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ELOGE DE L’ART QUI FAIT DU BIEN (partie 1)

ÉLOGE DE L’ART QUI FAIT DU BIEN

                                  

Je ne parle pas de l’Art avec un grand A.

Je parle ici de l’art avec un petit a.

L’art amateur. L’art avec un a minuscule en petits gestes répétés.

L’art qui fait du bien parce que justement, il est modeste et pour soi-même.

En fait, si l’art n’existait pas dans nos vies, nous n’aurions pas de livres, de films, de musique, de musées, de concert, de vêtements, de médias, de livres pour enfants, de jouets, ni de iPhone.

De fait, il existe un malentendu sur l’appartenance de l’art. En effet, l’art en général appartiendrait à une certaine catégorie de personnes, soit les artistes professionnels, les génies, les célébrités, les artistes morts et affichés dans les musées.

 

Ce n’est pas la réalité.

À mon avis, c’est une erreur de « noter » l’art et l’idéaliser à ce point. Je ne parle pas dans cet article de l’Art avec un grand A. Je parle de l’art ici avec un petit a. C’est pour valoriser l’art avec a minuscule que cet article fait l’éloge de l’art qui fait du bien.

Danny Gregory (Art Before Breakfast : a Zillion Ways to be more Creative No Matter How Busy You Are) l’exprime très bien :

« L’Art avec un grand A, c’est pour les musées, les critiques et les collectionneurs.

L’art avec un petit a, c’est pour le reste d’entre nous

L’Art avec un grand A est mis en vente, sujet à spéculation, archivé et assuré

L’art avec un petit a n’est pas un produit. C’est un point de vue sur l’existence. C’est un mode de vie.

L’Art avec un grand A est fait par des professionnels et des experts.

L’art avec un petit a se fait par des comptables, des mamans, des ingénieurs, des chômeurs, des fermières à des tables de restaurants, dans des parcs et à la buanderie.

L’Art avec un grand A est un business et une industrie et de la spéculation.

L’art avec un petit a, c’est la passion, l’amour, l’humanité et ce qui a véritablement de la valeur.

L’Art avec un grand A demande des années d’études à l’école des Beaux-Arts, de la souffrance et du sacrifice.

L’art avec un petit a demande un désir et 15 minutes par jour.

Comme moi, tu n’es peut-être pas une Artiste avec un grand A.

Mais je sais que tu peux faire de l’art avec un merveilleux, significatif et expressif petit a. « 

 

De plus, je rappelle que le mot amateur provient du latin « amare » qui veut dire celui ou celle qui aime.

Donc, un amateur est quelqu’un qui aime profondément et sincèrement ce qu’il fait comme activité.

crédit photo: allef vinicius (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un chemin

La créativité est un chemin qui mène au soi authentique. En ce qui me concerne, c’est l’art journal qui m’a permis de faire le voyage dans cette direction.

Ce qui se passe quand je me présente devant la page de mon art Journal, je me mets à l’écoute de quelque chose de mystérieux, au-delà de mon mental et ses idées préconçues.

En effet, me laisser aller dans le processus où je n’ai aucune idée du résultat final est parfois inconfortable. Pourtant, c’est là que naît un langage poétique et symbolique qui m’est particulier. Sur ces pages, c’est une autre moi-même que je rencontre. Je lui fais de la place.

 

L’art qui fait du bien, c’est une histoire d’amour avec l’inconnu

En fait, ce qui est nécessaire, c’est de se donner ce temps et cet espace pour découvrir ce que l’inconnu, le mystère nous offre. Évidemment, on peut être souvent paralysé par l’angoisse de la feuille blanche et vivre des peurs par rapport à ce qui peut en ressortir.

Et si c’était la curiosité et l’ouverture qui nous guidaient à la place des peurs ?

De plus, on pourrait découvrir que cet inconnu est un être séduisant au fond et qu’il veut nous amener à découvrir de nouveaux horizons.

Qui sait… cela pourrait déboucher sur une relation à long terme. C’est une bonne raison de faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

crédit photo: david clode (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un pont

J’aime le symbole du pont, car il permet de relier les rives qui sont séparées, opposées ou contradictoires.

En effet, notre mental linéaire voit les choses en noir et blanc. En tout ou rien. Il faut choisir ! dit-il. C’est une manière de voir le monde qui est binaire et qui manque de complexité et de nuance. C’est pourquoi l’esprit humain a aussi inventé le pont, les compromis et les nuances de la couleur grise.

Pourtant, il existe une manière de les lier ensemble, malgré leur différence et de maintenir une tension entre les deux ou même mieux un équilibre.

Établir un pont entre ses émotions et ses pensées permet de ne négliger ni l’une ni l’autre.

Faire un pont entre son passé et son futur permet aussi de se visualiser sur un chemin d’apprentissage et de découverte. L’esprit sage ne pourrait les séparer l’un de l’autre.

En particulier, les Chinois ont cette notion de yin et de yang, qui ne vont pas l’un sans l’autre. L’aspect réceptif dansant avec l’aspect actif de l’existence.

Ces dualités nous rappellent que l’art est un pont entre le monde intérieur et le monde extérieur, c’est pourquoi il est si précieux.

Finalement, lorsqu’on s’engage dans une pratique créative qui nous fait du bien, on se permet d’être soi-même le pont entre les rives de notre vie. C’est pour cela que ça fait tant de bien.

Si tu veux en savoir plus sur les éléments pour passer à l’action, je te recommande l’article de blogue suivant:

Les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien

L’art qui fait du bien, c’est une relation

Dans le même ordre d’idée, l’art qui fait du bien établit une communication ludique entre nos aspects polarisés. Par exemple, il y a une partie de moi qui désire créer. En réponse s’élève la partie de moi qui ne veut pas que je crée. Le fait de créer est une constante interaction entre les deux parties de moi.

En effet, notre corps parle à notre tête. Notre cœur parle à notre mental. Notre âme parle à notre égo. Pour expérimenter une vie saine et riche, les relations entre les différentes parties de soi sont importantes.

Comment est-ce que nous entrons en relation avec notre créativité et nos créations ? Est-ce que nous passons du temps souvent avec elles ? Ne les jugeons-nous pas assez « bonnes » ? Ou trop étranges ?

Passons-nous assez de temps avec elles, ou bien sommes-nous si occupés que cela devient la dernière de nos priorités ?

En fait, la relation à sa créativité se développe avec le temps, avec le temps que nous lui consacrons.

Plus nous passons du temps à créer et plus notre mieux-être se dépose et s’approfondit.

crédit photo: supriya (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est la réappropriation d’un langage à soi

Premièrement, la créativité c’est une qualité de naissance. Tu es en vie, donc tu es créative.

La vie dont tu fais l’expérience est unique, parce que toi seule l’as créée jour après jour.

De plus, lorsque tu t’inspires d’un artiste, tu offres de la place à ton expression unique. Il n’y a personne qui peut faire exactement la même chose comme toi.

Lorsque j’ai commencé à créer avec les arts visuels, je n’avais pas confiance en moi alors je suivais des exercices issus de manuels d’art. Parfois, il m’arrivait de copier une illustration que j’aimais.

Bien sûr, je me disais constamment que je n’étais pas une vraie artiste, mais c’est naturel de copier au départ… et ensuite de laisser notre propre voie tracer la suite. À cet égard, je recommande le livre d’Austin Kleon « voler comme un artiste ». Il recommande « d’emprunter » allègrement le style d’artistes admirés et de ne pas oublier de les citer comme influenceurs.

Lorsque j’ai développé ma propre imagerie avec l’Art Journal, j’ai découvert qu’il était un miroir de mon être, de mes aspirations, de mes rêves, mais aussi de mes peurs.

Peu à peu, j’ai cessé de vouloir créer comme les experts et j’ai embrassé ce qui émergeait… et parfois je trouvais cela intéressant et même beau. En fait, j’apprivoisais tranquillement mon expression et je l’accueillais avec bienveillance.

Mon expression créative est un reflet visible de mon être profond ou « soi authentique ».

Finalement, je me suis reconnu dans ma créativité sans me juger. C’est pour cela que je fais aujourd’hui l’éloge de l’art qui fait du bien.

C’est aussi cela le cadeau offert par ta créativité en action.

D’ailleurs, tu peux télécharger ici ton cahier d’exercices GRATUIT pour booster ta créativité:

 

crédit photo: noah buscher (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est une connexion avec l’enfant intérieure

On le sait, nos vies d’adultes occupés, responsables et rivés sur nos écrans nous ont rendus trop sérieux.

Nous oublions que le jeu et l’amusement nous donnent des couleurs aux joues et nous régénèrent en profondeur.

Le psychologue Winnicott disait « le jeu c’est sérieux ».

En effet, cette capacité à jouer est symbolisée par l’archétype de l’enfant intérieur. L’enfant joue pour apprendre, pour se frotter au monde autour de lui et l’apprivoiser. L’enfant joue avec l’autre aussi pour créer un lien et du partage.

De plus, une enfant en santé exprime ses émotions avec force, puis les laisse aller. L’enfant n’est pas encore engluée dans une liste de choses à faire que son mental lui répète… Elle vit l’instant présent avec curiosité et dépense beaucoup d’énergie à apprendre pleine de choses.

L’enfant intérieure, c’est aussi la capacité à s’émerveiller, à découvrir, à essayer, à s’amuser, à s’exciter de plein d’univers imaginaires. En tant qu’adultes, nous avons vraiment besoin de cette enfant intérieure.

C’est pour cela que la créativité vue comme un jeu d’enfant fait tellement de bien et stimule l’élan vital en nous.

 

L’art qui fait du bien c’est une voix au-delà des mots

Une image veut dire mille mots.

En une fraction de seconde, le cerveau reçoit et comprend l’information visuelle et son sens. Nul besoin de parler ou de lire pour cela.

En fait, nous avons un cerveau (situé dans le cortex préfrontal) qui est logique, structuré et linéaire. Étant donné que nous avons appris le langage parlé et écrit, c’est un des canaux de communication que nous utilisons le plus pour nous exprimer. La réception des informations extérieures passe souvent par le langage, mais ce n’est pas absolument nécessaire.

Bien des personnes ne sont pas si à l’aise pour s’exprimer authentiquement par les mots. Par exemple, les jeunes enfants qui n’ont pas encore développé leur langage.

(Je ne suis pas en train de dire que l’écriture n’est pas un outil formidable pour s’exprimer)

crédit photo: sarah brown (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est se donner la permission

Créer, ça fait du bien tellement à tous les niveaux. Mais la première étape, c’est de s’offrir la permission de créer.

Néanmoins, c’est incroyable toutes les raisons que j’entends de la part des personnes qui veulent créer et qui ne le font pas. Pourquoi est-ce si difficile de passer à l’action, même en sachant les bienfaits que cela nous apporte ?

Est-ce que c’est parce que nous vivons encore avec des principes rigides judéo-chrétiens qui nous enjoignent de travailler dur et de pas trop nous amuser ?

Est-ce à cause du préjugé tenace qu’être créatif ou artistique est forcément lié à la précarité financière ?

Je n’ai pas une réponse claire, mais je sais que si je ne crée pas je passe à côté de quelque chose de précieux et vital.

Donne-toi cette permission.

C’est ainsi que tu apprendras à suivre aussi tes désirs et tes élans et te donner la permission.

Tu apprendras à te faire confiance aussi et à prendre soin de toi en faisant ce qui te fait du bien.

Donne-toi cette permission. Personne ne peut te la donner sinon toi-même.

Tu te rendras un grand service 😊

Et voilà, c’était mon article pour faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

Merci d’avoir poursuivi ta lecture avec moi 😊

 

Rejoins-moi sur les réseaux sociaux (Instagram ou Facebook ou youtube) où je réponds rapidement à tes questions et commentaires 🙂

 

Si tu veux en savoir plus sur mes ateliers et programme :

Tu es aussi invitée à joindre notre groupe Facebook où tu peux partager tes créations dans un cadre bienveillant.

à bientôt 🙂

 

Références

Art Before Breakfast : A Zillion Ways to be More Creative No Matter How Busy You Are de Danny Gregory

Voler comme un artiste d’Austin Kleon

7 LIVRES POUR RALLUMER TA CRÉATIVITÉ

7 livres pour rallumer ta créativité

Cet été, J’ai passé une partie du mois de juillet à rencontrer des personnes passionnées par la créativité.

C’est un projet qui a été inspiré par le besoin que j’avais d’en parler avec d’autres personnes créatives qui ont placé leur créativité au centre de leur vie professionnelle. J’ai donc fait des entrevues audio et cela va donner un podcast.

C’est ainsi que ma créativité n’est pas là où j’aurais pu l’attendre. Elle me fait des surprises.

En fait, je crois que la « créativité » (la tienne, la nôtre) s’avère plus enrichissante, plus vaste et plus nécessaire à la vie humaine que la petite boîte dans lequel on la place.

Mais aussi, la créativité est une énergie de vitalité. Lorsqu’une personne se trouve profondément en contact avec son élan créatif intrinsèque, celui-ci devient la flamme qui anime toute son existence.

La créativité devient une attitude, une manière de ressentir, de regarder et de vivre.

Je suis toujours à la recherche d’inspiration pour m’aider à me garder curieuse et en forme dans ma pratique créative.

7 LIVRES POUR RALLUMER TA CRÉATIVITÉ

Être engagée dans une pratique créative prend à la fois de l’énergie, mais aussi de l’inspiration.

Les livres que je lis attisent mon feu créateur et m’aident à passer à l’action.

J’ai vraiment l’impression de vivre dans un monde d’abondance! Je suis si reconnaissante de toutes ces personnes qui partagent leurs connaissances et leurs idées avec moi !

Alors je connais beaucoup de livres en anglais, mais je me suis efforcée de te présenter des ouvrages traduits en français, dont certains du Québec et du Canada.

Je te présente donc 7 livres pour rallumer ta créativité

Comme par magie

Elizabeth Gilbert

comme par magie

Un bestseller: « mange prie aime »

Connais-tu « Mange, prie, aime. » bestseller mondial d’une femme en quête de sens?

C’est un livre que j’avais aimé parce que l’auteure partageait ses désarrois et ses doutes avec beaucoup d’authenticité.

Plus tard, Elizabeth Gilbert a animé un TEDtalk sur la créativité. Elle parle de son inspiration comme d’un « génie » en dehors d’elle, ce qui l’aide à ne pas trop s’enfler la tête avec le succès et continuer à écrire. Elle partage comment elle s’est remise à écrire après l’énorme succès de son livre. C’est un excellent Tedtalk, plein de bon sens et d’humour.

Comme par magie

Dans « Comme par magie », elle suggère de choisir une « vie basée plus sur la curiosité que sur la peur ».

En effet, au lieu de se retrouver paralysée par les 1001 peurs qui nous barrent la route, sa suggestion est de regarder le chemin devant nous avec curiosité. La curiosité est une grande qualité qui permet d’essayer les choses et de les explorer plutôt que de les juger et de se bloquer.

Au-delà du processus créatif, c’est un conseil qui peut aussi s’appliquer à toutes les sphères de la vie et des relations.

En plus, Elizabeth Gilbert suggère qu’être créative n’est pas réservé aux artistes professionnels, mais à tous et toutes. Elle raconte plusieurs anecdotes de sa jeunesse lorsqu’elle a décidé de continuer à écrire même si la route vers la publication n’était pas de tout repos et elle le fait avec beaucoup d’humour et de sagesse.

Dans un même ordre d’idée, elle parle de courage, d’émerveillement, de permission, de persévérance et aussi de faire confiance au processus. Bref, la meilleure façon de vivre une vie satisfaisante, c’est de déployer cette créativité issue de l’intérieur et d’avoir le courage de la suivre.

« Comme par magie » est un livre inspirant et positif. Il nous rappelle de trouver du temps dans notre vie pour faire quelque chose que nous aimons vraiment, sans autre raison que cela et bien entendu de nous mettre en action.

J’aime beaucoup l’idée de comparer la créativité à de la magie. La lecture de ce livre rallumera ta créativité.

Le nouveau journal créatif

Anne-Marie Jobin

le nouveau journal créatif

Au Québec, le Journal créatif est une approche bien connue des femmes qui s’intéressent à la créativité comme outil d’introspection et d’expression personnelle. C’est une méthode de développement personnel avec des exercices dans un journal, qui combine le dessin, l’écriture et le collage.

Le journal créatif fut développé par Anne-Marie Jobin, qui est art-thérapeute et auteure de plusieurs livres.

D’après elle, c’est un outil de connexion à soi, d’ancrage dans notre moi profond, qui nous permet de vivre notre quotidien moins étourdi par le tourbillon de l’extérieur.

De plus, le livre présente de multiples exercices et techniques pour s’exercer à la maison dans un simple journal. Il n’est pas nécessaire d’être bon en dessin ou en écriture pour l’utiliser, car c’est l’épanouissement personnel et l’expression de son authenticité qui sont le plus importants.

Sur ce point, ma technique de journal artistique diffère du « Journal créatif » tout simplement parce que je ne donne pas d’exercices spécifique à faire ou de sujet d’écriture et que je privilégie le processus avec les médias mixtes.

Si tu voudrais voir mon art journal en vidéo, clique sur YouTube.

Par ailleurs, j’ai eu le plaisir de faire une entrevue avec Anne-Marie Jobin qui a accepté de répondre à mes questions dans mon podcast. Dans quelques semaines, il devrait sortir pour celles qui sont curieuses de l’écouter.

Partagez comme un artiste

Austin Kleon

Premier livre: volez comme un artiste

Je ne sais pas si tu as déjà vu ce livre au titre-choc : « Vole comme un artiste ».

Austin Kleon sait comme attirer l’attention 😊

D’abord, avec un style irrévérencieux, il suggère d’emprunter et de voler les artistes que l’on admire pour stimuler notre créativité au quotidien !

Évidemment, il rectifie le sens premier du titre! Il conseille d’assumer nos influences en citant nos sources et en remerciant publiquement nos muses et idoles pour leur existence et leur partage.

(Non, il n’encourage pas le plagiat)

partager comme un artiste

Second livre: partager comme un artiste

Dans son second livre « Partagez comme un artiste », il pourfend le mythe de l’artiste solitaire enfermé chez lui.

En fait, il ramène à notre mémoire que beaucoup d’artistes travaillent de manière collaborative pour s’entraider et se motiver mutuellement. C’est ainsi que le livre peut rallumer ta créativité.

Également, Kleon suggère au lecteur de montrer au monde sur quoi il travaille, de partager son processus (allo, Instagram…) et de laisser les autres le « voler » à leur tour 😊

Aussi, il rappelle le sens du mot amateur qui veut dire « avoir de l’amour pour ». Un amateur ne recherche pas la gloire ou la reconnaissance à travers ses créations, mais il aime ce qu’il fait.

De nos jours, il est même possible d’apprendre un art ou une discipline artistique et de partager son cheminement. Les autres voient que tu n’es pas un maître, mais apprécient justement les progrès, la constance, le chemin de ton apprentissage.

Bref, c’est un livre encourageant avec beaucoup de franc-parler et de simplicité.  Kleon suggère de commencer à créer le plus tôt possible et de cesser de se donner des excuses.

Pour exercer ta créativité, tu peux réclamer ton cadeau gratuit (qui t’aidera à créer facilement):

Le réflexe créatif : l’acquérir et l’utiliser au quotidien

par Twyla Tharp

Tout d’abord, le titre de ce livre en anglais est « The Creative Habit: Learn It and Use It for Life ». L’habitude créative, l’apprendre et l’utiliser toute sa vie.

le réflexe créatif

Twyla Tharp est l’un des danseuses et chorégraphes de longue expérience, résidant à New York. À 75 ans, elle a chorégraphié, dansé et produit une multitude de pièces de théâtre et de performances et possède sa propre compagnie depuis plus de 50 ans !!

Dans ce livre (publié en 2006), elle partage sa perspective sur la créativité qui pour elle est une habitude, une conséquence de beaucoup de préparation et d’efforts. C’est un livre avec des réflexions qui peut rallumer ta créativité. Elle réfute l’idée que la créativité serait un don de naissance que seules certaines personnes possèdent.

Voici ses 3 conseils d’une pro pour établir une habitude créative dans son quotidien.

Concevoir un rituel de départ pour ton processus de création.

Elle-même se lève tôt chaque matin et accomplit les mêmes, juste avant de commencer sa routine de création. Elle considère que le pouvoir de la routine est ce qui lui a permis d’être créative depuis plusieurs décennies. Ce rituel matinal n’est pas négociable. Elle l’accomplit, peu importe dans quelle humeur ou quelle condition physique elle se trouve. C’est le rituel qui lui permet de se mettre dans l’état d’esprit créatif.

Utiliser une boîte par projet (mettre toutes ses inspirations dedans) et s’enraciner

À chaque fois qu’elle commence un nouveau projet, Twyla Thar assigne une boîte dédiée à ce projet (genre de Bureau en gros). Elle y dépose tout ce qu’elle trouve comme inspirations. Photos, poèmes, références, objets inspirants, mais aussi des vidéos, livres, etc. Le fait de choisir la boîte en début de projet et d’y écrire le nom représente déjà son engagement.

