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Archives des créativité | Flow Créatif

ELOGE DE L’ART QUI FAIT DU BIEN (partie 1)

ÉLOGE DE L’ART QUI FAIT DU BIEN

                                  

Je ne parle pas de l’Art avec un grand A.

Je parle ici de l’art avec un petit a.

L’art amateur. L’art avec un a minuscule en petits gestes répétés.

L’art qui fait du bien parce que justement, il est modeste et pour soi-même.

En fait, si l’art n’existait pas dans nos vies, nous n’aurions pas de livres, de films, de musique, de musées, de concert, de vêtements, de médias, de livres pour enfants, de jouets, ni de iPhone.

De fait, il existe un malentendu sur l’appartenance de l’art. En effet, l’art en général appartiendrait à une certaine catégorie de personnes, soit les artistes professionnels, les génies, les célébrités, les artistes morts et affichés dans les musées.

 

Ce n’est pas la réalité.

À mon avis, c’est une erreur de « noter » l’art et l’idéaliser à ce point. Je ne parle pas dans cet article de l’Art avec un grand A. Je parle de l’art ici avec un petit a. C’est pour valoriser l’art avec a minuscule que cet article fait l’éloge de l’art qui fait du bien.

Danny Gregory (Art Before Breakfast : a Zillion Ways to be more Creative No Matter How Busy You Are) l’exprime très bien :

« L’Art avec un grand A, c’est pour les musées, les critiques et les collectionneurs.

L’art avec un petit a, c’est pour le reste d’entre nous

L’Art avec un grand A est mis en vente, sujet à spéculation, archivé et assuré

L’art avec un petit a n’est pas un produit. C’est un point de vue sur l’existence. C’est un mode de vie.

L’Art avec un grand A est fait par des professionnels et des experts.

L’art avec un petit a se fait par des comptables, des mamans, des ingénieurs, des chômeurs, des fermières à des tables de restaurants, dans des parcs et à la buanderie.

L’Art avec un grand A est un business et une industrie et de la spéculation.

L’art avec un petit a, c’est la passion, l’amour, l’humanité et ce qui a véritablement de la valeur.

L’Art avec un grand A demande des années d’études à l’école des Beaux-Arts, de la souffrance et du sacrifice.

L’art avec un petit a demande un désir et 15 minutes par jour.

Comme moi, tu n’es peut-être pas une Artiste avec un grand A.

Mais je sais que tu peux faire de l’art avec un merveilleux, significatif et expressif petit a. « 

 

De plus, je rappelle que le mot amateur provient du latin « amare » qui veut dire celui ou celle qui aime.

Donc, un amateur est quelqu’un qui aime profondément et sincèrement ce qu’il fait comme activité.

crédit photo: allef vinicius (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un chemin

La créativité est un chemin qui mène au soi authentique. En ce qui me concerne, c’est l’art journal qui m’a permis de faire le voyage dans cette direction.

Ce qui se passe quand je me présente devant la page de mon art Journal, je me mets à l’écoute de quelque chose de mystérieux, au-delà de mon mental et ses idées préconçues.

En effet, me laisser aller dans le processus où je n’ai aucune idée du résultat final est parfois inconfortable. Pourtant, c’est là que naît un langage poétique et symbolique qui m’est particulier. Sur ces pages, c’est une autre moi-même que je rencontre. Je lui fais de la place.

 

L’art qui fait du bien, c’est une histoire d’amour avec l’inconnu

En fait, ce qui est nécessaire, c’est de se donner ce temps et cet espace pour découvrir ce que l’inconnu, le mystère nous offre. Évidemment, on peut être souvent paralysé par l’angoisse de la feuille blanche et vivre des peurs par rapport à ce qui peut en ressortir.

Et si c’était la curiosité et l’ouverture qui nous guidaient à la place des peurs ?

De plus, on pourrait découvrir que cet inconnu est un être séduisant au fond et qu’il veut nous amener à découvrir de nouveaux horizons.

Qui sait… cela pourrait déboucher sur une relation à long terme. C’est une bonne raison de faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

crédit photo: david clode (unsplash)

L’art qui fait du bien, c’est un pont

J’aime le symbole du pont, car il permet de relier les rives qui sont séparées, opposées ou contradictoires.

En effet, notre mental linéaire voit les choses en noir et blanc. En tout ou rien. Il faut choisir ! dit-il. C’est une manière de voir le monde qui est binaire et qui manque de complexité et de nuance. C’est pourquoi l’esprit humain a aussi inventé le pont, les compromis et les nuances de la couleur grise.

Pourtant, il existe une manière de les lier ensemble, malgré leur différence et de maintenir une tension entre les deux ou même mieux un équilibre.

Établir un pont entre ses émotions et ses pensées permet de ne négliger ni l’une ni l’autre.

Faire un pont entre son passé et son futur permet aussi de se visualiser sur un chemin d’apprentissage et de découverte. L’esprit sage ne pourrait les séparer l’un de l’autre.

En particulier, les Chinois ont cette notion de yin et de yang, qui ne vont pas l’un sans l’autre. L’aspect réceptif dansant avec l’aspect actif de l’existence.

Ces dualités nous rappellent que l’art est un pont entre le monde intérieur et le monde extérieur, c’est pourquoi il est si précieux.

