0
Tag

Archives des arts visuels | Flow Créatif

CE QUE L’ART JOURNAL SIGNIFIE POUR MOI

CE QUE L’ART JOURNAL SIGNIFIE POUR MOI

 

D’abord, tu as dû remarquer que ma forme que j’ai choisi pour ma pratique créative est l’art journal.

Il y a tellement de manière d’exprimer ce que l’art journal signifie pour moi.

L’art-journal est un journal artistique où je mélange la peinture, le dessin, le collage et l’écriture. Il s’agit d’une forme très libre d’expression où je privilégie les symboles et l’accumulation de couches, ce qui crée un effet de mystère et de profondeur.

 

Mes débuts

Depuis mon adolescence, j’avais toujours écrit dans un journal intime. En effet, l’écriture me permettait de décharger mes émotions et de mettre en ordre mes pensées. À l’époque, je n’utilisais que les mots.

Puis, en 2011 j’ai décidé de changer de carrière pour le métier d’art-thérapeute. J’étais persuadée que l’expression artistique (visuelle surtout) avait un puissant pouvoir thérapeutique.

De plus, je ressentais l’appel de travailler avec les gens. C’est ainsi que je me suis lancée dans un retour aux études pour apprendre l’art-thérapie à l’université.

Ensuite, en 2012-13 j’ai complété un certificat en arts plastiques comme prérequis à la maîtrise en art-thérapie.

Il se trouve que j’ai adoré.

Au contraire de l’écriture, l’expression visuelle me permettait d’être une débutante.

Également, cela me sortait de mon mental et ses exigences.

Ce qui m’a plu, c’est l’incroyable joie que je ressentais à créer des images et d’explorer les matériaux et d’essayer de nouvelles choses.

En plus, je ressentais une incroyable liberté et beaucoup de plaisir à créer. Je travaillais pendant des heures, avec passion et j’oubliais le temps passer.

Finalement, la découverte des images m’a permis d’être une débutante. Et c’est ce qui a remis beaucoup de dynamisme dans ma créativité.

Crédit photo: flow créatif

Le journal « visuel »

Naturellement, je me suis tournée vers une expression visuelle dans mon journal personnel. C’est ainsi que j’ai découvert l’Art journal sur YouTube et dans des livres.

En effet, je regardais les journaux artistiques des autres et je voulais faire comme elles. Ensuite, j’ai dévoré tous les livres de la bibliothèque sur le sujet que j’ai pu trouver.

Par conséquent, je me suis lancé dans la création avec curiosité. J’ai exploré plein de matériaux, de formats, de styles. D’ailleurs, j’ai « raté » beaucoup de pages et compris que cela faisait partie du processus.

À la longue, l’écriture a diminué beaucoup dans ces journaux. Je l’utilise peu et ce sont les images et les couleurs qui prennent plus de place.

C’est pourquoi le journal est devenu bien plus que tout cela…

Voici ce que l’Art journal signifie pour moi :

L’Art Journal est l’espace où je me dépose.

En effet, Je m’y dépose librement, avec créativité.

C’est un espace pour me reposer, pour m’exprimer, pour explorer, trouver des solutions et surtout c’est un espace qui me fait du bien, car il me rend heureuse.

C’est un espace où je suis vivante.

De plus, c’est un grand bonheur que d’offrir des ateliers d’Art Journal à autrui. Pour moi, il ne s’agit pas un cours d’art.

Dans ces ateliers, l’aspect symbolique et intuitif est plus important que la technique ou de réussir quelque chose de « beau ». Nul Art Journal ne ressemble à un autre.

Il se trouve qu’à mes yeux c’est merveilleux. C’est réellement l’expression la plus originale de ce que nous voulons bien y déposer.

Finalement, cela se développe avec la pratique.

Crédit photo: flow créatif

L’Art journal est un contenant sécuritaire.

De fait, il contient ce que j’y dépose avec authenticité. C’est un espace chaleureux et sûr où je peux déposer mes fardeaux et mes charges émotionnelles.

Aussi, c’est une source à laquelle je peux me nourrir et me régénérer.

C’est un lieu de connaissance, de découverte et de mystère.

Enfin, l’Art journal contient l’expression de quelque chose que je ne sais pas encore dire avec des mots.

L’Art journal est un cadeau

Il y a plusieurs manières de représenter ce que l’art journal signifie pour moi. C’est un cadeau pour moi.

En effet, c’est un présent que je m’offre : du temps pour être tranquille avec moi-même et un espace pour cultiver le bien-être.

Également, il me donne la permission de jouer, d’explorer les formes et les couleurs, de laisser les mots émerger et de me laisser surprendre par ce qui apparaît quand je n’essaie pas de contrôler le résultat.

L’Art journal est un processus.

Sur ses pages, je ne tente pas d’atteindre un résultat et je me libère des exigences et du perfectionnisme de réussir quelque chose.

Alors, cela me procure beaucoup d’apaisement et d’acceptation de ce qui émerge sur les pages.

Oui, le résultat est imparfait et imprévisible, mais c’est cela précisément qui enrichit ma vie.

Voic un exemple de processus sur la page avec cette vidéo. Lorsque je commence une page, je ne sais pas ce qu’elle va donner comme résultat final.

L’Art journal est un terrain de jeu.

En effet, je peux jouer comme je veux et essayer différents matériaux selon mon envie. Je peux découvrir de nouvelles techniques et renouveler le flot de l’inspiration constamment.

Ce qui fait que, j’apprends, je joue… je réinvente et constamment comme un enfant je grandis.

