bootcamp à Montréal. C’est un atelier qui montre les techniques mixtes (collage, peinture, écriture, pochoirs…) pour commencer avec la pratique de l’art journal dans son quotidien.

Il reste des places, mais ça se remplit rapidement. Si tu es intéressée à en savoir plus clique ci-dessous:

À bientôt,

Alice

 

RÉFÉRENCES

https://newsblog.drexel.edu/2016/09/16/study-just-45-minutes-of-art-making-improves-self-confidence/

Girija Kaimal & Kendra Ray (2017) Free art-making in an art therapy open studio: changes in affect and self-efficacy, Arts & Health, 9:2, 154-166, DOI: 10.1080/17533015.2016.1217248