Finalement, lorsqu’on s’engage dans une pratique créative qui nous fait du bien, on se permet d’être soi-même le pont entre les rives de notre vie. C’est pour cela que ça fait tant de bien.

Si tu veux en savoir plus sur les éléments pour passer à l’action, je te recommande l’article de blogue suivant:

Les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien

L’art qui fait du bien, c’est une relation

Dans le même ordre d’idée, l’art qui fait du bien établit une communication ludique entre nos aspects polarisés. Par exemple, il y a une partie de moi qui désire créer. En réponse s’élève la partie de moi qui ne veut pas que je crée. Le fait de créer est une constante interaction entre les deux parties de moi.

En effet, notre corps parle à notre tête. Notre cœur parle à notre mental. Notre âme parle à notre égo. Pour expérimenter une vie saine et riche, les relations entre les différentes parties de soi sont importantes.

Comment est-ce que nous entrons en relation avec notre créativité et nos créations ? Est-ce que nous passons du temps souvent avec elles ? Ne les jugeons-nous pas assez « bonnes » ? Ou trop étranges ?

Passons-nous assez de temps avec elles, ou bien sommes-nous si occupés que cela devient la dernière de nos priorités ?

En fait, la relation à sa créativité se développe avec le temps, avec le temps que nous lui consacrons.

Plus nous passons du temps à créer et plus notre mieux-être se dépose et s’approfondit.

crédit photo: supriya (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est la réappropriation d’un langage à soi

Premièrement, la créativité c’est une qualité de naissance. Tu es en vie, donc tu es créative.

La vie dont tu fais l’expérience est unique, parce que toi seule l’as créée jour après jour.

De plus, lorsque tu t’inspires d’un artiste, tu offres de la place à ton expression unique. Il n’y a personne qui peut faire exactement la même chose comme toi.

Lorsque j’ai commencé à créer avec les arts visuels, je n’avais pas confiance en moi alors je suivais des exercices issus de manuels d’art. Parfois, il m’arrivait de copier une illustration que j’aimais.

Bien sûr, je me disais constamment que je n’étais pas une vraie artiste, mais c’est naturel de copier au départ… et ensuite de laisser notre propre voie tracer la suite. À cet égard, je recommande le livre d’Austin Kleon « voler comme un artiste ». Il recommande « d’emprunter » allègrement le style d’artistes admirés et de ne pas oublier de les citer comme influenceurs.

Lorsque j’ai développé ma propre imagerie avec l’Art Journal, j’ai découvert qu’il était un miroir de mon être, de mes aspirations, de mes rêves, mais aussi de mes peurs.

Peu à peu, j’ai cessé de vouloir créer comme les experts et j’ai embrassé ce qui émergeait… et parfois je trouvais cela intéressant et même beau. En fait, j’apprivoisais tranquillement mon expression et je l’accueillais avec bienveillance.

Mon expression créative est un reflet visible de mon être profond ou « soi authentique ».

Finalement, je me suis reconnu dans ma créativité sans me juger. C’est pour cela que je fais aujourd’hui l’éloge de l’art qui fait du bien.

C’est aussi cela le cadeau offert par ta créativité en action.

D’ailleurs, tu peux télécharger ici ton cahier d’exercices GRATUIT pour booster ta créativité:

 

crédit photo: noah buscher (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est une connexion avec l’enfant intérieure

On le sait, nos vies d’adultes occupés, responsables et rivés sur nos écrans nous ont rendus trop sérieux.

Nous oublions que le jeu et l’amusement nous donnent des couleurs aux joues et nous régénèrent en profondeur.

Le psychologue Winnicott disait « le jeu c’est sérieux ».

En effet, cette capacité à jouer est symbolisée par l’archétype de l’enfant intérieur. L’enfant joue pour apprendre, pour se frotter au monde autour de lui et l’apprivoiser. L’enfant joue avec l’autre aussi pour créer un lien et du partage.

De plus, une enfant en santé exprime ses émotions avec force, puis les laisse aller. L’enfant n’est pas encore engluée dans une liste de choses à faire que son mental lui répète… Elle vit l’instant présent avec curiosité et dépense beaucoup d’énergie à apprendre pleine de choses.

L’enfant intérieure, c’est aussi la capacité à s’émerveiller, à découvrir, à essayer, à s’amuser, à s’exciter de plein d’univers imaginaires. En tant qu’adultes, nous avons vraiment besoin de cette enfant intérieure.

C’est pour cela que la créativité vue comme un jeu d’enfant fait tellement de bien et stimule l’élan vital en nous.

 

L’art qui fait du bien c’est une voix au-delà des mots

Une image veut dire mille mots.

En une fraction de seconde, le cerveau reçoit et comprend l’information visuelle et son sens. Nul besoin de parler ou de lire pour cela.

En fait, nous avons un cerveau (situé dans le cortex préfrontal) qui est logique, structuré et linéaire. Étant donné que nous avons appris le langage parlé et écrit, c’est un des canaux de communication que nous utilisons le plus pour nous exprimer. La réception des informations extérieures passe souvent par le langage, mais ce n’est pas absolument nécessaire.

Bien des personnes ne sont pas si à l’aise pour s’exprimer authentiquement par les mots. Par exemple, les jeunes enfants qui n’ont pas encore développé leur langage.

