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Aujourd’hui, je voulais te partager la petite histoire de ma pratique créative.

Ma présence sur internet et les réseaux sociaux se passe à travers des images de mes journaux artistiques. Je publie également de l’inspiration positive pour encourager les femmes à développer leur créativité comme chemin d’épanouissement personnel.

Qui suis-je exactement ?

Je m’appelle Alice Albertini et je suis la créatrice de Flow Créatif.

Comment est-ce que j’en suis arrivée à ouvrir une entreprise créative à partager avec toi ?

Quand on rencontre quelqu’un, on lui demande généralement ce qu’elle fait dans la vie.

Alors qu’est-ce que je fais ?

Je suis une guide créative, j’aide les femmes à s’épanouir à travers leur créativité, qui est une métaphore pour leur élan vital et leur joie de vivre.

En fait, la créativité s’avère être LA capacité pour créer une vie qui leur ressemble.

Bref, pour devenir plus allumée, plus passionnée, plus puissante, il est nécessaire de « muscler » ta créativité.

En fait, c’est ce dont je suis persuadée et c’est ce que je cultive pour moi-même.

Je sais que ma créativité est l’énergie de réinvention de mon existence.

Lorsque le courant de la créativité s’écoule, qu’elle est dans le flow créatif, cela devient une véritable aventure de mettre au monde sa propre vie.

Je m’adresse à celles qui veulent s’épanouir comme artistes, comme artisanes, mais aussi celles qui veulent simplement créer quelque chose de leur main.

Celles qui savent au fond de leurs tripes que créer fait du bien et apporte du mieux-être et de la sérénité.

Cela fait quelques années que je développe mon style artistique avec l’art journal. Je me considère une artiste amateur… qui aime créer, mais qui n’a aucune intention d’en faire la vente. Justement parce que cela mettrait une pression que je ne recherche pas.

Également, je suis art-thérapeute M.A certifiée. Cela signifie que tous les contenus dont je parle autour du mieux-être et de la psychologie s’appuient sur des recherches scientifiques et de références pertinentes.

COMMENT J’AI GRANDI AVEC LA CRÉATIVITÉ

L’histoire de ma pratique créative n’a pas eu de débuts glorieux.

Quand j’étais enfant, je n’étais pas sociable et j’étais toujours dans un coin avec un livre.

Mon imagination était très développée. J’étais ce qu’on appelle une rêveuse.

En fait, je préférais amplement vivre dans mon imagination que dans la réalité. J’ai lu vraiment beaucoup de livres. Cela a développé mon imagination et mon intellect aussi était très aiguisé.

Par contre, je n’étais pas bonne en musique (j’ai pris un cours de guitare que j’ai détesté) ni en danse et à cette époque je n’étais pas attirée par les arts visuels.

J’avais toujours écrit dans des journaux intimes depuis mon adolescence et l’écriture occupait une place importante. L’écriture faisait office d’amie à qui parler, de confidente.

De plus, j’avais l’ambition d’écrire des romans (fantastiques) et des scénarios de films. Le journal était l’endroit où je déchargeais mes émotions et où j’exprimais ce que je n’exprimais pas aux autres personnes, à l’extérieur.

Cela me faisait du bien.

Parfois, je relis ces vieux journaux que j’ai gardés… et c’est plutôt tourmenté et triste.

J’avais beaucoup de rêves, mais je me débattais avec une faible estime personnelle et des périodes de dépression.

Pourtant, je savais que toute la créativité et l’imagination qui m’habitaient étaient uniques et me poussaient vers un métier créatif.

Ensuite, je me suis tournée vers le cinéma qui me faisait rêver. J’ai étudié en audiovisuel. Puis, j’ai exercé le métier de monteuse vidéo pour la télévision pendant des années.

Ce n’était pas exactement comme je le rêvais, mais je me trouvais quand même dans un environnement créatif. Parfois, je croisais des réalisateurs ou des célébrités dans les coulisses.

DES BLOCAGES À MA CRÉATIVITÉ

Pendant ce temps, mes désirs d’écriture de roman se heurtaient constamment à des blocages et de la frustration.

C’était un processus angoissant et souffrant d’écrire quoi que ce soit. Beaucoup de rêves me passaient par la tête, mais je ne passais pas assez à l’action pour qu’un projet de livre ne prenne forme.

Je ne me suis jamais rendue à un manuscrit terminé. Je changeais souvent d’avis (trop d’idées) et je ne faisais que me critiquer. L’histoire de ma pratique créative se passait sous le signe des blocages et de la frustration.