En plus, cela lui donne l’impression d’être organisée. Elle peut la mettre de côté, mais le nom écrit sur la boîte lui permet de se souvenir de son idée. Quand un projet est terminé, elle range la boîte. C’est son système d’organisation.

Tout le monde est collé sur son ordinateur, sa tablette ou son smartphone. Je trouve inspirant de prendre une boîte bien ordinaire et concrète pour s’organiser.

Toujours terminer en plein milieu d’une tâcher pour recommencer aisément le lendemain.

Twyla Tharp donne l’exemple d’Hemingway qui finissait toujours ses sessions d’écriture au milieu d’une phrase. De cette manière, le lendemain, il recommençait sa prochaine session sans aucune hésitation.

Je n’ai pas testé ce conseil, mais c’est une bonne manière de s’assurer de continuer ce qu’on a commencé. Je crois que c’est une façon de ne pas être confuse quant à la prochaine tâche à accomplir le lendemain et ainsi éviter la procrastination. Quand on ne sait pas trop par où commencer, on peut vraiment perdre beaucoup de temps.

Laissez courir les éléphants : repoussez les limites de votre créativité

par David Usher

Les éléphants c’est notre imagination et notre créativité 😊

laissez courir les éléphants

 

David Usher est un chanteur assez connu. Il est le chanteur principal du groupe canadien MOIST,  auteur et conférencier. Également, il a dirigé une société CloudID Creativity Labs qui affiche un panneau sur lequel est écrit : « Rêvez grand et laissez les éléphants courir ! ».

Premièrement, j’ai choisi ce livre parce que David Usher s’adresse à tous ceux qui sont attirés par la créativité, mais qui répètent qu’ils ne sont pas des artistes. L’auteur nous montre comment relancer notre créativité, que ce soit bureau, à la maison ou dans l’atelier.

Enfant, nous sommes des êtres naturellement très créatifs et inventifs. Mais adultes, nous perdons cette étincelle. Comment retrouver notre processus créatif à l’âge adulte ? Comment donner suite à nos idées et les transformer en résultats concrets ?

De plus, il présente deux principes fondamentaux de la créativité : la liberté et la structure.

En effet, il considère que l’une ne peut aller sans l’autre. À l’aide d’anecdotes vécues, il nous montre que la créativité n’est pas magique, mais qu’elle s’épanouit entre ces deux opposés.

Par ailleurs, pour être plus créatif, on a besoin d’expérimenter librement, mais il est nécessaire de développer de la discipline pour voir nos projets parvenir à maturité.

« Arrêtez de considérer la créativité comme le jackpot que quelqu’un d’autre a gagné à la naissance. » 

Créer le meilleur de soi

Manon Lavoie, coach en créativité et auteure

créer le meilleur de soi

 

Ce livre est écrit par une auteure du Québec. Manon Lavoie a aidé beaucoup de femmes à cultiver une vie riche et inspirée par l’expression de leur créativité au quotidien.

Dans son livre (publié en 2017) Créer le meilleur de soi, elle suggère de créer quelque chose de nos mains sans pression de performance ou perfectionnisme.

Ainsi, son approche est vraiment tournée vers l’intérieur, tout en douceur. Ce n’est pas le résultat final qui compte, mais le fait de se réapproprier son pouvoir personnel et de créer de notre vie pleine de sens et de joie.

En fait, Manon Lavoie suggère d’utiliser l’art pour mieux se déposer en soi et écouter son intuition. C’est une invitation à la bienveillance et surtout la permission de se donner cet espace pour soi.

J’abonde avec sa philosophie de donner de la place à un autre rythme, plus intérieur, plus authentique. De plus, elle fait le parallèle entre le processus créateur sur la page et notre vie au quotidien.

De plus, elle propose plusieurs activités très simples pour commencer à se déposer et à écouter ses besoins profonds.

Créativité : le dessin pour libérer la main et l’esprit

De Cat Bennett

créativité le dessin pour libérer la main et l'esprit

J’apprécie cette auteure pour d’autres livres en anglais qu’elle a écrits sur le développement d’une pratique créative quotidienne. Celui-ci est le seul qui a été traduit en français.

Pour commencer, elle propose des exercices très faciles pour prendre cette habitude de dessiner régulièrement. L’avantage est que tu peux commencer rapidement avec très peu de matériel.

Par ailleurs, à l’aide d’exercices de dessin très faciles, Bennett propose de se reconnecter à cette joie de créer comme un enfant. Aussi, de recontacter cette liberté de créer pour le fun.

Elle propose une série d’exercices pour jouer, pour stimuler sa créativité et nourrir l’imagination. Un petit manuel pratique.

Voici un article pour te donner des idées pour créer : 10 idées créatives pour relaxer en 10 minutes

Quelques questions pour toi

  • Quels sont les livres (tout genre confondu) qui t’inspirent?
  • Cite 3 auteurs qui t’ont donné du feu et de l’enthousiasme ?
  • Dans le passé, quelles sont les  trois femmes qui t’ont donné du courage ?
  • Y a-t-il 3 artistes qui t’ont donné envie de créer quelque chose là tout de suite ?
  • Quelles sont les 3 amies dont l’exemple t’a inspiré à commencer une nouvelle chose alors que tu avais peur ?

Je te remercie de me lire. Tu peux aussi me retrouver sur Facebook, Instagram ou YouTube. J’y poste des photos, des vidéos et également j’annonce régulièrement mes activités en personne et en ligne.

Pour rallumer ta créativité, tu peux réclamer ton cadeau gratuit:

Au plaisir,

 

Alice

 

RÉFÉRENCES

COMME PAR MAGIE d’Elizabeth Gilbert

LE NOUVEAU JOURNAL CRÉATIF de Anne Marie Jobin

PARTAGE COMME UN ARTISTE de Austin Kleon

LE RÉFLEXE CRÉATIF de Twyla Tharp

LAISSE COURIR LES ÉLÉPHANTS de David Usher

CRÉER LE MEILLEUR DE SOI de Manon Lavoie

CRÉATIVITÉ : LE DESSIN POUR LIBÉRER LA MAIN ET L’ESPRIT de Cat Bennett

 

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Tu désires depuis longtemps développer ta créativité et tes habiletés en arts visuels ?

Mais ça ne marche pas. Tu te répètes que tu n’es pas créative. Tu ne passes pas à l’action.

En fait, tu es créative , mais tu es probablement bloquée.

Peut-être que tu es hypnotisée devant YouTube et des tutoriels, mais tu n’as pas encore osé les appliquer.

Peut-être que tu continues à dépenser dans des magasins d’art et que tu possèdes beaucoup de matériel que tu n’utilises pas. Quelque chose te dit d’attendre une bonne occasion pour le faire.

Peut-être qu’un espace blanc remplit ta tête tant il y a 1001 possibilités et que tu n’as absolument aucune idée pour démarrer.

Enfin, une voix intérieure ne cesse de te dénigrer et te répète que tu n’y connais rien de toute façon.

Ce sont des blocages créatifs… et c’est normal d’en avoir.

Même les artistes professionnels en traversent.

QU’EST-CE QU’UN BLOCAGE CRÉATIF ?

Un blocage créatif est un obstacle à ton inspiration et ton action à créer quelque chose.

La vérité, c’est que n’importe qui désirant créer régulièrement s’y retrouvera confronté un jour ou l’autre.

En l’occurrence, ceux et celles qui exercent des professions créatives (peintres, écrivains, musiciens, comédiens, artistes…) sont régulièrement exposées aux blocages créatifs, mais les amateurs aussi.

De fait, les blocages créatifs sont tout à fait normaux au cours du processus de la vie humaine.

Cela devient un problème lorsque ces blocages sont si ancrés, que la créativité existentielle n’est plus accessible.

Heureusement, il existe des moyens de ne pas se laisser faire.

Il existe plusieurs manières de dealer avec ses blocages créatifs.

LA CRÉATIVITÉ EST NATURELLE ET INNÉE

Clarissa Pinkola Estès, l’auteure renommée du livre « Femmes qui courent avec les loups » considère la créativité comme une force qui coule naturellement en chaque être humain, avant même qu’il y ait eu une action créative.

Si la créativité se retrouve bloquée, c’est qu’il y a un élément perturbateur qui s’impose pour en contrôler le flow naturel.

D’après Mme Estès, la culture occidentale, en suridéalisant la pensée rationnelle, en valorisant surtout la réussite extérieure et les possessions matérielles, en oubliant les mythes et les histoires nous a plongés dans une pauvreté psychique ou malheureusement le flot de créativité s’est tarit.

« À l’intérieur de chaque femme existe une créature sauvage et naturelle, une force puissante, pleine d’instincts sains, d’une créativité passionnée et d’une sagesse sans âge. »

À ce propos, je suis bien d’accord que la créativité se déployant à partir de nos élans intérieurs est vraiment innée. Ce qui devient un problème, c’est de vouloir en faire quelque chose, de l’utiliser pour « réussir » ou correspondre à un standard donné.

En fait, la créativité cherche un chemin libre et nous devons être assez humbles pour la suivre avec curiosité pour voir où elle peut nous mener.

QUELS SONT LES BLOCAGES LES PLUS RÉPANDUS ?

Le mental

La créativité intuitive ne fait pas appel à la même partie du cerveau que celle qui organise et structure la pensée. Par exemple, le mental peut être très utile pour mettre les choses en ordre, ou pour faire le tri après une intense session de brainstorming.

Là où le mental n’est plus un allié, c’est en nous empêchant de nous déployer dans notre créativité libre. En effet, notre système d’éducation est basé sur la logique, la linéarité et l’action performante et visible… Cela est totalement différent du processus de suivre le flow de la créativité, tout en acceptant de ne pas savoir où cela nous mènera.

En conclusion, use de discernement avec ton mental, pour départager s’il est en train de t’encourager dans ta créativité ou s’il est en train de te freiner.

Le critique intérieur

Julia Cameron, auteure de « Libérez votre créativité » l’appelle le Censeur. C’est une voix aigre et dénigrante qui fera tout pour nous décourager.

Auteur de « The war of Art , break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles », de Steven Pressfield l’appelle la résistance.

À chaque fois que nous tentons un nouveau projet, même pour jouer, le critique intérieur s’assurera de casser notre enthousiasme et notre élan.

On peut se demander pourquoi le critique intérieur existe. Il a l’impression de nous protéger d’un échec ou d’un danger imaginaire.

C’est normal qu’il soit présent. En effet, il est la réponse automatique à notre profond désir de création. Généralement, son raisonnement ne tient pas la route et s’appuie sur des déclarations qui ne reposent sur rien de réaliste.

Quand le critique intérieur se met à déblatérer, ou remet en question tes débuts créatifs, adopte une perspective à l’opposé de ce qu’il dit et agis rapidement: ce n’est qu’une feuille blanche et un peu de peinture.

Ce n’est pas la fin du monde si tu ne réussis pas quelque chose d’esthétique. C’est vrai que ce n’est pas du Picasso, mais chaque personne est destinée à devenir quelqu’un d’unique et non pas une copie d’un artiste célèbre.

Profites-en pour t’en inspirer en fait.

Si les mots du critique intérieur te paralysent, prends les mots et les concepts qu’il utilise comme début de création. Puis recouvre-les de barbouillis de peinture.

Crédit photo: Nick Collins

Le blocage émotionnel

La créativité peut être intense à suivre. C’est une pratique qui peut être agréable, mais elle n’est pas toujours confortable.

Face à l’inconnu, tu pourrais craindre de découvrir quelque chose ou révéler des secrets. Peut-être qu’ils seraient embarrassants ou tout simplement étranges.

Quoi qu’il en soit, toutes ces craintes et ces émotions anxieuses ne sont que des formes variées de résistance, menant à la procrastination et aux blocages créatifs.

Voici un petit conseil : considère-toi comme un guerrier qui s’est engagé sur un chemin et qui malgré l’inconfort de certaines étapes, continuera le voyage à la rencontre de sa créativité.

En fin de compte, tu devras ressentir la peur, l’inconfort ou d’autres émotions désagréables.

C’est comme entrer dans une piscine froide : tu peux plonger la tête la première ou à moitié. De toute manière, ce sera froid. Par contre, une fois que tu auras surmonté le choc, tu seras surprise de sentir comment cela te régénère.

Parfois, l’obstacle s’avère être le cadeau.

La procrastination

Il est nécessaire de faire la différence entre la procrastination qui perdure (et bloque) et la procrastination qui fait partie du processus créatif.

En effet, la procrastination peut être un mécanisme prolongé de résistance insidieuse. Si elle dure longtemps, elle finira par empêcher l’émergence de tes élans créatifs naturels. À la longue, elle te laissera frustrée, insatisfaite et même déprimée.

D’un autre côté, la procrastination peut faire partie des différents cycles de la créativité.

Parfois, on passe beaucoup de temps à créer de manière soutenue. Notre cerveau est en mode concentré pour un certain temps, mais il aura besoin d’une pause à un moment donné.

Habituellement, c’est là qu’on fait autre chose qui n’a rien à voir avec la créativité, mais qui de manière étonnante régénère le cerveau créatif et l’imagination.

Jardiner, aller marcher, parler à des amis, faire une sieste, prendre une douche, regarder des vidéos drôles, réparer quelque chose de manuel, tout cela peut permettre de procrastiner de manière positive.

Donne-toi la permission de procrastiner quelques jours sans te juger et faire complètement autre chose. Et regarde ensuite si cela a renouvelé ton énergie et ton élan créatif.

DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Passer à l’action sans réfléchir

Il existe différentes manières de dealer avec tes blocages créatifs. Quand tu constates que tu es bloquée, une manière efficace, c’est de passer à l’action. VITE.

Écris un rendez-vous dans ton agenda comme un engagement avec toi-même. Commence avec 15 minutes. Respecte ton engagement, peu importe les protestations ou l’ironie de ton critique intérieur.

Quand le moment est venu, prends quelques items de matériel d’art. Ne prend pas une grande quantité, car cela peut te paralyser davantage que d’encourager le passage à l’acte.

Voici deux conseils pour surmonter les blocages créatifs : créer sur un petit format et créer sur des courtes périodes de temps (5-15 minutes).

Tu peux lire mon article « le secret pour créer plus souvent » pour t’inspirer davantage avec ces outils:

MON MANIFESTE ANTI-BLOCAGE

Parfois, je m’aperçois que je fuis ma créativité, ou que je suis prise dans un pattern de remettre les choses à plus tard.

Quand je suis tentée de minimiser l’importance de ma créativité (dixit mon censeur), je me souviens de ces six affirmations :

  1. Je suis moi et personne d’autre n’est comme moi. Personne d’autre ne peut créer ce que je peux créer et dont la manière dont je crée. Mon expression créative est importante.
  2. Mon histoire, ma vision, mon imagination peuvent être partagées et exprimées au même titre que celles des autres.
  3. Avoir du courage ne veut pas dire que je n’ai pas peur. Avoir du courage, c’est agir même si je ressens cette peur de créer.
  4. Mes défauts, mes imperfections font partie de qui je suis. C’est justement ce qui me rend originale. J’apprends à être fière de moi, avec tous mes défauts et mes échecs.
  5. Si je fais des erreurs, ou bien si le résultat ne correspond pas à mes attentes, alors Alleluia ! Cela signifie que je suis passé à l’action de toute façon.
  6. Parfois, je me surprends à créer de l’art pour le montrer aux autres, pour obtenir leur approbation. Je sais que si je continue, je vais finir par me sentir insatisfaite. Donc, je plonge dans la création et l’expression surtout pour moi-même, parce que ça me rend heureuse et joyeuse.

Voici ce que tu peux faire comme réchauffement pour passer à l’action :

  • Prends une des phrases ci-dessus et écris là avec des feutres de couleur comme affirmation créative. Tu peux aussi la modifier à ta manière.
  • Gribouille les yeux fermés.
  • Déchire des papiers de couleur et colle-les aléatoirement le plus vite possible.
  • Fais jouer ta musique préférée et commence à dessiner en rythme.

J’offre un cadeau gratuit à télécharger avec des exercices pour du réchauffement créatif :

IL EST IMPORTANT DE CRÉER MALGRÉ CES BLOCAGES

Parfois, on peut se demander pourquoi il est nécessaire de dealer avec ses blocages créatifs.

Clarissa Pinkola Estes dit  » La créativité n’est pas un mouvement isolé. Quand elle touche, quiconque l’entend, la voit, la sent, ou sait, cette personne out cette chose en est nourrie. C’est pourquoi être témoin de la parole créative, des images, des idées de quelqu’un d’autre peut nous inspirer dans notre propre travail créatif. »

« Un seul acte créatif a le potentiel de nourrir tout un continent. Un acte créatif peut faire qu’un torrent traverse un rocher.  » dit Mme Estès.

Alors, n’hésite pas à te lancer, à oser, à commencer, car le monde a soif de ta contribution créative, de tes mots, tes images et ton regard. Il a besoin de ta créativité aussi.

C’est pourquoi il est important de dealer avec tes blocages créatifs.

Crédit photo: Chang Duong

LA COMPASSION ENVERS SOI-MÊME

Sache qu’il y aura toujours des obstacles qui se dresseront entre toi et ta créativité.

En fait, il y a toujours des moyens de les contourner ou les apaiser. Ils peuvent même servir de point de départ pour créer quelque chose de drôle spontanément.

Aie de la compassion pour toi-même… c’est un processus d’apprentissage. Il est nécessaire d’avoir de la patience et de la gentillesse pour votre enfant intérieur créatif… qui prend peu à peu confiance en ses capacités.

Voilà, j’espère que cet article t’a inspirée et que tu te sens capable de créer quelque chose tout de suite.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

Rejoins-moi sur InstagramFacebook ou YouTube si tu cherches davantage d’inspiration & des exemples de création. Il y a aussi plein d’articles de blogue pour te donner des idées.

Si tu as le goût de participer à un atelier créatif en personne avec moi (à Montréal) :

à très bientôt,

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

Clarissa Pinkola Estes : femmes qui courent avec les loups

Steven Pressfield : The War of Art: Break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles

 

LE PERFECTIONNISME ÉTEINT TA CRÉATIVITÉ

Eh oui, le perfectionnisme éteint ta créativité

D’abord, il t’empêche d’avoir une pratique créative qui te fait du bien.

Surtout, il est ton ennemi le plus féroce, car il se cache sous des couverts de justesse et de « bien » et de « beau ».

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on a peur de commencer sa première création : la paralysie devant la page blanche. Aussi, le fait de ne pas savoir par où commencer. Enfin, la peur de « rater » son coup.

Finalement, c’est un faux ami, car il éteint carrément la créativité des personnes au lieu de la développer. Il clame que c’est pour les aider à s’améliorer qu’il leur donne des « conseils ».

 

CRÉATIVITÉ VS PERFECTIONNISME

Perfectionnisme : Tendance obsessive à rechercher la perfection.

L’ennemi numéro 1 de ta créativité est le perfectionnisme.

Entre autres, il étouffera ton élan de commencer un petit quelque chose de nouveau.

À cause de lui, tellement de monde ne commence jamais quelque chose parce que ce n’est pas « parfait » du premier coup.

Parce que les conditions ne sont pas idéales.

En outre, le perfectionnisme te dira que ton action créative modeste, inachevée ou à essayer quelque chose de nouveau ne vaut pas la peine.

Parce que ce n’est pas assez.

À force, le perfectionnisme finira par éteindre ta créativité.

En fin de compte, pour lui, c’est : « fais-le parfaitement, ou ne le fais pas! »

C’est à croire que le perfectionnisme ne se rappelle pas que nous avons appris une multitude de choses et nous les avons faites maladroitement avant de les faire avec plus d’aisance. Par ailleurs, il ne se rappelle même pas qu’il est magique d’être débutant.

Ou amateur.

Lorsqu’on apprend une nouvelle langue, les premières fois qu’on essaye de s’exprimer, on est aussi éloquent qu’un bébé qui balbutie. Ou encore, quelqu’un qui a des problèmes de diction. Bien sûr, ce n’est pas confortable, mais un jour on parvient à se faire comprendre… Et plus tard, on devient capable d’avoir une conversation avec les locaux du pays où on passe ses vacances!

 

COMMENT LE PERFECTIONNISME ÉTEINT TA CRÉATIVITÉ

 

En fait, on peut parfois considérer le perfectionnisme comme acceptable, car il est nécessaire de « bien faire les choses » dans notre monde basé sur la réussite, la performance et la compétition.

Il y a quelques années, le perfectionnisme opprimait tellement mon écriture que je n’ai jamais écrit les romans fantastiques que je voulais. Ensuite, j’ai cessé d’écrire un scénario de long métrage parce que mon imagination m’amenait dans une direction, mais mon obsession de la perfection me barrait aussitôt la route. Je n’avais aucun plaisir à créer.

Par ailleurs, voici ce que dit Julia Cameron (auteure du bestseller « Libérez votre créativité ») sur notre ennemi : « le perfectionnisme n’a rien à voir avec bien faire les choses. Le perfectionnisme c’est le refus d’aller de l’avant. C’est un système obsessionnel fermé débilitant qui vous fait revenir sur des détails dans votre écriture, votre peinture et vous fait perdre le fil de l’ensemble. Avec lui, vous n’achevez jamais ce que vous commencez. »

N’ayez pas peur des erreurs. Rien n’est erreur. Miles Davis.