(Je ne suis pas en train de dire que l’écriture n’est pas un outil formidable pour s’exprimer)

crédit photo: sarah brown (unsplash)

L’art qui fait du bien c’est se donner la permission

Créer, ça fait du bien tellement à tous les niveaux. Mais la première étape, c’est de s’offrir la permission de créer.

Néanmoins, c’est incroyable toutes les raisons que j’entends de la part des personnes qui veulent créer et qui ne le font pas. Pourquoi est-ce si difficile de passer à l’action, même en sachant les bienfaits que cela nous apporte ?

Est-ce que c’est parce que nous vivons encore avec des principes rigides judéo-chrétiens qui nous enjoignent de travailler dur et de pas trop nous amuser ?

Est-ce à cause du préjugé tenace qu’être créatif ou artistique est forcément lié à la précarité financière ?

Je n’ai pas une réponse claire, mais je sais que si je ne crée pas je passe à côté de quelque chose de précieux et vital.

Donne-toi cette permission.

C’est ainsi que tu apprendras à suivre aussi tes désirs et tes élans et te donner la permission.

Tu apprendras à te faire confiance aussi et à prendre soin de toi en faisant ce qui te fait du bien.

Donne-toi cette permission. Personne ne peut te la donner sinon toi-même.

Tu te rendras un grand service 😊

Et voilà, c’était mon article pour faire l’éloge de l’art qui fait du bien.

Merci d’avoir poursuivi ta lecture avec moi 😊

 

Rejoins-moi sur les réseaux sociaux (Instagram ou Facebook ou youtube) où je réponds rapidement à tes questions et commentaires 🙂

 

Si tu veux en savoir plus sur mes ateliers et programme :

Tu es aussi invitée à joindre notre groupe Facebook où tu peux partager tes créations dans un cadre bienveillant.

à bientôt 🙂

 

Références

Art Before Breakfast : A Zillion Ways to be More Creative No Matter How Busy You Are de Danny Gregory

Voler comme un artiste d’Austin Kleon

7 LIVRES POUR RALLUMER TA CRÉATIVITÉ

7 livres pour rallumer ta créativité

Cet été, J’ai passé une partie du mois de juillet à rencontrer des personnes passionnées par la créativité.

C’est un projet qui a été inspiré par le besoin que j’avais d’en parler avec d’autres personnes créatives qui ont placé leur créativité au centre de leur vie professionnelle. J’ai donc fait des entrevues audio et cela va donner un podcast.

C’est ainsi que ma créativité n’est pas là où j’aurais pu l’attendre. Elle me fait des surprises.

En fait, je crois que la « créativité » (la tienne, la nôtre) s’avère plus enrichissante, plus vaste et plus nécessaire à la vie humaine que la petite boîte dans lequel on la place.

Mais aussi, la créativité est une énergie de vitalité. Lorsqu’une personne se trouve profondément en contact avec son élan créatif intrinsèque, celui-ci devient la flamme qui anime toute son existence.

La créativité devient une attitude, une manière de ressentir, de regarder et de vivre.

Je suis toujours à la recherche d’inspiration pour m’aider à me garder curieuse et en forme dans ma pratique créative.

7 LIVRES POUR RALLUMER TA CRÉATIVITÉ

Être engagée dans une pratique créative prend à la fois de l’énergie, mais aussi de l’inspiration.

Les livres que je lis attisent mon feu créateur et m’aident à passer à l’action.

J’ai vraiment l’impression de vivre dans un monde d’abondance! Je suis si reconnaissante de toutes ces personnes qui partagent leurs connaissances et leurs idées avec moi !

Alors je connais beaucoup de livres en anglais, mais je me suis efforcée de te présenter des ouvrages traduits en français, dont certains du Québec et du Canada.

Je te présente donc 7 livres pour rallumer ta créativité

Comme par magie

Elizabeth Gilbert

comme par magie

Un bestseller: « mange prie aime »

Connais-tu « Mange, prie, aime. » bestseller mondial d’une femme en quête de sens?

C’est un livre que j’avais aimé parce que l’auteure partageait ses désarrois et ses doutes avec beaucoup d’authenticité.

Plus tard, Elizabeth Gilbert a animé un TEDtalk sur la créativité. Elle parle de son inspiration comme d’un « génie » en dehors d’elle, ce qui l’aide à ne pas trop s’enfler la tête avec le succès et continuer à écrire. Elle partage comment elle s’est remise à écrire après l’énorme succès de son livre. C’est un excellent Tedtalk, plein de bon sens et d’humour.

Comme par magie

Dans « Comme par magie », elle suggère de choisir une « vie basée plus sur la curiosité que sur la peur ».

En effet, au lieu de se retrouver paralysée par les 1001 peurs qui nous barrent la route, sa suggestion est de regarder le chemin devant nous avec curiosité. La curiosité est une grande qualité qui permet d’essayer les choses et de les explorer plutôt que de les juger et de se bloquer.

Au-delà du processus créatif, c’est un conseil qui peut aussi s’appliquer à toutes les sphères de la vie et des relations.