Parfois, j’avais des montées d’inspiration et je me mettais à écrire, mais le lendemain mon critique intérieur (Julia Cameron l’appelle le censeur) trouvait cela trop chaotique et le flot de créativité se rétrécissait et s’asséchait aussitôt. Le sabotage de ma créativité était également dû à mon perfectionnisme.

Tu peux lire mon article sur le perfectionnisme ici.

À un moment donné, la lecture de son fameux livre « Libérez votre créativité » m’a fait prendre conscience que la créativité était quelque chose qui était très important. Ce n’était pas seulement réservé aux « artistes », mais tout le monde possédait ce pouvoir en elle et donc la capacité de le développer.

Jusque-là, je lisais des livres d’auteurs que j’admirais. Je regardais des films ou écoutais de la musique par des artistes qui m’enrichissaient. Je ne me voyais pas comme quelqu’un qui peut mettre sa créativité au centre de sa propre vie.

Il est arrivé un moment où au lieu de recevoir la créativité des autres seulement, il est devenu nécessaire pour moi de créer à ma façon.

 

MON CRITIQUE INTÉRIEUR

Il y avait à l’intérieur de moi une partie (mentale) contrôlante qui voulait utiliser la créativité et l’art pour être plus productive.

En plus, l’ambition, le désir de « réussir » me poussait à « vivre de ma créativité », de l’art, c’est-à-dire d’en faire mon métier.

Ce qui fait que la pression sociale était très forte. Les préjugés sur les artistes et les créatifs qui sont pauvres et précaires (mais passionnés) étaient tenaces autour de moi et je les ai crues.

En fait, mon mental ne comprenait pas que ma créativité avait besoin d’être laissée libre pour s’épanouir.

Elle ne voulait pas être considérée comme quelque chose « d’utile » pour notre carrière. Elle voulait être considérée comme une Muse et approchée avec délicatesse et respect.

Pendant longtemps, je me suis retrouvée bloquée avec l’écriture. Parfois, j’étais désespérée de sentir en moi toute cette créativité sans être capable de l’articuler ou de la déployer.

Je ne comprenais pas pourquoi j’avais ces talents et cette imagination à l’intérieur de moi, mais que cela ne semblait pas possible de les rendre concrets.

C’est ce qu’on appelle être une rêveuse idéaliste…

Il s’est passé plusieurs années avant que je puisse résoudre ce nœud à l’intérieur de moi.

 

LE LÂCHER-PRISE

On parle beaucoup de lâcher-prise. Cela semble être une des solutions à beaucoup de blocages intérieurs. Ou la réponse à des situations que nous avons essayé avec force de transformer, en vain.

Ma créativité restait bloquée… et moi je restais frustrée. Je me disais que ça devait être parce que j’étais nulle.

Eh bien, ça m’a pris des années d’essayer, de réfléchir, de vouloir arranger cela avec ma volonté pour finalement abandonner. J’en avais assez d’avoir dépensé tellement d’énergie pour rien et de me blâmer. Évidemment, tout ce mouvement était plutôt négatif, tendu et peu inspirant.

Finalement, j’ai laissé tomber.

J’ai lâché prise après m’être accrochée pendant des années.

L’idée d’écrire et de vouloir vivre de mon écriture a été abandonnée.

Au fond, c’est la meilleure chose que je pouvais faire pour reconnecter avec ma créativité authentique.

C’est là que le point tournant de mon histoire de pratique créative.

PASSAGE DE L’ÉCRIT À L’IMAGE

Je me suis intéressée aux rêves, à leur langage, aux symboles et comment ils reflétaient mon être et ma vie. C’était un peu comme si je découvrais non pas un univers de fiction, mais tout un monde psychique qui était encore plus fascinant que mes films préférés et ce, à l’intérieur de moi.

Les images me parlaient.

De fil en aiguille, j’ai voulu les représenter de manière visuelle et je me suis intéressée à la jonction entre les arts visuels et la thérapie. J’ai pris des cours d’arts plastiques avec en tête cette idée que les images créées représentaient l’intérieur de l’être, ses émotions et bien plus.

Étrangement, je reconnaissais que les images avaient un langage bien à elles, différent du langage de l’écrit. Au lieu de raconter des histoires avec les phrases et les mots… j’ai compris qu’on pouvait dire beaucoup avec une seule image.

Une image vaut mille mots.

Le cerveau perçoit une image et immédiatement, fait des associations en une fraction de seconde. Il comprend beaucoup sans le moindre mot ou explication.

Ça a été ma porte de sortie. Quand j’ai laissé tomber l’écriture et que je me suis mise à créer des images visuelles… j’ai accédé de nouveau à ma créativité.

Ensuite, c’était ludique. C’était agréable parce que je n’essayais pas d’être une professionnelle. J’étais très à l’aise à renoncer au résultat pour plonger dans la joie d’explorer les matériaux et le processus.