L’Art Journal est une méditation

Il y a tellement de manière d’exprimer ce que l’art journal signifie pour moi. Pour moi, c’est une méditation en mouvement qui va au-delà du langage mental. Puis, mes mains créent quelque chose qui vient de l’imagination et du monde mystérieux de la créativité.

C’est un dialogue. C’est une danse.

Aussi, c’est une introspection profonde en image qui se manifeste sur les pages.

Ensuite, le bavardage mental et les inquiétudes se taisent, laissant le corps et le cœur bouger dans un espace de paix, d’harmonie et de fluidité.

Bref, le moment passé à créer dans l’art-journal (ou ailleurs) permet de décrocher réellement du « hamster » mental ce qui a pour effet de réduire mon stress et mon anxiété.

L’Art Journal est un sanctuaire

C’est un espace sacré où je me sens en sécurité. Où le jugement n’a pas sa place.

C’est un espace où je suis libre des règles, des conventions et de la performance. C’est pourquoi je peux être moi-même sans crainte et me donner le droit d’être une débutante, une amatrice.

Je peux aussi oser exprimer ce qui demande à être exprimé sans crainte.

L’Art journal est un dialogue

C’est un pont qui connecte ma vie extérieure avec mon monde intérieur. Le conscient avec l’inconscient.

C’est un pont qui connecte le corps, le cœur et l’esprit. Il connecte mes mots, mes images, mes sens et mon imagination. L’art permet de relier tous ces aspects de moi et de les faire dialoguer ensemble dans un chœur uni.

L’art journal est un sentier vers le moi authentique. C’est un chemin pour mieux me connaitre et embrasser les différentes facettes de ce que je suis authentiquement.

L’Art Journal est une pratique.

En fait, ce qui compte c’est de le faire souvent.

C’est-à-dire, d’être présente et de voir ce qui se passe si je pratique jour après jour, humblement, sans agenda.

Surtout, cette pratique est à la fois créative et spirituelle, ce qui me permet d’aller plus profondément dans le processus. C’est ainsi que je raffine ma perception et ma pratique.

Enfin, les avantages ne se trouvent pas dans le résultat, mais dans l’apprentissage, la sagesse, la connexion avec moi-même et avec la croissance intérieure.

L’Art Journal est une médecine pour le cœur, le corps et l’âme.

Finalement, la pratique régulière de n’importe quelle modalité artistique nous conduira à développer une intimité créative avec nous-mêmes.

En plus, c’est un espace pour notre expression authentique et aussi, une place pour déposer nos émotions. L’art journal est un espace pour bouger et transformer ce qui est plus difficile, dans une alchimie artistique.

Non seulement, l’art journal est un outil thérapeutique, mais en plus, nous devenons autonomes avec sa pratique régulière. Aussi, nous créons une intimité avec nous-mêmes.

Par conséquent, l’art journal nous donne ce que nous y investissons comme temps. C’est un reflet de notre capacité à nous offrir ce temps juste pour nous.

Conclusion

Pour terminer, la pratique créative est un chemin qui mène au soi authentique. L’Art journal est le format artistique qui m’a permis de faire ce voyage.

Lorsque je me présente devant la page de mon Journal, je m’incline devant quelque chose de mystérieux qui est à l’œuvre au-delà de ma volonté.

Ainsi, j’écoute une voix intérieure qui me guide et m’inspire à voir et sentir les choses autrement.

Me laisser aller dans le processus où je n’ai aucune idée du résultat final est parfois inconfortable, mais c’est là où naît un langage poétique et symbolique qui m’est propre.

Sur ces pages, c’est un moi authentique que je rencontre et à qui je fais de la place.

J’espère que cet article t’a donné le goût de commencer un journal artistique comme cadeau à te faire.

Programme en personne à Montréal

Je suis heureuse de t’annoncer que je vais guider un programme en personne « Se soigner par les arts ». C’est une démarche en groupe qui permet à chacun d’explorer différentes modalités artistiques et de se soigner par les arts.

Si tu veux en savoir plus sur ce programme qui commence le 16 septembre à Montréal:

 

J’ai écrit plusieurs articles de blogue sur l’art journal et les informations pratiques pour commencer :

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART JOURNAL

MATÉRIEL POUR DÉMARRER L’ART JOURNAL

RELÂCHER LE TROP PLEIN AVEC L’ART JOURNAL

 

Tu peux aussi voir de nombreux vidéos sur YouTube (et t’abonner si tu veux en voir régulièrement)

Tu peux également me trouver sur Facebook et Instagram 

Merci de me lire!

à bientôt 🙂

 

LE PERFECTIONNISME ÉTEINT TA CRÉATIVITÉ

Eh oui, le perfectionnisme éteint ta créativité

D’abord, il t’empêche d’avoir une pratique créative qui te fait du bien.

Surtout, il est ton ennemi le plus féroce, car il se cache sous des couverts de justesse et de « bien » et de « beau ».

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on a peur de commencer sa première création : la paralysie devant la page blanche. Aussi, le fait de ne pas savoir par où commencer. Enfin, la peur de « rater » son coup.

Finalement, c’est un faux ami, car il éteint carrément la créativité des personnes au lieu de la développer. Il clame que c’est pour les aider à s’améliorer qu’il leur donne des « conseils ».

 

CRÉATIVITÉ VS PERFECTIONNISME

Perfectionnisme : Tendance obsessive à rechercher la perfection.

L’ennemi numéro 1 de ta créativité est le perfectionnisme.

Entre autres, il étouffera ton élan de commencer un petit quelque chose de nouveau.

À cause de lui, tellement de monde ne commence jamais quelque chose parce que ce n’est pas « parfait » du premier coup.

Parce que les conditions ne sont pas idéales.