En plus, Elizabeth Gilbert suggère qu’être créative n’est pas réservé aux artistes professionnels, mais à tous et toutes. Elle raconte plusieurs anecdotes de sa jeunesse lorsqu’elle a décidé de continuer à écrire même si la route vers la publication n’était pas de tout repos et elle le fait avec beaucoup d’humour et de sagesse.

Dans un même ordre d’idée, elle parle de courage, d’émerveillement, de permission, de persévérance et aussi de faire confiance au processus. Bref, la meilleure façon de vivre une vie satisfaisante, c’est de déployer cette créativité issue de l’intérieur et d’avoir le courage de la suivre.

« Comme par magie » est un livre inspirant et positif. Il nous rappelle de trouver du temps dans notre vie pour faire quelque chose que nous aimons vraiment, sans autre raison que cela et bien entendu de nous mettre en action.

J’aime beaucoup l’idée de comparer la créativité à de la magie. La lecture de ce livre rallumera ta créativité.

Le nouveau journal créatif

Anne-Marie Jobin

le nouveau journal créatif

Au Québec, le Journal créatif est une approche bien connue des femmes qui s’intéressent à la créativité comme outil d’introspection et d’expression personnelle. C’est une méthode de développement personnel avec des exercices dans un journal, qui combine le dessin, l’écriture et le collage.

Le journal créatif fut développé par Anne-Marie Jobin, qui est art-thérapeute et auteure de plusieurs livres.

D’après elle, c’est un outil de connexion à soi, d’ancrage dans notre moi profond, qui nous permet de vivre notre quotidien moins étourdi par le tourbillon de l’extérieur.

De plus, le livre présente de multiples exercices et techniques pour s’exercer à la maison dans un simple journal. Il n’est pas nécessaire d’être bon en dessin ou en écriture pour l’utiliser, car c’est l’épanouissement personnel et l’expression de son authenticité qui sont le plus importants.

Sur ce point, ma technique de journal artistique diffère du « Journal créatif » tout simplement parce que je ne donne pas d’exercices spécifique à faire ou de sujet d’écriture et que je privilégie le processus avec les médias mixtes.

Si tu voudrais voir mon art journal en vidéo, clique sur YouTube.

Par ailleurs, j’ai eu le plaisir de faire une entrevue avec Anne-Marie Jobin qui a accepté de répondre à mes questions dans mon podcast. Dans quelques semaines, il devrait sortir pour celles qui sont curieuses de l’écouter.

Partagez comme un artiste

Austin Kleon

Premier livre: volez comme un artiste

Je ne sais pas si tu as déjà vu ce livre au titre-choc : « Vole comme un artiste ».

Austin Kleon sait comme attirer l’attention 😊

D’abord, avec un style irrévérencieux, il suggère d’emprunter et de voler les artistes que l’on admire pour stimuler notre créativité au quotidien !

Évidemment, il rectifie le sens premier du titre! Il conseille d’assumer nos influences en citant nos sources et en remerciant publiquement nos muses et idoles pour leur existence et leur partage.

(Non, il n’encourage pas le plagiat)

partager comme un artiste

Second livre: partager comme un artiste

Dans son second livre « Partagez comme un artiste », il pourfend le mythe de l’artiste solitaire enfermé chez lui.

En fait, il ramène à notre mémoire que beaucoup d’artistes travaillent de manière collaborative pour s’entraider et se motiver mutuellement. C’est ainsi que le livre peut rallumer ta créativité.

Également, Kleon suggère au lecteur de montrer au monde sur quoi il travaille, de partager son processus (allo, Instagram…) et de laisser les autres le « voler » à leur tour 😊

Aussi, il rappelle le sens du mot amateur qui veut dire « avoir de l’amour pour ». Un amateur ne recherche pas la gloire ou la reconnaissance à travers ses créations, mais il aime ce qu’il fait.

De nos jours, il est même possible d’apprendre un art ou une discipline artistique et de partager son cheminement. Les autres voient que tu n’es pas un maître, mais apprécient justement les progrès, la constance, le chemin de ton apprentissage.

Bref, c’est un livre encourageant avec beaucoup de franc-parler et de simplicité.  Kleon suggère de commencer à créer le plus tôt possible et de cesser de se donner des excuses.

Pour exercer ta créativité, tu peux réclamer ton cadeau gratuit (qui t’aidera à créer facilement):

Le réflexe créatif : l’acquérir et l’utiliser au quotidien

par Twyla Tharp

Tout d’abord, le titre de ce livre en anglais est « The Creative Habit: Learn It and Use It for Life ». L’habitude créative, l’apprendre et l’utiliser toute sa vie.

le réflexe créatif

Twyla Tharp est l’un des danseuses et chorégraphes de longue expérience, résidant à New York. À 75 ans, elle a chorégraphié, dansé et produit une multitude de pièces de théâtre et de performances et possède sa propre compagnie depuis plus de 50 ans !!

Dans ce livre (publié en 2006), elle partage sa perspective sur la créativité qui pour elle est une habitude, une conséquence de beaucoup de préparation et d’efforts. C’est un livre avec des réflexions qui peut rallumer ta créativité. Elle réfute l’idée que la créativité serait un don de naissance que seules certaines personnes possèdent.

Voici ses 3 conseils d’une pro pour établir une habitude créative dans son quotidien.

Concevoir un rituel de départ pour ton processus de création.