En d’autres termes, le perfectionniste a intégré le côté logique et sérieux du cerveau. Le critique règne en roi dans le royaume du perfectionnisme. C’est comme ça que le perfectionnisme éteint ta créativité.

Ce qui est triste à constater c’est que de nombreuses personnes ne s’essayeront jamais à de nouvelles choses. En effet, elles ne supportent pas de ne pas être « bonnes » immédiatement. Elles se coupent de beaucoup de joie, de découvertes, de spontanéité et de jeu.

Ce qui arrive en laissant le perfectionnisme les paralyser, c’est qu’elles n’apprennent jamais à apprécier le processus, le côté non fini des croquis, l’échauffement, les gammes ou la version intermédiaire d’une création.

Tout doit être impeccable, contrôlé, serti et final…

D’ailleurs voici une photo d’un de mon premier art journal. Je les faisais sachant que ça n’aurait pas l’air de ce que je voulais. Sachant que ça ne serait pas parfait,  j’étais tout de même déterminée à le faire quand même.

art journal

Crédit photo: flowcreatif

En conclusion, Julia Cameron dit :

« Le perfectionnisme n’est pas une quête du meilleur. C’est la poursuite du pire de nous-mêmes. Cette partie en nous qui dit que rien de ce que nous faisons ne sera jamais assez bon et que nous devrions essayer encore et encore. »

 

COMMENT SE MANIFESTE LE PERFECTIONNISME DANS TA PRATIQUE CRÉATIVE

 

Alors, tu as acheté le matériel. Tu t’es installé un espace pour créer. Puis, tu as dégagé du temps pour créer.

Sauf que tu ne le fais pas.

Qu’est-ce qui t’empêche d’avoir une pratique créative régulière?

Qu’est-ce qui t’empêche d’intégrer la créativité dans ta vie quotidienne pour la rendre plus vivante et colorée?

Tu es paralysée par:

  • la page blanche
  • un bon début qui fait que tu as peur de le gâcher
  • la voix à l’intérieur qui te dit que ça ne vaut pas la peine
  • la peur de l’échec
  • la peur du succès
  • la dernière création qui était « ratée »
  • la dernière création qui était « réussie »
  • quelqu’un d’autre qui a tellement de talent et de maîtrise technique
  • la critique d’autrui
  • les doutes
  • l’anxiété de performance
  • Il y a tellement d’autres choses plus importantes à faire

Je continuerai à répéter que le processus est plus important que le résultat lorsque l’on commence à créer.

En premier, il est nécessaire de prendre conscience qu’un processus est en cours dans la créativité qu’il est important de le suivre (et non contrôler).

En effet, cela constitue un pas important qui nous permet de rester en mouvement. Dans l’action créative, on peut alors entrer dans le flow créatif, là où les voix critiques se taisent.

Et, le perfectionnisme fera tout pour t’arrêter. Il fera tout pour éteindre ta créativité.

Ne craignez pas la perfection, vous ne l’atteindrez jamais. Salvador Dali

De même, plonger dans le processus créatif bien imparfait, parfois chaotique et désordonné permet de te garder dans ce mouvement.

Pourquoi?

Parce que le chaos et le désordre de l’imperfection peuvent nous guérir de notre dureté envers nous-mêmes.

En fait, certaines oeuvres « bordéliques » décrites comme du « n’importe quoi » (par mon mental perfectionniste) ont été les plus profondes, vraies et significatives.

En effet, elles « sonnaient » juste et faisaient du sens. Elles me montraient une perspective qui m’a permis de m’accepter mieux dans ma créativité imparfaite.

TROIS COACHS POUR DÉSAMORCER LE PERFECTIONNISME

Coach SARK sur les blocages créatifs

Susan Ariel Rainbow Kennedy, connue sous le nom de SARK, est une auteure, artiste, conférencière et enseignante créative américaine.

Il y a quelques années, j’ai lu son livre « Succulent Wild Women » où elle encourage à se déployer dans toute son excentricité et assumer sa nature créative.

En plus, l’ouvrage lui-même est écrit à la main et rempli de couleurs vives. Elle-même est à l’image de ses ouvrages : outrageusement créative, enthousiaste, joyeuse et passionnée.

Devant la paralysie induite par le perfectionnisme, SARK suggère de faire des « mini mouvements » : plus ces pas sont petits, moins ils font peur.

Mais il est important de se garder en mouvement.

  • 1er jour : Sors tes ciseaux
  • 2e jour : nettoie ta table
  • 3e jour : achète des marqueurs de couleur
  • 4e jour : fais une marque sur ta page
  • 5e jour : Met de la musique et fais d’autres marques sur ta page
  • 6e jour : et ainsi de suite…

 

Dans l’article, le secret pour créer plus souvent, je suggère de créer sur des petits formats ne serait-ce qu’une minute. Également, je suggère de « faire des marques » au lieu de « faire de l’art », ce qui est bien moins intimidant, moins exigeant et plus faisable.

Coach Brené Brown sur l’imperfection

Brené Brown est une chercheure américaine et auteure de plusieurs bestsellers. Elle a étudié la honte et la vulnérabilité depuis des années.

En fait, elle explique que le perfectionnisme est une façon dont on se protège pour ne pas être blessé dans la vie.

Elle voit carrément le perfectionnisme comme une armure. En effet, accepter d’être imparfaite (en créativité et dans la vie) c’est montrer que l’on fait des « erreurs » et montrer sa vulnérabilité.

Pour regarder sa conversation avec Oprah sur le perfectionnisme clique ici.

Sa suggestion : accepte que ta condition d’être humain soit celle de l’imperfection. Cela s’avère être un cadeau plutôt qu’un fardeau. Aussi, accueille le fait que tes émotions liées à ta créativité prennent racine dans ta vulnérabilité.

C’est parfois inconfortable. Pourtant, accepter de faire des erreurs et de se trouver dans cette zone « imparfaite » est là où on apprend à être nous-mêmes.

À ce moment-là, notre véritable créativité peut se développer et se déployer avec sa couleur particulière, qui ne ressemble pas à celle des autres.

Et surtout, c’est là que ta créativité grandit en se foutant des critiques des autres (et celles qui peuvent soudainement t’attaquer à l’intérieur).

Finalement, le perfectionnisme voudrait que tu ressembles à quelqu’un d’autre que toi-même. Il voudrait éteindre ta créativité.

Ne l’écoute pas. Crée.

crédit photo: Kaboompics

Coach Julia Cameron sur le perfectionnisme

Dans son livre « libérez votre créativité », Julia Cameron dit que les œuvres d’art ne sont jamais totalement terminées. C’est-à-dire que leurs auteurs décident à un moment de s’arrêter et de lâcher prise sur une idée de perfection (qui ne finit jamais).

« Un livre n’est jamais fini. Il arrive un moment où vous arrêtez de l’écrire et vous passez à l’étape suivante. Un film n’est jamais monté parfaitement, mais à un moment donné le cinéaste lâche prise et décide qu’il est terminé. »

Une peinture n’est jamais terminée; elle s’arrête simplement dans des lieux intéressants. Paul Gardner.

Le laisser-aller est une étape naturelle dans la créativité. Alors, apprécie le processus, mène ta création à une certaine maturité ou minutie… puis laisse-la aller. Laisse-la vivre sa vie de création. Et recommence une autre création… parce que c’est le propre de la créativité de se déployer vers d’autres horizons.

Crédit photo: Josua Niedermayer

Tout cela est très inspirant, mais tu es toujours coincée?

Voici un cadeau gratuit pour toi : un « calendrier » de cercles colorés que tu peux remplir chaque jour avec des motifs ou des gribouillis. Une excellente façon de tricher avec le perfectionnisme. Télécharge-le:

EN TERMINANT

DIS AU PERFECTIONNISME D’ALLER SE FAIRE VOIR!

J’espère que cet article t’a encouragée à prendre conscience des dégâts que peut avoir le perfectionnisme sur l’épanouissement de ta créativité. Et comment il peut éteindre ta créativité.

En effet, je continue de croire qu’une créativité vivante est la garante d’une vie allumée et passionnante, une vie faite à la main, une vie nourrissante remplie de découvertes et de liens.

En tous cas, le perfectionnisme risque d’éteindre cette belle créativité qui est la tienne. Ne le laisse pas faire.

Dès que tu entends ses commentaires rigides dans ta tête. Dès que tu as peur de ce que les gens vont penser de tes créations… Dis-lui d’aller se faire voir!

Peu importe la forme que prend ta créativité – que tu sois artiste, peindre, écrivaine, danseuse ou cuisinière – tu as besoin d’elle pour te sentir vivante.

Alors ne laisse pas le perfectionnisme l’éteindre et la rendre petite et muette.

Le 30 août 2019, j’animerais mon atelier Art Journal Bootcamp à Montréal. C’est l’occasion d’apprendre les techniques mixtes pour se créer un merveilleux art journal à soi. Les inscriptions sont ouvertes 😊

Joins-toi à notre groupe Facebook pour montrer tes créations et tes marques créatives antiperfection et être encouragée par un beau groupe 😊

Si tu as des questions ou des commentaires, n’hésite pas à m’écrire.

Tu peux aussi me suivre sur Facebook, Instagram et Youtube.

Créative et perfectionniste en rétablissement.

 

Alice

 

RÉFÉRENCES

SARK

Succulent Wild woman

Site web: http://planetsark.com/

BRENÉ BROWN

Son TEDtalk sur la vulnérabilité, sous titres français.

Sa conversation avec Oprah sur le perfectionnisme

La grâce de l’imperfection

JULIA CAMERON – Livres en français

Libérez votre Créativité

La source de la créativité: l’art de la persévérance

LE SECRET POUR CRÉER PLUS SOUVENT

La créativité te fascine et tu portes depuis longtemps dans ton coeur le désir de créer plus souvent.

Mais tu ne le fais pas.

S’il existe un secret pour créer plus souvent, tu aimerais bien le connaître.

La raison pour laquelle les gens qui désirent créer ne le font pas, c’est la peur.

  • Peur de la page blanche
  • Peur de commencer
  • Peur de faire quelque chose de laid.
  • Peur d’être critiqué
  • Peur de réussir
  • Peur de rater
  • Peur que ça ne serve à rien d’être créatif
  • Peur de se sentir inadéquate

La peur se retrouve sous forme d’une voix qui dit : « pour qui te prends-tu ? Tu crois que c’est de l’art ? »

Pour celles qui ne parviennent pas à se mettre en action malgré ce critique intérieur, il existe un secret pour commencer à créer et le faire souvent.

En fait, il existe DEUX secrets pour créer souvent et facilement.

Je vous les présente ensemble, car ils sont le complément l’un de l’autre.

SECRET No 1 : NE PAS FAIRE DE L’ART.

Il suffit de changer son vocabulaire.

Au lieu de faire de l’art, faire du markmaking.

Faire des marques. Gribouiller ou Doodle en anglais.

Beaucoup de personnes qui sont attirées par des activités créatives sont intimidées par les mots art et artiste.

La pression de faire de « l’art » inquiète notre cerveau qui se réfère immédiatement à Picasso et à Vermeer (des maîtres)  pour comparer et juger nos capacités. C’est fou non ?

Quand tu te dis:  » je vais prendre 10 minutes et je vais tracer des marques » il y a moins de chances que ton angoisse de la page blanche te paralyse.

Quand tu traces des marques, tu ne t’attends pas à réussir, parce que « ce n’est pas de l’art ».

Et il est alors possible de relaxer.

Et de créer.

Le secret pour créer souvent, c’est de « faire des marques », de gribouiller, scribouiller sans se prendre au sérieux. Il sera ainsi plus facile de commencer.

Plus tard, on pourra rediscuter si « c’est de l’art ou pas », mais pour l’instant je partage cette astuce pour t’aider à passer à l’action plus régulièrement.

 

Qu’est-ce que le « markmaking » originellement ?

« Markmaking » ou faire des marques est le premier stade de dessin chez les enfants.

Cela leur permet de développer leurs compétences motrices, leur imagination et leur vocabulaire visuel.

S’il y a bien une leçon que l’on peut retirer de l’enfant créateur, c’est qu’il se lance dans l’expérience sans peur de rater quoi que ce soit.

La joie et l’excitation qu’il vit lorsqu’il est immergé dans le Flow créatif seraient bien utile à l’adulte trop sérieux.

« Markmaking » est également un terme utilisé pour décrire les différentes lignes, points, motifs répétitifs et textures créés comme préliminaires d’une œuvre d’art finale.

Souvent, les artistes font des croquis, des marques, des essais dans leur journal avant de les transposer sur une grande toile.

C’est un peu l’équivalent de faire ses gammes pour les musiciens.

Cela permet de s’entraîner sans avoir à être un génie.

Nul besoin de dégager des heures pour créer quelque chose de gros, de précis ou de complexe.

Il suffit de 10 minutes et on peut faire du markmaking et faire souvent.

 

Tromper ton critique intérieur

Pour celles qui sont trop impressionnées par les mots art et artiste, faire des marques est un bon truc.

Le markmaking, c’est un jeu, une activité facile et courte qui peut nous apporter de la joie au quotidien.

En conséquence, c’est une porte d’entrée pour s’exercer à créer régulièrement sans de bloquer sur les détails. L’important c’est de faire ce qui marche pour toi.

Notre critique intérieur fonctionne à partir de toutes les peurs qui ont été citées plus haut.

Donc, faire des marques permet de le détourner de son habituel discours décourageant.

Artistes adeptes du markmaking

Rae Missigman considère que le markmaking a beaucoup contribué à son développement comme artiste.

Répéter des motifs dans une attitude de jeu et d’exploration lui a permis de s’exercer chaque jour pendant des années et de le partager à ses fans.

Elle aime créer régulièrement tous les jours et fait des marques avec de la peinture et des marqueurs.

Cette routine quotidienne l’a aidée à ne pas se prendre au sérieux et à persévérer.

Au départ, elle ne se considérait pas comme une artiste et choisissait de faire seulement ce qui lui faisait du bien.

À force de « faire des marques » quotidiennement, elle a fini par développer son style visuel propre.

En même temps, cela l’a rendue heureuse.

 

Art & photo par @raemissgman

L’art-thérapeute et artiste Amy Maricle a travaillé longtemps avec des cercles miniatures pour pouvoir créer souvent, en peu de temps et sans complication.

De fait, elle encourage les non-artistes à faire de l’art pour prendre soin d’elles-mêmes.

Elle veut les inspirer à créer au-delà du « produit » et à plonger dans le processus du markmaking.

Par exemple, essayer tous les matériaux que l’on possède, crayons, feutres, pinceaux, marqueurs et en tester chaque couleur sur différents papiers.

Lien vers son site: https://mindfulartstudio.com/

 

Voici un vidéo de où je commence par faire du markmaking :

Le secret pour créer souvent c’est de gribouiller et de ne pas considérer cela comme de « l’art ».

Répéter des motifs, des points, des lignes peut nous aider à rendre notre créativité accessible et facile, car nous n’avons plus besoin de réussir quelque chose ou d’arriver quelque part.

Le deuxième secret pour créer souvent, c’est de « faire des marques » sur un format qui permet de le faire souvent.

 

SECRET No 2 : CRÉER SUR UN PETIT FORMAT

 

Créer sur un petit format semble quasiment ridicule, mais c’est un format puissant.

C’est important, parce que si tu le fais chaque jour pendant 365 jours (5-10 minutes par jour), tu auras 365 miniformats créatifs à la fin de l’année.

Sur le Net, de nombreuses personnes ont décidé de créer la même chose chaque jour pendant 21, 100 ou 365jours.

 

Des gens qui ne savaient pas dessiner ont fini par développer cette capacité en faisant leurs gammes.

Pour réussir à en faire des centaines, ils le font sur un petit format.

 

Créer sur un petit format est la porte d’entrée royale pour avoir une pratique artistique constante.

 

L’excuse entendue régulièrement pour celles qui veulent se mettre à créer, c’est le manque de temps.

  • Nous sommes tellement occupées, que c’est un défi de trouver le moment propice et la motivation pour passer à l’action.
  • Nous le faisons au début du mois de janvier et après deux semaines c’est fini.
  • Nous passons 2 heures par jour sur les réseaux sociaux au lieu de prendre 10 minutes pour créer et nous redonner le sourire (mea culpa).
  • Créer devient une corvée au lieu de nous apporter du plaisir
  • Nous nous mettons de la pression pour atteindre à un résultat « réussi »
  • Nous attendons d’acheter le matériel artistique nécessaire pour commencer à créer
  • Nous attendons du calme et un espace à nous pour commencer à créer
  • Nous attendons les conditions idéales pour commencer à créer.

 

Je vous offre le secret infaillible pour créer souvent:

Créer sur un petit format.

  • Créer sur un petit format demande peu de temps
  • Créer sur un petit format demande peu de matériel
  • Créer sur un petit format demande peu de place
  • Créer sur un petit format, c’est facile
  • Créer sur un petit format c’est comme prendre des mini bouchées d’un éléphant
  • Créer sur un petit format permet de créer par étapes. Pas à pas.
  • Créer sur un petit format permet de développer une pratique artistique quotidienne.
  • Quand tu crées sur un petit format, tu n’as plus d’excuses 

Small is beautiful (& facile)

Je trouve merveilleux le secret de créer « petit », car c’est simple. Cela devient un processus continu, accessible et apaisant. Le fait de répéter souvent l’action te permet de renforcer cette pratique créative et d’en ressentir les bienfaits sur le long terme.

Je souhaite qu’avec l’habitude, cela t’aide à développer ta confiance en toi et que tu puisses te reconnaître comme artiste et l’assumer.

 

EXEMPLES D’ACTIVITÉS AVEC DES PETITS FORMATS

  • Post-it
  • Zentangle (j’en ai parlé dans l’article précédent)
  • Cartes index (petits cartons de 3×5 pouces)
  • Écrire un mot inspirant par jour, puis l’embellir (colorier ou décorer)
  • Écrire une gratitude par jour sur une carte
  • Remplir une case d’un calendrier mensuel par jour
  • Travailler en série sur un thème
  • Utilise un autre format que le carré ou rectangle. Essaie avec des ronds ou des triangles.
  • Essayer toutes les couleurs ou tous les feutres de ton matériel
  • Prépare les petits formats à l’avance.
  • Prépare-toi une pochette avec un mini kit de création.
  • Sors-le pendant la journée pour créer 5 minutes (pause lunch, dans le métro ou dans une salle d’attente)

Oublie le perfectionnisme. Rappelle-toi qu’il ne s’agit pas d’art, mais de markmaking.

Tu veux commencer tout de suite, mais tu ne sais pas quel petit format choisir?

Je te suggère le challenge 61 jours « one index card a day » par daisy-yellow.

C’est une artiste qui lance ce défi créatif, mais qui recommande de ne pas y voir une compétition mais un jeu.

L’invitation est de créer chaque jour sur une carte index pendant 61 jours. C’est tout.

Ensuite, tu peux partager ta création si tu le désires sur Instagram avec #icadaday #daisyyellow et voir les œuvres de nombreuses personnes dans le monde.

Ma version de icad-a-day c’est d’utiliser le markmaking et d’écrire par-dessus une chose pour laquelle je suis reconnaissante aujourd’hui.

Je l’ai nommée #gratitudecreative. 

Ainsi, je fais une pierre deux coups, je crée et je souligne ma gratitude.

Je t’en prie, je te donne le hashtag 🙂

Voilà ce qui conclu cet article sur les deux secrets pour créer plus souvent. J’espère que cela t’a inspirée.

Je suis en train de préparer un atelier en ligne sur les petits formats pour créer régulièrement, tout en s’amusant.

Es-tu intéressée ?

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Si tu commences à créer souvent et tu souhaites montrer ta création dans un espace sécuritaire et bienveillant, je t’invite à joindre notre communauté sur le groupe Facebook (après avoir téléchargé le cadeau ci-dessous) :

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Bonne « mini » création,

 

Alice

 

Références:

Défi icad a day: https://daisyyellowart.com/

Amy Maricle: https://mindfulartstudio.com/

Rae Missigman: http://raemissigman.com/

À TOI, QUI CROIT QU’ELLE N’EST PAS CRÉATIVE

Tu crois que tu n’es pas créative ?

Laisse-moi te prouver le contraire.

 

Nos vies quotidiennes sont remplies de nombreuses actions créatives:

Tu as concocté un souper avec les restes du frigo. Tu as décoré ta chambre. Tu as écrit une carte de fête pour ton ami. La manière d’agencer tes vêtements… Hier, je suis allée marcher. J’ai admiré les fleurs printanières et je me suis mise à prendre des photos. Tout cela fait partie de notre vie et ce sont des signes de notre créativité intrinsèque.

Notre cerveau « civilisé » tient à catégoriser les gens en deux camps: ceux qui sont créatifs et ceux qui ne le sont pas. Ça ne veut pas dire que notre cerveau a raison.

Il n’existe pas de gens non créatifs (sauf les morts).