En outre, le perfectionnisme te dira que ton action créative modeste, inachevée ou à essayer quelque chose de nouveau ne vaut pas la peine.

Parce que ce n’est pas assez.

À force, le perfectionnisme finira par éteindre ta créativité.

En fin de compte, pour lui, c’est : « fais-le parfaitement, ou ne le fais pas! »

C’est à croire que le perfectionnisme ne se rappelle pas que nous avons appris une multitude de choses et nous les avons faites maladroitement avant de les faire avec plus d’aisance. Par ailleurs, il ne se rappelle même pas qu’il est magique d’être débutant.

Ou amateur.

Lorsqu’on apprend une nouvelle langue, les premières fois qu’on essaye de s’exprimer, on est aussi éloquent qu’un bébé qui balbutie. Ou encore, quelqu’un qui a des problèmes de diction. Bien sûr, ce n’est pas confortable, mais un jour on parvient à se faire comprendre… Et plus tard, on devient capable d’avoir une conversation avec les locaux du pays où on passe ses vacances!

 

COMMENT LE PERFECTIONNISME ÉTEINT TA CRÉATIVITÉ

 

En fait, on peut parfois considérer le perfectionnisme comme acceptable, car il est nécessaire de « bien faire les choses » dans notre monde basé sur la réussite, la performance et la compétition.

Il y a quelques années, le perfectionnisme opprimait tellement mon écriture que je n’ai jamais écrit les romans fantastiques que je voulais. Ensuite, j’ai cessé d’écrire un scénario de long métrage parce que mon imagination m’amenait dans une direction, mais mon obsession de la perfection me barrait aussitôt la route. Je n’avais aucun plaisir à créer.

Par ailleurs, voici ce que dit Julia Cameron (auteure du bestseller « Libérez votre créativité ») sur notre ennemi : « le perfectionnisme n’a rien à voir avec bien faire les choses. Le perfectionnisme c’est le refus d’aller de l’avant. C’est un système obsessionnel fermé débilitant qui vous fait revenir sur des détails dans votre écriture, votre peinture et vous fait perdre le fil de l’ensemble. Avec lui, vous n’achevez jamais ce que vous commencez. »

N’ayez pas peur des erreurs. Rien n’est erreur. Miles Davis.

En d’autres termes, le perfectionniste a intégré le côté logique et sérieux du cerveau. Le critique règne en roi dans le royaume du perfectionnisme. C’est comme ça que le perfectionnisme éteint ta créativité.

Ce qui est triste à constater c’est que de nombreuses personnes ne s’essayeront jamais à de nouvelles choses. En effet, elles ne supportent pas de ne pas être « bonnes » immédiatement. Elles se coupent de beaucoup de joie, de découvertes, de spontanéité et de jeu.

Ce qui arrive en laissant le perfectionnisme les paralyser, c’est qu’elles n’apprennent jamais à apprécier le processus, le côté non fini des croquis, l’échauffement, les gammes ou la version intermédiaire d’une création.

Tout doit être impeccable, contrôlé, serti et final…

D’ailleurs voici une photo d’un de mon premier art journal. Je les faisais sachant que ça n’aurait pas l’air de ce que je voulais. Sachant que ça ne serait pas parfait,  j’étais tout de même déterminée à le faire quand même.

art journal

Crédit photo: flowcreatif

En conclusion, Julia Cameron dit :

« Le perfectionnisme n’est pas une quête du meilleur. C’est la poursuite du pire de nous-mêmes. Cette partie en nous qui dit que rien de ce que nous faisons ne sera jamais assez bon et que nous devrions essayer encore et encore. »

 

COMMENT SE MANIFESTE LE PERFECTIONNISME DANS TA PRATIQUE CRÉATIVE

 

Alors, tu as acheté le matériel. Tu t’es installé un espace pour créer. Puis, tu as dégagé du temps pour créer.

Sauf que tu ne le fais pas.

Qu’est-ce qui t’empêche d’avoir une pratique créative régulière?

Qu’est-ce qui t’empêche d’intégrer la créativité dans ta vie quotidienne pour la rendre plus vivante et colorée?

Tu es paralysée par:

  • la page blanche
  • un bon début qui fait que tu as peur de le gâcher
  • la voix à l’intérieur qui te dit que ça ne vaut pas la peine
  • la peur de l’échec
  • la peur du succès
  • la dernière création qui était « ratée »
  • la dernière création qui était « réussie »
  • quelqu’un d’autre qui a tellement de talent et de maîtrise technique
  • la critique d’autrui
  • les doutes
  • l’anxiété de performance
  • Il y a tellement d’autres choses plus importantes à faire

Je continuerai à répéter que le processus est plus important que le résultat lorsque l’on commence à créer.

En premier, il est nécessaire de prendre conscience qu’un processus est en cours dans la créativité qu’il est important de le suivre (et non contrôler).

En effet, cela constitue un pas important qui nous permet de rester en mouvement. Dans l’action créative, on peut alors entrer dans le flow créatif, là où les voix critiques se taisent.

Et, le perfectionnisme fera tout pour t’arrêter. Il fera tout pour éteindre ta créativité.

Ne craignez pas la perfection, vous ne l’atteindrez jamais. Salvador Dali

De même, plonger dans le processus créatif bien imparfait, parfois chaotique et désordonné permet de te garder dans ce mouvement.

Pourquoi?

Parce que le chaos et le désordre de l’imperfection peuvent nous guérir de notre dureté envers nous-mêmes.

En fait, certaines oeuvres « bordéliques » décrites comme du « n’importe quoi » (par mon mental perfectionniste) ont été les plus profondes, vraies et significatives.

En effet, elles « sonnaient » juste et faisaient du sens. Elles me montraient une perspective qui m’a permis de m’accepter mieux dans ma créativité imparfaite.