Elle-même se lève tôt chaque matin et accomplit les mêmes, juste avant de commencer sa routine de création. Elle considère que le pouvoir de la routine est ce qui lui a permis d’être créative depuis plusieurs décennies. Ce rituel matinal n’est pas négociable. Elle l’accomplit, peu importe dans quelle humeur ou quelle condition physique elle se trouve. C’est le rituel qui lui permet de se mettre dans l’état d’esprit créatif.

Utiliser une boîte par projet (mettre toutes ses inspirations dedans) et s’enraciner

À chaque fois qu’elle commence un nouveau projet, Twyla Thar assigne une boîte dédiée à ce projet (genre de Bureau en gros). Elle y dépose tout ce qu’elle trouve comme inspirations. Photos, poèmes, références, objets inspirants, mais aussi des vidéos, livres, etc. Le fait de choisir la boîte en début de projet et d’y écrire le nom représente déjà son engagement.

En plus, cela lui donne l’impression d’être organisée. Elle peut la mettre de côté, mais le nom écrit sur la boîte lui permet de se souvenir de son idée. Quand un projet est terminé, elle range la boîte. C’est son système d’organisation.

Tout le monde est collé sur son ordinateur, sa tablette ou son smartphone. Je trouve inspirant de prendre une boîte bien ordinaire et concrète pour s’organiser.

Toujours terminer en plein milieu d’une tâcher pour recommencer aisément le lendemain.

Twyla Tharp donne l’exemple d’Hemingway qui finissait toujours ses sessions d’écriture au milieu d’une phrase. De cette manière, le lendemain, il recommençait sa prochaine session sans aucune hésitation.

Je n’ai pas testé ce conseil, mais c’est une bonne manière de s’assurer de continuer ce qu’on a commencé. Je crois que c’est une façon de ne pas être confuse quant à la prochaine tâche à accomplir le lendemain et ainsi éviter la procrastination. Quand on ne sait pas trop par où commencer, on peut vraiment perdre beaucoup de temps.

Laissez courir les éléphants : repoussez les limites de votre créativité

par David Usher

Les éléphants c’est notre imagination et notre créativité 😊

laissez courir les éléphants

 

David Usher est un chanteur assez connu. Il est le chanteur principal du groupe canadien MOIST,  auteur et conférencier. Également, il a dirigé une société CloudID Creativity Labs qui affiche un panneau sur lequel est écrit : « Rêvez grand et laissez les éléphants courir ! ».

Premièrement, j’ai choisi ce livre parce que David Usher s’adresse à tous ceux qui sont attirés par la créativité, mais qui répètent qu’ils ne sont pas des artistes. L’auteur nous montre comment relancer notre créativité, que ce soit bureau, à la maison ou dans l’atelier.

Enfant, nous sommes des êtres naturellement très créatifs et inventifs. Mais adultes, nous perdons cette étincelle. Comment retrouver notre processus créatif à l’âge adulte ? Comment donner suite à nos idées et les transformer en résultats concrets ?

De plus, il présente deux principes fondamentaux de la créativité : la liberté et la structure.

En effet, il considère que l’une ne peut aller sans l’autre. À l’aide d’anecdotes vécues, il nous montre que la créativité n’est pas magique, mais qu’elle s’épanouit entre ces deux opposés.

Par ailleurs, pour être plus créatif, on a besoin d’expérimenter librement, mais il est nécessaire de développer de la discipline pour voir nos projets parvenir à maturité.

« Arrêtez de considérer la créativité comme le jackpot que quelqu’un d’autre a gagné à la naissance. » 

Créer le meilleur de soi

Manon Lavoie, coach en créativité et auteure

créer le meilleur de soi

 

Ce livre est écrit par une auteure du Québec. Manon Lavoie a aidé beaucoup de femmes à cultiver une vie riche et inspirée par l’expression de leur créativité au quotidien.

Dans son livre (publié en 2017) Créer le meilleur de soi, elle suggère de créer quelque chose de nos mains sans pression de performance ou perfectionnisme.

Ainsi, son approche est vraiment tournée vers l’intérieur, tout en douceur. Ce n’est pas le résultat final qui compte, mais le fait de se réapproprier son pouvoir personnel et de créer de notre vie pleine de sens et de joie.

En fait, Manon Lavoie suggère d’utiliser l’art pour mieux se déposer en soi et écouter son intuition. C’est une invitation à la bienveillance et surtout la permission de se donner cet espace pour soi.

J’abonde avec sa philosophie de donner de la place à un autre rythme, plus intérieur, plus authentique. De plus, elle fait le parallèle entre le processus créateur sur la page et notre vie au quotidien.

De plus, elle propose plusieurs activités très simples pour commencer à se déposer et à écouter ses besoins profonds.

Créativité : le dessin pour libérer la main et l’esprit

De Cat Bennett

créativité le dessin pour libérer la main et l'esprit

J’apprécie cette auteure pour d’autres livres en anglais qu’elle a écrits sur le développement d’une pratique créative quotidienne. Celui-ci est le seul qui a été traduit en français.

Pour commencer, elle propose des exercices très faciles pour prendre cette habitude de dessiner régulièrement. L’avantage est que tu peux commencer rapidement avec très peu de matériel.