Il n’existe que des personnes qui ne pratiquent pas suffisamment leur créativité.

Si tu es vivante. Si tu respires. Tu es créative.

 

 

D’où vient cette idée que tu n’es pas créative ?

Le problème c’est que le terme « créative » se compare immédiatement aux artistes professionnels et autres génies que tu admires.

La façon dont on décrit l’art et la créativité dans notre société semblent les réserver à une élite spéciale.

« Je ne suis pas une artiste. » est la première phrase que l’on dit pour minimiser et dénigrer notre potentiel créatif.

Un jour, ton professeur note ton dessin et depuis ce jour-là, tu crois que tu n’es pas créative. Malheureusement, c’est souvent depuis un moment semblable que la majorité des gens se sont étiquetés eux-mêmes « non-créatifs ».

En fait, ta créativité est une énergie de vie.

 

Tout le monde la possède.

C’est ta créativité qui anime ton existence.

Tu remplis ta vie de différentes choses : tes relations, ton travail, ta santé, ta maison, ta déco, le genre de vêtements que tu portes, etc.

Quand tu répète que tu n’es pas créative, tu perpétues inconsciemment cette idée erronée.

Si tu chantes, si tu marches, si tu accroches des rideaux et organises ton horaire de la semaine. Si tu trouves une solution à un problème courant. Si tu agences les couleurs de ton salon avec les meubles… si tu gribouilles en parlant au téléphone…

Tu es créative.

 

Prend une pause de lecture pour observer où se manifeste ta créativité dans ta journée aujourd’hui.

Tu as sûrement créé quelque chose…

matériel créatif

 

 

Tout le monde est créatif.

La créativité, c’est comme une matière première.

Tout le monde l’a, mais ce n’est pas tout le monde qui s’en sert.

As-tu déjà vu une enfant de deux ans explorer avec un gros crayon de couleur ? As-tu remarqué son enthousiasme, sa passion et le délice avec lequel elle s’étale partout ? Vois-tu comment elle est excitée et totalement impliquée dans son action ?

Cette enfant ne souffre d’aucun doute sur sa créativité.

Cette enfant est créative et heureuse de l’être et c’est TOI.

Imagine qu’un adulte dise à cette enfant : Ce que tu fais ce n’est pas assez créatif parce que blablalala (comparaison +performance+standards). Ce n’est pas cool, n’est-ce pas ?

Pourtant, c’est ce que tu te répètes probablement chaque fois que l’envie te prend de commencer une pratique artistique, artisanale ou créative.

Tout enfant vit naturellement son potentiel créatif. Malheureusement, avec les années, 100% d’enfants ultracréatifs et inventifs passent à…  40% des adolescents moyennement créatifs à 15% des adultes qui se disent encore créatifs….

Que s’est-il passé ?

La créativité est un trait que tous les humains possèdent, mais nous sommes convaincus par un conditionnement social à croire à cette définition « perdante » de la créativité. Alors notre muscle « créatif » s’atrophie. Le jugement de ce qui est « assez » créatif ou « réussi » finit par nous empêcher de créer.

La créativité est une pratique. C’est aussi une attitude devant la vie.

 

Est-ce que nous sommes curieuses de tester de nouvelles choses, d’envisager d’autres manières de faire ?

Sommes-nous en train de répéter ce que nous maîtrisons bien?

Sommes-nous excitées à l’idée de créer quelque chose d’autre, une autre saveur, un autre chemin pour aller au travail ?

Sommes-nous capables de nous mettre dans la peau d’un enfant et de jouer sans raison !?

Sommes-nous capables de tolérer l’inconfort d’être une débutante et de faire des « erreurs » ?

Au contraire, sommes-nous prises dans une sorte de rigidité mentale « adulte » qui nous répète que notre peinture ressemble à une tâche laide… et que nous perdons notre temps.

L’enfant-artiste répondrait : « ceci n’est pas une tâche, mais un merveilleux coucher de soleil avec un nuage brun qui se reflète sur l’horizon… et je ne t’ai pas demandé ton avis! »

Devinez quelle posture intérieure nous aide à vivre une existence plus excitante et intéressante?

 

Nous sommes plus heureuses quand nous créons. Si nous avons le privilège d’être une femme, la créativité est même encodée dans notre corps! Nous sommes faites biologiquement pour créer la vie !!! #empowerment

Tu as été une enfant un jour? Tu es créative.

Tu es vivante? Tu respires? Tu es créative.

enfant créative

crédit photo: Senjuti Kundu

Tu peux (re)-devenir créative: ça s’apprend.

Éduquer les enfants à utiliser leur créativité naturelle est fondamental pour les préparer à un futur en constante transformation. C’est ce que Ken Robinson présente dans sa conférence TedTalk (Do Schools Kill Creativity ?, 2006).

Il déclare que la créativité est aussi cruciale à transmettre à l’école, que la lecture et l’écriture.

Il souligne l’atout principal de la créativité : se lancer dans l’inconnu et ne pas avoir peur de faire des erreurs.

Pour un enfant, le voyage créatif est plus intéressant et excitant que la peur de faire des erreurs.

Le drame, c’est qu’une fois adultes, nous ne nous permettons plus cela, et c’est cela qui nous freine.

Lorsque tu dis que tu n’es pas créative, as-tu peur de faire des erreurs (en créant) ?

Pourtant, les erreurs font partie de toute création achevée et « réussie ».

Souvent même, c’est en faisant des « erreurs » qu’on trouve de nouvelles solutions.

Le terme « erreur » en lui-même sous-tend un jugement.

Il est nécessaire de se défaire d’abord des jugements et des conditionnements sur le terme créativité.

Ensuite, c’est accepter que la pratique créative te mette dans une situation un peu inconfortable au début.

Enfin, c’est d’apprivoiser les « erreurs » et de ne pas s’y arrêter et de se focaliser sur le plaisir que ça donne.

En dernier lieu, c’est de s’engager dans une pratique régulière.

Pour commencer une pratique créative simple et immédiate, télécharge ton cadeau gratuit:

Être créative, ça se pratique.

Julia Cameron dans son livre bien connu « Libérez votre créativité » parle beaucoup de la pratique de la créativité.

Elle a consacré des décennies à montrer aux gens « non-artistes » qu’ils étaient en fait créatifs.

Au lieu de référer aux recherches théoriques, elle a offert des outils simples et pratiques à ses lecteurs et élèves.

Ces outils concrets ont accompagné des milliers de gens sur ce chemin de reconnexion avec leur propre créativité.

Mme Cameron dit : « Oui. je crois que tout le monde est créatif. Que vous vous déclariez artiste ou non, vous faites chaque jour des choix créatifs. Vous concevez une vie unique, que vous vous sentiez «artiste» ou non. J’enseigne depuis 30 ans. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui était « zéro créatif ». Si vous êtes intéressé par une pratique créative, c’est que vous avez déjà décidé que votre créativité importait vraiment. Si vous recherchez une validation, elle provient de l’utilisation de 3 outils : Pages du matin, les rendez-vous d’artistes hebdomadaires et les promenades quotidiennes.  » (Traduction libre du lien suivant)

  • Les pages du matin nous mettent en contact avec nos rêves
  • Les « dates » d’artiste nous inspirent et nous donnent de l’énergie.
  • Les marches quotidiennes nous font littéralement « marcher » à travers nos doutes et notre autocritique. (Traduction libre du lien suivant)

Personnellement, j’écris parfois les pages du matin, mais je ne le fais pas chaque jour, car j’ai d’autres routines auxquelles je donne priorité. Ces outils fonctionnent, même si tu ne les appliques pas chaque jour.

Je te recommande de faire 10 minutes de création VISUELLE chaque jour.
  • Sur un petit format (carte index, calendrier ou post-it)
  • Avec du matériel très simple (commencez avec ce que vous avez)
  • C’est la pratique qui compte
  • Si tu ne le fais pas chaque jour, traite-toi avec douceur et patience
  • Des jugements vont probablement apparaître lors de cette pratique
  • Généralement, les voix critiques se taisent quand tu es en train de créer.
  • Alors, crée.

Je ne sais pas si j’ai réussi à te convaincre de commencer à animer concrètement ta créativité, mais je l’espère!

Se reconnecter avec sa créativité, c’est de se reconnecter avec son potentiel de Vie. C’est se reconnecter avec soi-même.

 

Tu as le goût de pratiquer ta créativité?

J’ai un cahier téléchargeable avec des exercices pour te pratiquer avec facilité et fun.

C’est gratuit:

Bonne journée!

 

Références:

Cameron, J. (2018). Libérer votre créativité. Alexandre Stanké.

https://www.ted.com/talks/ken_robinson_says_schools_kill_creativity?language=fr-ca

https://juliacameronlive.com/2013/02/06/is-everyone-creative/

 

 

 

7 ÉLÉMENTS D’UNE PRATIQUE CRÉATIVE QUI FAIT DU BIEN

matériel d'art

Entends-tu « l’appel » à créer davantage?

Veux-tu commencer une pratique créative dans ton quotidien?

 

Tu as toujours été attirée par la créativité. Peut-être que tu as déjà lu « Libérez votre créativité » de Julia Cameron ou « Comme par magie » d’Élizabeth Gilbert.

Quoi qu’il en soit, c’est ce que tu veux mettre en place dans ton quotidien : une pratique régulière de mieux-être par la créativité.

Pratiquer une activité créative a un impact positif sur ton ressenti, ton humeur et ton bien-être physique, émotionnel et psychologique.

Exercer périodiquement sa créativité par les arts stimule ton élan vital et enrichit toutes les sphères de ta vie.

Être créative, c’est être dynamique, pleine d’imagination et capable de résoudre les problèmes quotidiens avec aisance. Avoir une pratique créative, c’est penser différemment et d’une manière inusitée. Peindre, coller, dessiner, modeler, bricoler, tricoter apaise, nourrit, anime et peut  transformer un moment difficile en joie de vivre. Ce sont les multiples recherches sur le pouvoir de l’art-thérapie et la créativité qui le confirment.

Créer est accessible à tout le monde, car la créativité est une force de la vie qui pulse nous rend unique.

Si vous êtes vivante, vous êtes créative. 

7 elements pratique créative qui fait du bien

Mais voilà que tes résolutions ne durent pas. La vie quotidienne t’envoie tellement à faire que ton désir de créer se retrouve enfoui sous les tonnes de choses « sérieuses » à s’occuper.

Tu sais quoi? C’est normal.

Prendre de nouvelles habitudes et leur accorder de l’importance n’est pas toujours facile. Le chemin est parsemé d’obstacles et d’excuses.

Qu’est-ce qu’une pratique créative? 

Cela consiste à s’accorder du temps de manière régulière pour créer quelque chose « gratuitement », juste pour le plaisir de créer. Pour se faire du bien. C’est se donner la permission de jouer, d’explorer, de s’exprimer par les arts visuels. Je crois que c’est la manière de prendre soin de soi la plus agréable et gratifiante qui existe. 😊

L’objectif d’une pratique créative c’est comme l’objectif de la méditation.

C’est la pratique qui compte.

 

Aucun livre sur la méditation ne peut transmettre ce que l’expérience régulière te donnera.

Ce qui importe c’est le faire.

Pour te guider, voici les 7 éléments importants d’une pratique créative dédiée à ton bien-être:

Prendre la décision

Le point tournant de tout changement, de toute transformation, c’est de le décider. Fermement.

Tout part de là.

Ça veut dire que même si c’est difficile nous nous y tenons.

Ça veut dire que nous n’avons plus aucune excuse pour nous y mettre.

Ça veut dire que lorsque l’occasion de ne pas se tenir à notre décision viendra nous nous y tenons quand même.

Si ta décision n’est pas prise, ça signifie que tu n’es pas encore prête à en faire une priorité. C’est OK. Tu n’es pas la seule.

Une pratique n’a pas à être parfaite du premier coup. Toi non plus.

Un truc en attendant de prendre cette décision, c’est d’approcher cette pratique comme un JEU.

La créativité est une distraction « sérieuse » : tu t’amuses et tu cultives le plaisir de créer… et en même temps tu prends soin de toi! En plus, tu laisses de l’espace pour ton moi authentique!

Lorsque tu auras la tentation de ne pas t’en tenir à ta décision de créer, rappelle-toi que c’est un jeu.

Et redonne-toi la permission de jouer!

matériel d'art

Le matériel

Voici le matériel dont tu as besoin pour commencer :

  • Un crayon ou un stylo
  • Un morceau de papier ou un cahier
  • Des ciseaux et de la colle
  • Vole les crayons de couleur et/ou la gouache à tes enfants.
  • Du papier récupéré (prospectus, magazines…)
  • Set d’aquarelle (3$ chez Dollarama et 6$ chez Walmart)

C’est tout.

Le mythe le plus répandu , c’est que ça prend des fournitures spéciales

pour « bien » exercer sa créativité.

En fait, c’est une excuse pour ne pas commencer!

N’accorde pas trop d’importance à la quantité ou la qualité du matériel que tu utilises.

Commence petit.

Commence souvent.

Commence comme une débutante en exploration.

Commence avec ce que tu as. C’est amplement suffisant.

Il n’y a rien à réussir. Il n’y a rien à rater. Juste t’entraîner à créer. Lance-toi!

Ne t’attache pas tant à ce que tu crées au départ comme si c’était ultra précieux. C’est la meilleure façon de t’arrêter.

Si la page blanche te met dans un état d’anxiété (tu ne sais pas où commencer), prends un crayon, ferme les yeux et commence à gribouiller.

Change de main. Déchire des morceaux d’images et commence à les coller.

Ne prend pas comme excuse que tu n’as pas le matériel nécessaire.

Quand tu as pris l’habitude de créer périodiquement, alors offre-toi une visite à un magasin de matériel d’art et gâte-toi. Ça fait partie du plaisir. Fais simplement attention de ne pas passer plus de temps à magasiner qu’à créer 🙂

Établir un espace pour créer

Ceci est probablement l’élément le plus important pour établir une pratique créative régulière.

C’est de t’accorder un espace dans ta vie.

D’abord, je t’invite à te donner un espace temporel.

Quand nous considérons que quelqu’un ou quelque chose est important, nous lui accordons notre temps.

Pour accorder du temps à ta créativité, tu es invitée à le décider en premier lieu.

Puis, de l’écrire dans ton agenda. Par exemple, une heure par semaine le dimanche.

Enfin de passer l’action. (C’est plus important de faire la vaisselle dira ton mental qui a peur de créer…)

Accorde du temps à ta créativité!

Deuxièmement, accorde-toi un espace physique.

Il est important d’établir un espace dédié à ta créativité.

Par exemple une petite table, ou un coin dans son sous-sol. C’est un défi pour les femmes qui ont des enfants.

Il arrive souvent qu’elles n’aient d’espace privé pour elles-mêmes. Un coin de table suffit.

Tu peux aussi mettre ton matériel dans un panier, facile à déplacer quand c’est le moment pour créer.

Un espace consacré à sa créativité, c’est comme un autel ou un coin pour s’entraîner.

C’est là qu’on exerce notre spiritualité ou notre yoga. L’espace accueille notre pratique et en renforce l’habitude.

Cela devient notre « bulle » privée.

C’est plus facile de sauter dans l’action si l’espace nous attend plutôt que devoir tout arranger avant d’être prête à créer.

Prend exemple sur les artistes qui louent un atelier pour abriter leur pratique professionnelle.

Investir dans un espace consacré à leur art les aide à ancrer leur engagement envers leur pratique au quotidien.

Tu peux faire cela pour toi-même à plus petite échelle et cela t’aidera à bâtir cette pratique créative pour ton épanouissement.

Donne-toi cet espace extérieur pour créer.

Cela aura pour effet de créer un espace à l’intérieur de toi pour cette pratique.

atelier créatif

crédit picwizard

Se centrer

Il est important d’éteindre ton cellulaire et ton ordi. De t’isoler des sources de 1001 distractions qui viendront indéniablement te déranger.

Pas de télé, pas de radio avec de la pub, pas de notifications! Il est important de préserver ce moment pour du silence avec toi-même. Comme si tu méditais.

Te centrer, c’est faire de ce moment créatif, un moment avec toi-même.

 

Pour cela, il est nécessaire de couper les bavardages et le bruit.

Choisis une musique relaxante et zen.

Si ton mental est quand même volubile et que tu penses à trop de choses, commence par gribouiller, ou remplis une page de couleur aquarelle pour entrer dans l’action.

Après quelques minutes, change de feuille et attèle-toi à ta création principale.

Toute cette pratique est une manière ludique de se centrer et de trouver le repos et le ressourcement à travers les couleurs, le dessin, la peinture ou toute autre ouvrage.

Cette pratique « faite à la main » permet de se déconnecter de notre monde trop « branché » et trop stimulant.

Cela a pour effet de te connecter davantage avec toi-même.

Quand les blocages se pointent

C’est tout à fait naturel que des obstacles et des blocages fassent leur apparition au même moment où tu décides de mettre en oeuvre ta pratique créative.

Décider d’être plus créative met ton mental dans une zone d’insécurité : il ne sait pas où tu t’en vas.

Il s’agite parce que c’est un lieu étranger.

Quand on joue, c’est naturel d’explorer une zone nouvelle, mais le mental sérieux considère cela comme une menace pour ta sécurité.

Tu peux prendre conscience de son dialogue négatif sans y voir un gros problème.

Il ne fait que son boulot de te garder dans la routine habituelle et il se dressera contre tous les changements que tu entreprendras. Observe-le sans t’identifier à lui.

Si l’anxiété, la paralysie ou la procrastination viennent dans ton sillage, recentre ta pensée vers l’aspect ludique de cette activité.

Rappelle-toi que tu crées pour prendre soin de toi!

Pas pour remplacer Frida Kalho 🙂

Tu crées pour t’amuser et pour te reconnecter avec des parties de toi qui sont joyeuses, vivantes et allumées.

Enfin, si les blocages se pointent et menacent de te paralyser, une seule solution : l’action!

Commence par des gribouillis les yeux fermés.

Mets tes mains en mouvement et bientôt, tes pensées immobilisantes se tairont, et tu seras bien ancrée dans ton corps et ta créativité.

Entre dans la danse du Flow

As-tu déjà tellement été absorbée et concentrée dans une activité que tu n’as pas vu le temps passer?

C’est ce qu’on appelle l’État de Flow (ou Flux créatif).

D’où vient le terme Flow?

C’est un concept théorisé par Mihály Csíkszentmihályi, un pionnier de la psychologie positive qui a fait des recherches sur les gens reconnus pour leur grande créativité. Il a observé que ces créatifs et artistes se trouvaient dans un état mental particulier lorsqu’ils oeuvraient.

Ils étaient totalement absorbés dans l’acte créatif et le temps s’arrêtait.

À ce moment-là, ils expérimentaient un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction.

Le Flow est aussi appelé « l’expérience optimale » et elle est communément associée à un processus fluide d’action et de productivité et corrélée avec le bonheur.

Être dans le « flow » veut également dire que tout se passe sans encombre, avec naturel et efficacité. On ne « lutte » pas pour parvenir à sa destination. L’expérience vécue est satisfaisante et apaisante pour la personne qui crée.

Les études spécifiques en art-thérapie ont aussi relié l’état de Flow avec une augmentation du mieux-être psychologique et une baisse de stress et d’anxiété.

Je suggère de ne pas te soucier du résultat lors de l’acte créatif, car cela induit une tension et du stress. Tu te mets une pression inutile et cela t’empêche d’atteindre cet état désiré du Flow.

En mettant en place une pratique régulière, tu t’offres l’occasion d’entrer dans le Flow et te ressourcer dans cette « zone » où il n’y a pas de pensées ou de jugements. Ceci est en soi libérateur.

Recommence

Le dernier élément important pour une pratique créative de mieux-être, c’est d’en prendre l’habitude. Comme au gym, c’est y aller de façon répétée qui apporte ses bienfaits à long terme.

On revient à l’importance de l’engagement et à la décision d’inclure cette pratique dans sa vie.

creative

Conclusion

La pratique régulière de la créativité dans un objectif de mieux-être est un beau cadeau à t’offrir. C’est te faire l’offrande de l’inventivité, du jeu, de l’élan vital et de beaucoup de joie et de fierté.

Les réseaux sociaux nous minent, car nous nous comparons trop aux autres, idéalisant leur vie qui semble meilleure que la nôtre.

La pratique de la créativité rehausse notre estime personnelle et nous donne la possibilité de créer une vie qui nous ressemble (comme le titre du livre d’Anne Marie Jobin).

Commence une pratique créative régulière dès maintenant. Elle va t’apporter beaucoup de bienfaits. Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. J’espère que cela t’a apporté des idées et des encouragements.

Si tu manques d’idées pour booster ta créativité, j’ai pour toi un cadeau gratuit:

 

Tu peux aussi aller voir nos cours et ateliers disponibles

Merci et bonne journée !!

 

Références

 

Libérez votre créativité de Julia Cameron

Comme par magie d’Élizabeth Gilbert.

Créez la vie qui vous ressemble d’Anne-Marie Jobin.

Les bienfaits de l’art sur la santé, article 2017 de la Presse

Flow, concept lié à la créativité par Mihály Csíkszentmihályi