TROIS COACHS POUR DÉSAMORCER LE PERFECTIONNISME

Coach SARK sur les blocages créatifs

Susan Ariel Rainbow Kennedy, connue sous le nom de SARK, est une auteure, artiste, conférencière et enseignante créative américaine.

Il y a quelques années, j’ai lu son livre « Succulent Wild Women » où elle encourage à se déployer dans toute son excentricité et assumer sa nature créative.

En plus, l’ouvrage lui-même est écrit à la main et rempli de couleurs vives. Elle-même est à l’image de ses ouvrages : outrageusement créative, enthousiaste, joyeuse et passionnée.

Devant la paralysie induite par le perfectionnisme, SARK suggère de faire des « mini mouvements » : plus ces pas sont petits, moins ils font peur.

Mais il est important de se garder en mouvement.

  • 1er jour : Sors tes ciseaux
  • 2e jour : nettoie ta table
  • 3e jour : achète des marqueurs de couleur
  • 4e jour : fais une marque sur ta page
  • 5e jour : Met de la musique et fais d’autres marques sur ta page
  • 6e jour : et ainsi de suite…

 

Dans l’article, le secret pour créer plus souvent, je suggère de créer sur des petits formats ne serait-ce qu’une minute. Également, je suggère de « faire des marques » au lieu de « faire de l’art », ce qui est bien moins intimidant, moins exigeant et plus faisable.

Coach Brené Brown sur l’imperfection

Brené Brown est une chercheure américaine et auteure de plusieurs bestsellers. Elle a étudié la honte et la vulnérabilité depuis des années.

En fait, elle explique que le perfectionnisme est une façon dont on se protège pour ne pas être blessé dans la vie.

Elle voit carrément le perfectionnisme comme une armure. En effet, accepter d’être imparfaite (en créativité et dans la vie) c’est montrer que l’on fait des « erreurs » et montrer sa vulnérabilité.

Pour regarder sa conversation avec Oprah sur le perfectionnisme clique ici.

Sa suggestion : accepte que ta condition d’être humain soit celle de l’imperfection. Cela s’avère être un cadeau plutôt qu’un fardeau. Aussi, accueille le fait que tes émotions liées à ta créativité prennent racine dans ta vulnérabilité.

C’est parfois inconfortable. Pourtant, accepter de faire des erreurs et de se trouver dans cette zone « imparfaite » est là où on apprend à être nous-mêmes.

À ce moment-là, notre véritable créativité peut se développer et se déployer avec sa couleur particulière, qui ne ressemble pas à celle des autres.

Et surtout, c’est là que ta créativité grandit en se foutant des critiques des autres (et celles qui peuvent soudainement t’attaquer à l’intérieur).

Finalement, le perfectionnisme voudrait que tu ressembles à quelqu’un d’autre que toi-même. Il voudrait éteindre ta créativité.

Ne l’écoute pas. Crée.

crédit photo: Kaboompics

Coach Julia Cameron sur le perfectionnisme

Dans son livre « libérez votre créativité », Julia Cameron dit que les œuvres d’art ne sont jamais totalement terminées. C’est-à-dire que leurs auteurs décident à un moment de s’arrêter et de lâcher prise sur une idée de perfection (qui ne finit jamais).

« Un livre n’est jamais fini. Il arrive un moment où vous arrêtez de l’écrire et vous passez à l’étape suivante. Un film n’est jamais monté parfaitement, mais à un moment donné le cinéaste lâche prise et décide qu’il est terminé. »

Une peinture n’est jamais terminée; elle s’arrête simplement dans des lieux intéressants. Paul Gardner.

Le laisser-aller est une étape naturelle dans la créativité. Alors, apprécie le processus, mène ta création à une certaine maturité ou minutie… puis laisse-la aller. Laisse-la vivre sa vie de création. Et recommence une autre création… parce que c’est le propre de la créativité de se déployer vers d’autres horizons.

Crédit photo: Josua Niedermayer

Tout cela est très inspirant, mais tu es toujours coincée?

Voici un cadeau gratuit pour toi : un « calendrier » de cercles colorés que tu peux remplir chaque jour avec des motifs ou des gribouillis. Une excellente façon de tricher avec le perfectionnisme. Télécharge-le:

EN TERMINANT

DIS AU PERFECTIONNISME D’ALLER SE FAIRE VOIR!

J’espère que cet article t’a encouragée à prendre conscience des dégâts que peut avoir le perfectionnisme sur l’épanouissement de ta créativité. Et comment il peut éteindre ta créativité.

En effet, je continue de croire qu’une créativité vivante est la garante d’une vie allumée et passionnante, une vie faite à la main, une vie nourrissante remplie de découvertes et de liens.

En tous cas, le perfectionnisme risque d’éteindre cette belle créativité qui est la tienne. Ne le laisse pas faire.

Dès que tu entends ses commentaires rigides dans ta tête. Dès que tu as peur de ce que les gens vont penser de tes créations… Dis-lui d’aller se faire voir!

Peu importe la forme que prend ta créativité – que tu sois artiste, peindre, écrivaine, danseuse ou cuisinière – tu as besoin d’elle pour te sentir vivante.

Alors ne laisse pas le perfectionnisme l’éteindre et la rendre petite et muette.

Le 30 août 2019, j’animerais mon atelier Art Journal Bootcamp à Montréal. C’est l’occasion d’apprendre les techniques mixtes pour se créer un merveilleux art journal à soi. Les inscriptions sont ouvertes 😊

Joins-toi à notre groupe Facebook pour montrer tes créations et tes marques créatives antiperfection et être encouragée par un beau groupe 😊

Si tu as des questions ou des commentaires, n’hésite pas à m’écrire.

Tu peux aussi me suivre sur Facebook, Instagram et Youtube.

Créative et perfectionniste en rétablissement.

 

Alice

 

RÉFÉRENCES

SARK

Succulent Wild woman

Site web: http://planetsark.com/

BRENÉ BROWN

Son TEDtalk sur la vulnérabilité, sous titres français.

Sa conversation avec Oprah sur le perfectionnisme

La grâce de l’imperfection

JULIA CAMERON – Livres en français

Libérez votre Créativité

La source de la créativité: l’art de la persévérance

LE SECRET POUR CRÉER PLUS SOUVENT

La créativité te fascine et tu portes depuis longtemps dans ton coeur le désir de créer plus souvent.

Mais tu ne le fais pas.

S’il existe un secret pour créer plus souvent, tu aimerais bien le connaître.

La raison pour laquelle les gens qui désirent créer ne le font pas, c’est la peur.

  • Peur de la page blanche
  • Peur de commencer
  • Peur de faire quelque chose de laid.
  • Peur d’être critiqué
  • Peur de réussir
  • Peur de rater
  • Peur que ça ne serve à rien d’être créatif
  • Peur de se sentir inadéquate

La peur se retrouve sous forme d’une voix qui dit : « pour qui te prends-tu ? Tu crois que c’est de l’art ? »

Pour celles qui ne parviennent pas à se mettre en action malgré ce critique intérieur, il existe un secret pour commencer à créer et le faire souvent.

En fait, il existe DEUX secrets pour créer souvent et facilement.

Je vous les présente ensemble, car ils sont le complément l’un de l’autre.

SECRET No 1 : NE PAS FAIRE DE L’ART.

Il suffit de changer son vocabulaire.

Au lieu de faire de l’art, faire du markmaking.

Faire des marques. Gribouiller ou Doodle en anglais.

Beaucoup de personnes qui sont attirées par des activités créatives sont intimidées par les mots art et artiste.

La pression de faire de « l’art » inquiète notre cerveau qui se réfère immédiatement à Picasso et à Vermeer (des maîtres)  pour comparer et juger nos capacités. C’est fou non ?

Quand tu te dis:  » je vais prendre 10 minutes et je vais tracer des marques » il y a moins de chances que ton angoisse de la page blanche te paralyse.

Quand tu traces des marques, tu ne t’attends pas à réussir, parce que « ce n’est pas de l’art ».

Et il est alors possible de relaxer.

Et de créer.

Le secret pour créer souvent, c’est de « faire des marques », de gribouiller, scribouiller sans se prendre au sérieux. Il sera ainsi plus facile de commencer.

Plus tard, on pourra rediscuter si « c’est de l’art ou pas », mais pour l’instant je partage cette astuce pour t’aider à passer à l’action plus régulièrement.

 

Qu’est-ce que le « markmaking » originellement ?

« Markmaking » ou faire des marques est le premier stade de dessin chez les enfants.

Cela leur permet de développer leurs compétences motrices, leur imagination et leur vocabulaire visuel.

S’il y a bien une leçon que l’on peut retirer de l’enfant créateur, c’est qu’il se lance dans l’expérience sans peur de rater quoi que ce soit.

La joie et l’excitation qu’il vit lorsqu’il est immergé dans le Flow créatif seraient bien utile à l’adulte trop sérieux.

« Markmaking » est également un terme utilisé pour décrire les différentes lignes, points, motifs répétitifs et textures créés comme préliminaires d’une œuvre d’art finale.

Souvent, les artistes font des croquis, des marques, des essais dans leur journal avant de les transposer sur une grande toile.

C’est un peu l’équivalent de faire ses gammes pour les musiciens.

Cela permet de s’entraîner sans avoir à être un génie.

Nul besoin de dégager des heures pour créer quelque chose de gros, de précis ou de complexe.

Il suffit de 10 minutes et on peut faire du markmaking et faire souvent.

 

Tromper ton critique intérieur

Pour celles qui sont trop impressionnées par les mots art et artiste, faire des marques est un bon truc.

Le markmaking, c’est un jeu, une activité facile et courte qui peut nous apporter de la joie au quotidien.

En conséquence, c’est une porte d’entrée pour s’exercer à créer régulièrement sans de bloquer sur les détails. L’important c’est de faire ce qui marche pour toi.

Notre critique intérieur fonctionne à partir de toutes les peurs qui ont été citées plus haut.

Donc, faire des marques permet de le détourner de son habituel discours décourageant.

Artistes adeptes du markmaking

Rae Missigman considère que le markmaking a beaucoup contribué à son développement comme artiste.

Répéter des motifs dans une attitude de jeu et d’exploration lui a permis de s’exercer chaque jour pendant des années et de le partager à ses fans.

Elle aime créer régulièrement tous les jours et fait des marques avec de la peinture et des marqueurs.

Cette routine quotidienne l’a aidée à ne pas se prendre au sérieux et à persévérer.

Au départ, elle ne se considérait pas comme une artiste et choisissait de faire seulement ce qui lui faisait du bien.

À force de « faire des marques » quotidiennement, elle a fini par développer son style visuel propre.

En même temps, cela l’a rendue heureuse.

 

Art & photo par @raemissgman

L’art-thérapeute et artiste Amy Maricle a travaillé longtemps avec des cercles miniatures pour pouvoir créer souvent, en peu de temps et sans complication.

De fait, elle encourage les non-artistes à faire de l’art pour prendre soin d’elles-mêmes.

Elle veut les inspirer à créer au-delà du « produit » et à plonger dans le processus du markmaking.

Par exemple, essayer tous les matériaux que l’on possède, crayons, feutres, pinceaux, marqueurs et en tester chaque couleur sur différents papiers.

Lien vers son site: https://mindfulartstudio.com/

 

Voici un vidéo de où je commence par faire du markmaking :

Le secret pour créer souvent c’est de gribouiller et de ne pas considérer cela comme de « l’art ».

Répéter des motifs, des points, des lignes peut nous aider à rendre notre créativité accessible et facile, car nous n’avons plus besoin de réussir quelque chose ou d’arriver quelque part.

Le deuxième secret pour créer souvent, c’est de « faire des marques » sur un format qui permet de le faire souvent.

 

SECRET No 2 : CRÉER SUR UN PETIT FORMAT

 

Créer sur un petit format semble quasiment ridicule, mais c’est un format puissant.

C’est important, parce que si tu le fais chaque jour pendant 365 jours (5-10 minutes par jour), tu auras 365 miniformats créatifs à la fin de l’année.

Sur le Net, de nombreuses personnes ont décidé de créer la même chose chaque jour pendant 21, 100 ou 365jours.

 

Des gens qui ne savaient pas dessiner ont fini par développer cette capacité en faisant leurs gammes.

Pour réussir à en faire des centaines, ils le font sur un petit format.

 

Créer sur un petit format est la porte d’entrée royale pour avoir une pratique artistique constante.

 

L’excuse entendue régulièrement pour celles qui veulent se mettre à créer, c’est le manque de temps.

  • Nous sommes tellement occupées, que c’est un défi de trouver le moment propice et la motivation pour passer à l’action.
  • Nous le faisons au début du mois de janvier et après deux semaines c’est fini.
  • Nous passons 2 heures par jour sur les réseaux sociaux au lieu de prendre 10 minutes pour créer et nous redonner le sourire (mea culpa).
  • Créer devient une corvée au lieu de nous apporter du plaisir
  • Nous nous mettons de la pression pour atteindre à un résultat « réussi »
  • Nous attendons d’acheter le matériel artistique nécessaire pour commencer à créer
  • Nous attendons du calme et un espace à nous pour commencer à créer
  • Nous attendons les conditions idéales pour commencer à créer.

 

Je vous offre le secret infaillible pour créer souvent:

Créer sur un petit format.

  • Créer sur un petit format demande peu de temps
  • Créer sur un petit format demande peu de matériel
  • Créer sur un petit format demande peu de place
  • Créer sur un petit format, c’est facile
  • Créer sur un petit format c’est comme prendre des mini bouchées d’un éléphant
  • Créer sur un petit format permet de créer par étapes. Pas à pas.
  • Créer sur un petit format permet de développer une pratique artistique quotidienne.
  • Quand tu crées sur un petit format, tu n’as plus d’excuses 

Small is beautiful (& facile)

Je trouve merveilleux le secret de créer « petit », car c’est simple. Cela devient un processus continu, accessible et apaisant. Le fait de répéter souvent l’action te permet de renforcer cette pratique créative et d’en ressentir les bienfaits sur le long terme.

Je souhaite qu’avec l’habitude, cela t’aide à développer ta confiance en toi et que tu puisses te reconnaître comme artiste et l’assumer.

 

EXEMPLES D’ACTIVITÉS AVEC DES PETITS FORMATS

  • Post-it
  • Zentangle (j’en ai parlé dans l’article précédent)
  • Cartes index (petits cartons de 3×5 pouces)
  • Écrire un mot inspirant par jour, puis l’embellir (colorier ou décorer)
  • Écrire une gratitude par jour sur une carte
  • Remplir une case d’un calendrier mensuel par jour
  • Travailler en série sur un thème
  • Utilise un autre format que le carré ou rectangle. Essaie avec des ronds ou des triangles.
  • Essayer toutes les couleurs ou tous les feutres de ton matériel
  • Prépare les petits formats à l’avance.
  • Prépare-toi une pochette avec un mini kit de création.
  • Sors-le pendant la journée pour créer 5 minutes (pause lunch, dans le métro ou dans une salle d’attente)

Oublie le perfectionnisme. Rappelle-toi qu’il ne s’agit pas d’art, mais de markmaking.

Tu veux commencer tout de suite, mais tu ne sais pas quel petit format choisir?

Je te suggère le challenge 61 jours « one index card a day » par daisy-yellow.

C’est une artiste qui lance ce défi créatif, mais qui recommande de ne pas y voir une compétition mais un jeu.

L’invitation est de créer chaque jour sur une carte index pendant 61 jours. C’est tout.

Ensuite, tu peux partager ta création si tu le désires sur Instagram avec #icadaday #daisyyellow et voir les œuvres de nombreuses personnes dans le monde.

Ma version de icad-a-day c’est d’utiliser le markmaking et d’écrire par-dessus une chose pour laquelle je suis reconnaissante aujourd’hui.

Je l’ai nommée #gratitudecreative. 

Ainsi, je fais une pierre deux coups, je crée et je souligne ma gratitude.

Je t’en prie, je te donne le hashtag 🙂

Voilà ce qui conclu cet article sur les deux secrets pour créer plus souvent. J’espère que cela t’a inspirée.

Je suis en train de préparer un atelier en ligne sur les petits formats pour créer régulièrement, tout en s’amusant.

Es-tu intéressée ?

Rejoins-moi sur Instagram ou Facebook si tu as des questions ou commentaires.

Si tu commences à créer souvent et tu souhaites montrer ta création dans un espace sécuritaire et bienveillant, je t’invite à joindre notre communauté sur le groupe Facebook (après avoir téléchargé le cadeau ci-dessous) :

cliquez ici

Bonne « mini » création,

 

Alice

 

Références:

Défi icad a day: https://daisyyellowart.com/

Amy Maricle: https://mindfulartstudio.com/

Rae Missigman: http://raemissigman.com/

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART-JOURNAL.

L’Art Journal est un journal personnel où les images se combinent avec les mots sous une forme créative entièrement libre.

 

Ce n’est pas une revue pour artistes et amateurs de galeries d’art.

Ce n’est pas un carnet réservé aux artistes professionnels.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des habiletés ou talents en arts pour entamer un Art Journal.

C’est une forme d’art accessible à tous, où l’expression est dénuée de la notion de performance.

Le processus et la pratique y sont plus importants que le résultat.

Cette forme d’art permet d’entrer dans le Flow créatif, le courant de la créativité qui fait du bien.

Il n’est pas non plus essentiel de montrer ce que l’on crée aux autres.

Comme un journal intime, on le fait pour soi-même.

L’ART JOURNAL EST L’OUTIL IDÉAL POUR

COMMENCER UNE PRATIQUE CRÉATIVE.

 

Cet article te présente les bases pour commencer à utiliser l’Art journal, ses bénéfices reconnus, mon expérience personnelle, le matériel nécessaire et des références pour en savoir plus.

Description

L’Art journal est un carnet personnel qui combine les mots et les images créés avec une grande variété de matériaux.

Un journal de voyage illustré à l’aquarelle est un bon exemple de ce que pourrait être un Art journal.

« Faut-il savoir dessiner pour commencer un Art journal ? » Non.

« Faut-il avoir du talent pour commencer un Art journal ? » Non.

« Est-ce que c’est la même chose que le scrapbooking ? » Non.

Il n’est pas nécessaire d’acheter du matériel sophistiqué et des produits spécialisés pour débuter l’Art Journal.

L’Art Journal est d’abord un espace d’expression personnelle.

Tu choisis la forme créative que tu veux lui donner.

 

Son aspect est complètement libre. Tu peux y mettre tout ce que tu veux.

Tu le fais pour toi. Tu peux choisir de le montrer ou non.

Il n’y a pas de règle sur la manière « correcte » d’aborder l’ Art Journal.

Tu peux te l’approprier et en faire ce que bon te semble à ta façon, avec les matériaux qui te plaisent et à la fréquence que tu veux..

Et surtout, il est impossible de « rater » une page.

On peut y peindre, faire des abstractions ou documenter notre quotidien par des croquis, des photos, des notes…

L’atout principal de l’Art Journal est qu’il constitue un espace d’expression qui permet le mieux-être et l’épanouissement. La pratique du Art Journal comporte également d’autres avantages.

Bénéfices de l’Art Journal

Développement de la créativité

L’art-thérapeute Lucia Capacchione, (auteure du livre « The Creative journal ») décrit la pratique de l’Art Journal comme une activité méditative. Le journal encourage la créativité et développe une meilleure connaissance de soi. Le format du journal permet de garder l’aspect créatif intimiste tout en explorant des émotions et des réflexions variées. Le côté loisir rend cette activité agréable et ludique ce qui améliore l’humeur.

L’ART JOURNAL EST UN OUTIL DE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL PUISSANT RECONNU PAR DIVERSES ÉTUDES SCIENTIFIQUES.

Développement personnel

Une pratique régulière de l’Art journal a un effet profond et positif sur le bien être émotionnel, psychologique et physique. C’est une manière créative et pragmatique pour entrer en contact avec soi-même.

Le journal visuel est un outil qui combine les images et les mots dans une pratique de réflexion et d’intégration des aspects émotifs et cognitifs de la personne (Ganim & Fox, 1999). Le fait de mixer l’écriture et les images active les deux hémisphères du cerveau. Cela permet un équilibre entre nos les centres verbaux & intuitifs.

Réduction du stress et de l’anxiété

Une étude a démontré l’efficacité du journal visuel pour la réduction du stress et de l’anxiété chez des étudiants en médecine (Mercer & al, 2010). Combiner les images et les mots semble être plus efficace qu’un journal avec uniquement de l’écrit.

Réflexions & nouvelles perspectives sur la vie

L’Art journal permet aussi une réflexion sur son vécu personnel. Une étude avec des étudiants en counseling a démontré que le journal visuel les aidait à cultiver une réflexion sur leur expérience et découvrir de nouvelles perspectives sur leur expérience de vie (Deaver, 2009).

Améliore la confiance en soi

Le processus de créer dans un journal est thérapeutique, vecteur de confiance et d’estime de soi. Également, il est un support concret pour le développement de nouvelles aptitudes et le changement chez la personne (Chilton, 2007).

Intimité avec soi-même

Contrairement à un grand canevas sur un mur, le journal visuel est un outil qui a une structure portable, refermable et intimiste comme un livre.  Le fait qu’on puisse le porter, le transformer, l’ouvrir et le fermer comme on le désire en fait une forme d’art intéressante tout en étant à petite échelle.

Documenter son parcours de vie

Comme le livre, le journal visuel raconte une histoire. L’Art journal peut être feuilleté comme un album souvenir : on peut y voir le chemin parcouru dans ses pages.

Mon expérience de l’Art Journal

J’avais toujours écrit dans un journal intime depuis mon adolescence.

J’y déposais mes pensées, mes réflexions personnelles, mon vécu, mes souvenirs.

Comme j’avais de la facilité à écrire, j’ai eu l’ambition de vivre de l’écriture de romans.

Malheureusement, ça n’a pas marché : j’étais bloquée et frustrée de sentir toute cette créativité bouillonner sans trouver la manière juste de la déployer.

L’écriture seule ne parvenait plus à me satisfaire. Elle était plutôt devenue un lieu d’exigence et de perfectionnisme. Cela ne m’apportait pas l’épanouissement créatif (et personnel) que je recherchais.

Plus tard, j’ai décidé de retourner aux études pour devenir art-thérapeute. Il était nécessaire de passer par des études en arts visuels. Les professeurs demandaient aux étudiants de tenir un journal visuel pour leurs projets. De noter des idées, faire des croquis, coller des inspirations, etc.

C’est là que je me suis intéressée à l’Art Journal comme outil d’expression personnelle.

Je savais que ma créativité était ce que je possédais de plus précieux.

J’avais trouvé l’outil idéal pour la pratiquer librement et sans pression.

 

J’ai découvert des « Art Journalists » (pratiquants d’Art Journal) sur internet et je me suis inspirée d’eux pour débuter. J’étais fascinée et admirative… et je m’estimais mauvaise et maladroite. Cela m’a pris du temps pour passer à l’action.

Je me souviens de ma première page d’Art Journal où j’avais écrit que j’acceptais de créer une page moche ! J’avais procrastiné des semaines par peur de la « rater » et « d’échouer ». La page ne ressemblait pas à ce que je voulais créer, mais j’avais réussi à briser la glace.

J’ai trouvé naturel de m’exprimer par une combinaison d’images en plus des mots. J’avais beaucoup plus de plaisir à créer avec les deux qu’avec l’écriture seule. Au fil du temps, j’ai développé mon propre style artistique. Cela m’a apporté le plaisir, la joie et le bien-être, car je m’étais enlevé un poids des épaules.

J’utilise les techniques mixtes, c’est-à-dire que je mélange l’écriture, les feutres, le collage, la peinture acrylique, l’encre et bien d’autres choses. En particulier, je privilégie les images plutôt que les mots et l’écriture. Et ma création se fait en layers, c’est à dire en couches superposées les unes sur les autres.

Tu peux développer tes préférences et ton propre style aussi car il existe des centaines de techniques artistiques que tu pourrais explorer.

L’ART JOURNAL EST L’OUTIL IDÉAL POUR DÉVELOPPER MA CRÉATIVITÉ.

C’est un territoire infini de découvertes et d’expression à soi.

Je m’en sers pour rêver, pour décharger mes réflexions et mes émotions.

Je m’en sers pour jouer et me détendre. Je m’en sers pour exprimer ce qui n’a pas de mots pour le dire.

J’adore feuilleter les pages de mes journaux. C’est riche, coloré, intrigant, mystérieux…

Je ressens du bien être rien qu’à regarder ce que j’ai créé dans le passé.

Quand je suis lasse d’un matériel ou d’un style, j’explore autre chose. Il n’y a pas de limites, sinon celles de mon imagination.

Je ne pourrais pas reproduire une page exactement comme elle était, car je n’ai aucun souvenir comment j’ai fait !!

L’ART JOURNAL EST POUR MOI UN ESPACE OÙ JE PEUX M’EXPRIMER LIBREMENT AVEC AUTHENTICITÉ.

À toi maintenant.

Le matériel

Le prétexte récurrent pour ne pas démarrer un Art journal, c’est que les fournitures doivent provenir d’un magasin spécialisé. Mais non. Tu peux commencer avec du matériel peu cher et simple.

Voici le matériel de base :

  • Un journal ou un cahier non-ligné. Si le papier est plus épais, il sera plus adapté à la peinture.
  • Des feutres, des stylos, des crayons de couleur ou de cire
  • Des magazines, des photos, de la colle et des ciseaux
  • De la peinture (aquarelle ou acrylique) cheap et des pinceaux (vous pouvez voler le stock de vos enfants)
  • Un coin de table pour créer
  • 15 minutes dans ton agenda
  • Plonger

Simple non ?

Le plus important c’est de commencer avec ce qu’on a.

Tu peux aller voir ma chaîne YouTube pour de l’inspiration :

Livres intéressants sur l’Art Journal :

Le Nouveau Journal créatif, d’Anne marie Jobin

The creative journal, de Lucia Capaccionne

Art journal freedom, de Dina Wakley

 

Je donne des ateliers d’Art Journal régulièrement.

Je suis fière de voir les participantes découvrir qu’elles sont bel et bien créatives après une journée d’atelier.

Mes cours leur permettent de développer leur force créative naturelle, de s’amuser et d’entrer dans le flow créatif.

Si tu es intéressée à participer à un atelier en personne (région de Montréal), écris-moi et je te tiendrais au courant de la programmation.

Pour celles qui ne sont pas dans le coin du Québec, je suis en préparation de cours en ligne sur le Art Journal.

Suivez-moi sur YouTube. Instagram, Facebook où je publie régulièrement de l’inspiration et des vidéos.

 

Vous pouvez aussi télécharger 7 exercices pour allumer votre créativité:

Références :

 

Capacchione, L. (2015). The creative journal: The art of finding yourself. Ohio University Press.

Chilton, G. (2007). Altered books in art therapy with adolescents. Art Therapy, 24 (2), 59-63.

Deaver, S. P., & McAuliffe, G. (2009). Reflective visual journaling during art therapy and counselling internships: a qualitative study. Reflective Practice, 10 (5), 615-632.

Ganim, B., & Fox, S. (1999). Visual journaling: Going deeper than words. Wheaton, IL : Quest Books.

Jobin, A. M. (2010). Le nouveau journal créatif. Montréal, Le jour.

Mercer, A., Warson, E., & Zhao, J. (2010). Visual journaling: An intervention to influence stress, anxiety and affect levels in medical students. The Arts in Psychotherapy37(2), 143-148.