Par ailleurs, à l’aide d’exercices de dessin très faciles, Bennett propose de se reconnecter à cette joie de créer comme un enfant. Aussi, de recontacter cette liberté de créer pour le fun.

Elle propose une série d’exercices pour jouer, pour stimuler sa créativité et nourrir l’imagination. Un petit manuel pratique.

Voici un article pour te donner des idées pour créer : 10 idées créatives pour relaxer en 10 minutes

Quelques questions pour toi

  • Quels sont les livres (tout genre confondu) qui t’inspirent?
  • Cite 3 auteurs qui t’ont donné du feu et de l’enthousiasme ?
  • Dans le passé, quelles sont les  trois femmes qui t’ont donné du courage ?
  • Y a-t-il 3 artistes qui t’ont donné envie de créer quelque chose là tout de suite ?
  • Quelles sont les 3 amies dont l’exemple t’a inspiré à commencer une nouvelle chose alors que tu avais peur ?

Je te remercie de me lire. Tu peux aussi me retrouver sur Facebook, Instagram ou YouTube. J’y poste des photos, des vidéos et également j’annonce régulièrement mes activités en personne et en ligne.

Pour rallumer ta créativité, tu peux réclamer ton cadeau gratuit:

Au plaisir,

 

Alice

 

RÉFÉRENCES

COMME PAR MAGIE d’Elizabeth Gilbert

LE NOUVEAU JOURNAL CRÉATIF de Anne Marie Jobin

PARTAGE COMME UN ARTISTE de Austin Kleon

LE RÉFLEXE CRÉATIF de Twyla Tharp

LAISSE COURIR LES ÉLÉPHANTS de David Usher

CRÉER LE MEILLEUR DE SOI de Manon Lavoie

CRÉATIVITÉ : LE DESSIN POUR LIBÉRER LA MAIN ET L’ESPRIT de Cat Bennett

 

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Aujourd’hui, je voulais te partager la petite histoire de ma pratique créative.

Ma présence sur internet et les réseaux sociaux se passe à travers des images de mes journaux artistiques. Je publie également de l’inspiration positive pour encourager les femmes à développer leur créativité comme chemin d’épanouissement personnel.

Qui suis-je exactement ?

Je m’appelle Alice Albertini et je suis la créatrice de Flow Créatif.

Comment est-ce que j’en suis arrivée à ouvrir une entreprise créative à partager avec toi ?

Quand on rencontre quelqu’un, on lui demande généralement ce qu’elle fait dans la vie.

Alors qu’est-ce que je fais ?

Je suis une guide créative, j’aide les femmes à s’épanouir à travers leur créativité, qui est une métaphore pour leur élan vital et leur joie de vivre.

En fait, la créativité s’avère être LA capacité pour créer une vie qui leur ressemble.

Bref, pour devenir plus allumée, plus passionnée, plus puissante, il est nécessaire de « muscler » ta créativité.

En fait, c’est ce dont je suis persuadée et c’est ce que je cultive pour moi-même.

Je sais que ma créativité est l’énergie de réinvention de mon existence.

Lorsque le courant de la créativité s’écoule, qu’elle est dans le flow créatif, cela devient une véritable aventure de mettre au monde sa propre vie.

Je m’adresse à celles qui veulent s’épanouir comme artistes, comme artisanes, mais aussi celles qui veulent simplement créer quelque chose de leur main.

Celles qui savent au fond de leurs tripes que créer fait du bien et apporte du mieux-être et de la sérénité.

Cela fait quelques années que je développe mon style artistique avec l’art journal. Je me considère une artiste amateur… qui aime créer, mais qui n’a aucune intention d’en faire la vente. Justement parce que cela mettrait une pression que je ne recherche pas.

Également, je suis art-thérapeute M.A certifiée. Cela signifie que tous les contenus dont je parle autour du mieux-être et de la psychologie s’appuient sur des recherches scientifiques et de références pertinentes.

COMMENT J’AI GRANDI AVEC LA CRÉATIVITÉ

L’histoire de ma pratique créative n’a pas eu de débuts glorieux.

Quand j’étais enfant, je n’étais pas sociable et j’étais toujours dans un coin avec un livre.

Mon imagination était très développée. J’étais ce qu’on appelle une rêveuse.

En fait, je préférais amplement vivre dans mon imagination que dans la réalité. J’ai lu vraiment beaucoup de livres. Cela a développé mon imagination et mon intellect aussi était très aiguisé.

Par contre, je n’étais pas bonne en musique (j’ai pris un cours de guitare que j’ai détesté) ni en danse et à cette époque je n’étais pas attirée par les arts visuels.

J’avais toujours écrit dans des journaux intimes depuis mon adolescence et l’écriture occupait une place importante. L’écriture faisait office d’amie à qui parler, de confidente.

De plus, j’avais l’ambition d’écrire des romans (fantastiques) et des scénarios de films. Le journal était l’endroit où je déchargeais mes émotions et où j’exprimais ce que je n’exprimais pas aux autres personnes, à l’extérieur.

Cela me faisait du bien.

Parfois, je relis ces vieux journaux que j’ai gardés… et c’est plutôt tourmenté et triste.

J’avais beaucoup de rêves, mais je me débattais avec une faible estime personnelle et des périodes de dépression.

Pourtant, je savais que toute la créativité et l’imagination qui m’habitaient étaient uniques et me poussaient vers un métier créatif.

Ensuite, je me suis tournée vers le cinéma qui me faisait rêver. J’ai étudié en audiovisuel. Puis, j’ai exercé le métier de monteuse vidéo pour la télévision pendant des années.

Ce n’était pas exactement comme je le rêvais, mais je me trouvais quand même dans un environnement créatif. Parfois, je croisais des réalisateurs ou des célébrités dans les coulisses.

DES BLOCAGES À MA CRÉATIVITÉ

Pendant ce temps, mes désirs d’écriture de roman se heurtaient constamment à des blocages et de la frustration.

C’était un processus angoissant et souffrant d’écrire quoi que ce soit. Beaucoup de rêves me passaient par la tête, mais je ne passais pas assez à l’action pour qu’un projet de livre ne prenne forme.

Je ne me suis jamais rendue à un manuscrit terminé. Je changeais souvent d’avis (trop d’idées) et je ne faisais que me critiquer. L’histoire de ma pratique créative se passait sous le signe des blocages et de la frustration.

Parfois, j’avais des montées d’inspiration et je me mettais à écrire, mais le lendemain mon critique intérieur (Julia Cameron l’appelle le censeur) trouvait cela trop chaotique et le flot de créativité se rétrécissait et s’asséchait aussitôt. Le sabotage de ma créativité était également dû à mon perfectionnisme.

Tu peux lire mon article sur le perfectionnisme ici.

À un moment donné, la lecture de son fameux livre « Libérez votre créativité » m’a fait prendre conscience que la créativité était quelque chose qui était très important. Ce n’était pas seulement réservé aux « artistes », mais tout le monde possédait ce pouvoir en elle et donc la capacité de le développer.

Jusque-là, je lisais des livres d’auteurs que j’admirais. Je regardais des films ou écoutais de la musique par des artistes qui m’enrichissaient. Je ne me voyais pas comme quelqu’un qui peut mettre sa créativité au centre de sa propre vie.

Il est arrivé un moment où au lieu de recevoir la créativité des autres seulement, il est devenu nécessaire pour moi de créer à ma façon.

 

MON CRITIQUE INTÉRIEUR

Il y avait à l’intérieur de moi une partie (mentale) contrôlante qui voulait utiliser la créativité et l’art pour être plus productive.

En plus, l’ambition, le désir de « réussir » me poussait à « vivre de ma créativité », de l’art, c’est-à-dire d’en faire mon métier.

Ce qui fait que la pression sociale était très forte. Les préjugés sur les artistes et les créatifs qui sont pauvres et précaires (mais passionnés) étaient tenaces autour de moi et je les ai crues.

En fait, mon mental ne comprenait pas que ma créativité avait besoin d’être laissée libre pour s’épanouir.

Elle ne voulait pas être considérée comme quelque chose « d’utile » pour notre carrière. Elle voulait être considérée comme une Muse et approchée avec délicatesse et respect.

Pendant longtemps, je me suis retrouvée bloquée avec l’écriture. Parfois, j’étais désespérée de sentir en moi toute cette créativité sans être capable de l’articuler ou de la déployer.

Je ne comprenais pas pourquoi j’avais ces talents et cette imagination à l’intérieur de moi, mais que cela ne semblait pas possible de les rendre concrets.

C’est ce qu’on appelle être une rêveuse idéaliste…

Il s’est passé plusieurs années avant que je puisse résoudre ce nœud à l’intérieur de moi.

 

LE LÂCHER-PRISE

On parle beaucoup de lâcher-prise. Cela semble être une des solutions à beaucoup de blocages intérieurs. Ou la réponse à des situations que nous avons essayé avec force de transformer, en vain.

Ma créativité restait bloquée… et moi je restais frustrée. Je me disais que ça devait être parce que j’étais nulle.

Eh bien, ça m’a pris des années d’essayer, de réfléchir, de vouloir arranger cela avec ma volonté pour finalement abandonner. J’en avais assez d’avoir dépensé tellement d’énergie pour rien et de me blâmer. Évidemment, tout ce mouvement était plutôt négatif, tendu et peu inspirant.

Finalement, j’ai laissé tomber.

J’ai lâché prise après m’être accrochée pendant des années.

L’idée d’écrire et de vouloir vivre de mon écriture a été abandonnée.

Au fond, c’est la meilleure chose que je pouvais faire pour reconnecter avec ma créativité authentique.

C’est là que le point tournant de mon histoire de pratique créative.

PASSAGE DE L’ÉCRIT À L’IMAGE

Je me suis intéressée aux rêves, à leur langage, aux symboles et comment ils reflétaient mon être et ma vie. C’était un peu comme si je découvrais non pas un univers de fiction, mais tout un monde psychique qui était encore plus fascinant que mes films préférés et ce, à l’intérieur de moi.

Les images me parlaient.

De fil en aiguille, j’ai voulu les représenter de manière visuelle et je me suis intéressée à la jonction entre les arts visuels et la thérapie. J’ai pris des cours d’arts plastiques avec en tête cette idée que les images créées représentaient l’intérieur de l’être, ses émotions et bien plus.