Ça me calmait. Ça me plaisait… Je sentais le flow de ma créativité revenir dans tout mon être !

Finalement, j’ai retrouvé le jeu, la curiosité, l’audace… la joie et la paix qui proviennent du fait de se reconnecter avec soi-même à travers le flow créatif.

Crédit photo: flow créatif

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Je faisais enfin le lien avec ma créativité comme le trésor intérieur qui me permettrait de vivre une vie qui me ressemble, une vie authentique basée sur mon essence profonde.

J’avais eu l’intuition que ma créativité pourrait rendre ma vie plus vivante, plus allumée et plus amusante à vivre.

À partir du moment où j’ai recommencé à créer avec les arts visuels, j’en ai eu la confirmation.

Ce n’était pas un résultat que je cherchais, mais une manière d’être au quotidien.

Partout, il y a des personnes qui recherchent la paix, l’amour, la joie… moi je recherchais cette sensation d’être créative, car cela me rendait heureuse.

Pour arriver à ancrer cette manière de vivre, il a été nécessaire que j’inclue dans mon existence quotidienne une pratique créative régulière. C’est elle qui permet, comme l’exercice physique régulier d’être en forme et de se muscler !

Avoir une pratique créative qui n’est pas basée sur les résultats, mais sur l’habitude ; ainsi que le processus qui permet de développer en soi, cette attitude créative et les émotions positives qui y sont associées.

Quand je ressens ma créativité pulser et que je ne cherche pas à la contrôler, les actions sont plus fluides et naturelles.

Je me suis libérée des carcans qui l’étouffaient. Je suis bien plus heureuse aujourd’hui (et plus créative).

Pour en savoir plus sur le lien entre la créativité et le mieux-être :

les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

MA PRATIQUE CRÉATIVE

Adolescente, j’écrivais des journaux intimes. Lorsque j’ai découvert que la création d’images, je me suis intéressée aux journaux visuels. C’est ainsi que j’ai découvert le journal créatif et l’art journal. Ces formats m’ont permis de changer l’histoire de ma pratique créative, de compliqué à très agréable.

J’ai plusieurs types de journaux visuels :

  • Un agenda créatif qui documente chaque année.
  • Un art journal petit-format dans lequel je crée pour les différents vidéos que je diffuse.
  • Un journal visuel dédié pour mon entreprise
  • Un livre recyclé que j’ai couvert de gesse et je l’utilise pour faire mes démonstrations dans mes cours d’Art Journal Bootcamp, l’atelier où je partage mes technique.
  • J’en avais fait un journal spécial symbole et un autre spécial sur un mythe grec.

Pour en savoir plus sur l’art-journal, tu peux aller voir les articles suivants de mon blogue :

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART-JOURNAL

MATÉRIEL POUR DÉBUTER L’ART-JOURNAL

Tu peux aussi regarder des vidéos sur YouTube :



POURQUOI JE PARTAGE MAINTENANT CE QUE J’AI APPRIS

Le livre de Julia Cameron parlait de créativité en général et elle conseillait de faire des pages du matin régulièrement pour faire bouger le flow créatif. Comme elle est elle-même écrivaine, c’est l’écriture qui semblait être l’outil de prédilection pour se débloquer.

Pour moi, ça s’est avéré positif de laisser tomber l’écriture et de m’adonner à la création visuelle.

Ça a littéralement court-circuité mon intellect rigide pour laisser la place à une enfant intérieure. C’est elle qui sait comment d’amuser, se détendre, imaginer, s’enthousiasmer et créer sans barrières.

La création d’images a été la porte de sortie pour revenir à ma créativité en santé.

Mes études en art-thérapie m’ont permis d’en apprendre bien plus sur le lien entre la création avec les arts visuels, la peinture, le dessin, le collage, le modelage, le bricolage etc… et comment une simple création peut avoir un grand pouvoir sur notre psychologie, notre santé physique et nos émotions.

Dans le monde, une catégorie d’individus « spéciaux » semblaient être les détenteurs de la créativité.

Je veux que les femmes créatives puissent renouer avec cette force intérieure qui est unique à chacune. C’est ma manière de contribuer à l’épanouissement de l’être humain.

D’ailleurs, je suis en train de préparer mon premier cours en ligne sur le thème de créer sa propre pratique créative et de surmonter facilement les blocages.

Voilà, j’espère que l’histoire de ma pratique créative et mes difficultés à retrouver ma propre créativité ont pu t’inspirer.

Si tu veux en savoir plus sur moi, il y a aussi la page à propos sur ce site.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

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Je te souhaite une belle journée sous le signe de la gratitude et la créativité

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité