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ÉLOGE DE L’ART QUI FAIT DU BIEN

                                  

Je ne parle pas de l’Art avec un grand A.

Je parle ici de l’art avec un petit a.

L’art amateur. L’art avec un a minuscule en petits gestes répétés.

L’art qui fait du bien parce que justement, il est modeste et pour soi-même.

En fait, si l’art n’existait pas dans nos vies, nous n’aurions pas de livres, de films, de musique, de musées, de concert, de vêtements, de médias, de livres pour enfants, de jouets, ni de iPhone.

De fait, il existe un malentendu sur l’appartenance de l’art. En effet, l’art en général appartiendrait à une certaine catégorie de personnes, soit les artistes professionnels, les génies, les célébrités, les artistes morts et affichés dans les musées.

 

Ce n’est pas la réalité.

À mon avis, c’est une erreur de « noter » l’art et l’idéaliser à ce point. Je ne parle pas dans cet article de l’Art avec un grand A. Je parle de l’art ici avec un petit a. C’est pour valoriser l’art avec a minuscule que cet article fait l’éloge de l’art qui fait du bien.

Danny Gregory (Art Before Breakfast : a Zillion Ways to be more Creative No Matter How Busy You Are) l’exprime très bien :

« L’Art avec un grand A, c’est pour les musées, les critiques et les collectionneurs.

L’art avec un petit a, c’est pour le reste d’entre nous

L’Art avec un grand A est mis en vente, sujet à spéculation, archivé et assuré

L’art avec un petit a n’est pas un produit. C’est un point de vue sur l’existence. C’est un mode de vie.

L’Art avec un grand A est fait par des professionnels et des experts.

L’art avec un petit a se fait par des comptables, des mamans, des ingénieurs, des chômeurs, des fermières à des tables de restaurants, dans des parcs et à la buanderie.

L’Art avec un grand A est un business et une industrie et de la spéculation.

L’art avec un petit a, c’est la passion, l’amour, l’humanité et ce qui a véritablement de la valeur.

L’Art avec un grand A demande des années d’études à l’école des Beaux-Arts, de la souffrance et du sacrifice.

L’art avec un petit a demande un désir et 15 minutes par jour.

Comme moi, tu n’es peut-être pas une Artiste avec un grand A.

Mais je sais que tu peux faire de l’art avec un merveilleux, significatif et expressif petit a. « 

 

De plus, je rappelle que le mot amateur provient du latin « amare » qui veut dire celui ou celle qui aime.

Donc, un amateur est quelqu’un qui aime profondément et sincèrement ce qu’il fait comme activité.

crédit photo: allef vinicius (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un chemin

La créativité est un chemin qui mène au soi authentique. En ce qui me concerne, c’est l’art journal qui m’a permis de faire le voyage dans cette direction.

Ce qui se passe quand je me présente devant la page de mon art Journal, je me mets à l’écoute de quelque chose de mystérieux, au-delà de mon mental et ses idées préconçues.

En effet, me laisser aller dans le processus où je n’ai aucune idée du résultat final est parfois inconfortable. Pourtant, c’est là que naît un langage poétique et symbolique qui m’est particulier. Sur ces pages, c’est une autre moi-même que je rencontre. Je lui fais de la place.

 

L’art qui fait du bien, c’est une histoire d’amour avec l’inconnu

En fait, ce qui est nécessaire, c’est de se donner ce temps et cet espace pour découvrir ce que l’inconnu, le mystère nous offre. Évidemment, on peut être souvent paralysé par l’angoisse de la feuille blanche et vivre des peurs par rapport à ce qui peut en ressortir.

Et si c’était la curiosité et l’ouverture qui nous guidaient à la place des peurs ?

De plus, on pourrait découvrir que cet inconnu est un être séduisant au fond et qu’il veut nous amener à découvrir de nouveaux horizons.

Qui sait… cela pourrait déboucher sur une relation à long terme. C’est une bonne raison de faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

crédit photo: david clode (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un pont

J’aime le symbole du pont, car il permet de relier les rives qui sont séparées, opposées ou contradictoires.

En effet, notre mental linéaire voit les choses en noir et blanc. En tout ou rien. Il faut choisir ! dit-il. C’est une manière de voir le monde qui est binaire et qui manque de complexité et de nuance. C’est pourquoi l’esprit humain a aussi inventé le pont, les compromis et les nuances de la couleur grise.

Pourtant, il existe une manière de les lier ensemble, malgré leur différence et de maintenir une tension entre les deux ou même mieux un équilibre.

Établir un pont entre ses émotions et ses pensées permet de ne négliger ni l’une ni l’autre.

Faire un pont entre son passé et son futur permet aussi de se visualiser sur un chemin d’apprentissage et de découverte. L’esprit sage ne pourrait les séparer l’un de l’autre.

En particulier, les Chinois ont cette notion de yin et de yang, qui ne vont pas l’un sans l’autre. L’aspect réceptif dansant avec l’aspect actif de l’existence.

Ces dualités nous rappellent que l’art est un pont entre le monde intérieur et le monde extérieur, c’est pourquoi il est si précieux.

Finalement, lorsqu’on s’engage dans une pratique créative qui nous fait du bien, on se permet d’être soi-même le pont entre les rives de notre vie. C’est pour cela que ça fait tant de bien.

Si tu veux en savoir plus sur les éléments pour passer à l’action, je te recommande l’article de blogue suivant:

Les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien

L’art qui fait du bien, c’est une relation

Dans le même ordre d’idée, l’art qui fait du bien établit une communication ludique entre nos aspects polarisés. Par exemple, il y a une partie de moi qui désire créer. En réponse s’élève la partie de moi qui ne veut pas que je crée. Le fait de créer est une constante interaction entre les deux parties de moi.

En effet, notre corps parle à notre tête. Notre cœur parle à notre mental. Notre âme parle à notre égo. Pour expérimenter une vie saine et riche, les relations entre les différentes parties de soi sont importantes.

Comment est-ce que nous entrons en relation avec notre créativité et nos créations ? Est-ce que nous passons du temps souvent avec elles ? Ne les jugeons-nous pas assez « bonnes » ? Ou trop étranges ?

Passons-nous assez de temps avec elles, ou bien sommes-nous si occupés que cela devient la dernière de nos priorités ?

En fait, la relation à sa créativité se développe avec le temps, avec le temps que nous lui consacrons.

Plus nous passons du temps à créer et plus notre mieux-être se dépose et s’approfondit.

crédit photo: supriya (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est la réappropriation d’un langage à soi

Premièrement, la créativité c’est une qualité de naissance. Tu es en vie, donc tu es créative.

La vie dont tu fais l’expérience est unique, parce que toi seule l’as créée jour après jour.

De plus, lorsque tu t’inspires d’un artiste, tu offres de la place à ton expression unique. Il n’y a personne qui peut faire exactement la même chose comme toi.

Lorsque j’ai commencé à créer avec les arts visuels, je n’avais pas confiance en moi alors je suivais des exercices issus de manuels d’art. Parfois, il m’arrivait de copier une illustration que j’aimais.

Bien sûr, je me disais constamment que je n’étais pas une vraie artiste, mais c’est naturel de copier au départ… et ensuite de laisser notre propre voie tracer la suite. À cet égard, je recommande le livre d’Austin Kleon « voler comme un artiste ». Il recommande « d’emprunter » allègrement le style d’artistes admirés et de ne pas oublier de les citer comme influenceurs.

Lorsque j’ai développé ma propre imagerie avec l’Art Journal, j’ai découvert qu’il était un miroir de mon être, de mes aspirations, de mes rêves, mais aussi de mes peurs.

Peu à peu, j’ai cessé de vouloir créer comme les experts et j’ai embrassé ce qui émergeait… et parfois je trouvais cela intéressant et même beau. En fait, j’apprivoisais tranquillement mon expression et je l’accueillais avec bienveillance.

Mon expression créative est un reflet visible de mon être profond ou « soi authentique ».

Finalement, je me suis reconnu dans ma créativité sans me juger. C’est pour cela que je fais aujourd’hui l’éloge de l’art qui fait du bien.

C’est aussi cela le cadeau offert par ta créativité en action.

D’ailleurs, tu peux télécharger ici ton cahier d’exercices GRATUIT pour booster ta créativité:

 

crédit photo: noah buscher (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est une connexion avec l’enfant intérieure

On le sait, nos vies d’adultes occupés, responsables et rivés sur nos écrans nous ont rendus trop sérieux.

Nous oublions que le jeu et l’amusement nous donnent des couleurs aux joues et nous régénèrent en profondeur.

Le psychologue Winnicott disait « le jeu c’est sérieux ».

En effet, cette capacité à jouer est symbolisée par l’archétype de l’enfant intérieur. L’enfant joue pour apprendre, pour se frotter au monde autour de lui et l’apprivoiser. L’enfant joue avec l’autre aussi pour créer un lien et du partage.

De plus, une enfant en santé exprime ses émotions avec force, puis les laisse aller. L’enfant n’est pas encore engluée dans une liste de choses à faire que son mental lui répète… Elle vit l’instant présent avec curiosité et dépense beaucoup d’énergie à apprendre pleine de choses.

L’enfant intérieure, c’est aussi la capacité à s’émerveiller, à découvrir, à essayer, à s’amuser, à s’exciter de plein d’univers imaginaires. En tant qu’adultes, nous avons vraiment besoin de cette enfant intérieure.

C’est pour cela que la créativité vue comme un jeu d’enfant fait tellement de bien et stimule l’élan vital en nous.

 

L’art qui fait du bien c’est une voix au-delà des mots

Une image veut dire mille mots.

En une fraction de seconde, le cerveau reçoit et comprend l’information visuelle et son sens. Nul besoin de parler ou de lire pour cela.

En fait, nous avons un cerveau (situé dans le cortex préfrontal) qui est logique, structuré et linéaire. Étant donné que nous avons appris le langage parlé et écrit, c’est un des canaux de communication que nous utilisons le plus pour nous exprimer. La réception des informations extérieures passe souvent par le langage, mais ce n’est pas absolument nécessaire.

Bien des personnes ne sont pas si à l’aise pour s’exprimer authentiquement par les mots. Par exemple, les jeunes enfants qui n’ont pas encore développé leur langage.

(Je ne suis pas en train de dire que l’écriture n’est pas un outil formidable pour s’exprimer)

crédit photo: sarah brown (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est se donner la permission

Créer, ça fait du bien tellement à tous les niveaux. Mais la première étape, c’est de s’offrir la permission de créer.

Néanmoins, c’est incroyable toutes les raisons que j’entends de la part des personnes qui veulent créer et qui ne le font pas. Pourquoi est-ce si difficile de passer à l’action, même en sachant les bienfaits que cela nous apporte ?

Est-ce que c’est parce que nous vivons encore avec des principes rigides judéo-chrétiens qui nous enjoignent de travailler dur et de pas trop nous amuser ?

Est-ce à cause du préjugé tenace qu’être créatif ou artistique est forcément lié à la précarité financière ?

Je n’ai pas une réponse claire, mais je sais que si je ne crée pas je passe à côté de quelque chose de précieux et vital.

Donne-toi cette permission.

C’est ainsi que tu apprendras à suivre aussi tes désirs et tes élans et te donner la permission.

Tu apprendras à te faire confiance aussi et à prendre soin de toi en faisant ce qui te fait du bien.

Donne-toi cette permission. Personne ne peut te la donner sinon toi-même.

Tu te rendras un grand service 😊

Et voilà, c’était mon article pour faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

Merci d’avoir poursuivi ta lecture avec moi 😊

 

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à bientôt 🙂

 

Références

Art Before Breakfast : A Zillion Ways to be More Creative No Matter How Busy You Are de Danny Gregory

Voler comme un artiste d’Austin Kleon