Étrangement, je reconnaissais que les images avaient un langage bien à elles, différent du langage de l’écrit. Au lieu de raconter des histoires avec les phrases et les mots… j’ai compris qu’on pouvait dire beaucoup avec une seule image.

Une image vaut mille mots.

Le cerveau perçoit une image et immédiatement, fait des associations en une fraction de seconde. Il comprend beaucoup sans le moindre mot ou explication.

Ça a été ma porte de sortie. Quand j’ai laissé tomber l’écriture et que je me suis mise à créer des images visuelles… j’ai accédé de nouveau à ma créativité.

Ensuite, c’était ludique. C’était agréable parce que je n’essayais pas d’être une professionnelle. J’étais très à l’aise à renoncer au résultat pour plonger dans la joie d’explorer les matériaux et le processus.

Ça me calmait. Ça me plaisait… Je sentais le flow de ma créativité revenir dans tout mon être !

Finalement, j’ai retrouvé le jeu, la curiosité, l’audace… la joie et la paix qui proviennent du fait de se reconnecter avec soi-même à travers le flow créatif.

Crédit photo: flow créatif

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Je faisais enfin le lien avec ma créativité comme le trésor intérieur qui me permettrait de vivre une vie qui me ressemble, une vie authentique basée sur mon essence profonde.

J’avais eu l’intuition que ma créativité pourrait rendre ma vie plus vivante, plus allumée et plus amusante à vivre.

À partir du moment où j’ai recommencé à créer avec les arts visuels, j’en ai eu la confirmation.

Ce n’était pas un résultat que je cherchais, mais une manière d’être au quotidien.

Partout, il y a des personnes qui recherchent la paix, l’amour, la joie… moi je recherchais cette sensation d’être créative, car cela me rendait heureuse.

Pour arriver à ancrer cette manière de vivre, il a été nécessaire que j’inclue dans mon existence quotidienne une pratique créative régulière. C’est elle qui permet, comme l’exercice physique régulier d’être en forme et de se muscler !

Avoir une pratique créative qui n’est pas basée sur les résultats, mais sur l’habitude ; ainsi que le processus qui permet de développer en soi, cette attitude créative et les émotions positives qui y sont associées.

Quand je ressens ma créativité pulser et que je ne cherche pas à la contrôler, les actions sont plus fluides et naturelles.

Je me suis libérée des carcans qui l’étouffaient. Je suis bien plus heureuse aujourd’hui (et plus créative).

Pour en savoir plus sur le lien entre la créativité et le mieux-être :

les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

MA PRATIQUE CRÉATIVE

Adolescente, j’écrivais des journaux intimes. Lorsque j’ai découvert que la création d’images, je me suis intéressée aux journaux visuels. C’est ainsi que j’ai découvert le journal créatif et l’art journal. Ces formats m’ont permis de changer l’histoire de ma pratique créative, de compliqué à très agréable.

J’ai plusieurs types de journaux visuels :

  • Un agenda créatif qui documente chaque année.
  • Un art journal petit-format dans lequel je crée pour les différents vidéos que je diffuse.
  • Un journal visuel dédié pour mon entreprise
  • Un livre recyclé que j’ai couvert de gesse et je l’utilise pour faire mes démonstrations dans mes cours d’Art Journal Bootcamp, l’atelier où je partage mes technique.
  • J’en avais fait un journal spécial symbole et un autre spécial sur un mythe grec.

Pour en savoir plus sur l’art-journal, tu peux aller voir les articles suivants de mon blogue :

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART-JOURNAL

MATÉRIEL POUR DÉBUTER L’ART-JOURNAL

Tu peux aussi regarder des vidéos sur YouTube :



POURQUOI JE PARTAGE MAINTENANT CE QUE J’AI APPRIS

Le livre de Julia Cameron parlait de créativité en général et elle conseillait de faire des pages du matin régulièrement pour faire bouger le flow créatif. Comme elle est elle-même écrivaine, c’est l’écriture qui semblait être l’outil de prédilection pour se débloquer.

Pour moi, ça s’est avéré positif de laisser tomber l’écriture et de m’adonner à la création visuelle.

Ça a littéralement court-circuité mon intellect rigide pour laisser la place à une enfant intérieure. C’est elle qui sait comment d’amuser, se détendre, imaginer, s’enthousiasmer et créer sans barrières.

La création d’images a été la porte de sortie pour revenir à ma créativité en santé.

Mes études en art-thérapie m’ont permis d’en apprendre bien plus sur le lien entre la création avec les arts visuels, la peinture, le dessin, le collage, le modelage, le bricolage etc… et comment une simple création peut avoir un grand pouvoir sur notre psychologie, notre santé physique et nos émotions.

Dans le monde, une catégorie d’individus « spéciaux » semblaient être les détenteurs de la créativité.

Je veux que les femmes créatives puissent renouer avec cette force intérieure qui est unique à chacune. C’est ma manière de contribuer à l’épanouissement de l’être humain.

D’ailleurs, je suis en train de préparer mon premier cours en ligne sur le thème de créer sa propre pratique créative et de surmonter facilement les blocages.

Voilà, j’espère que l’histoire de ma pratique créative et mes difficultés à retrouver ma propre créativité ont pu t’inspirer.

Si tu veux en savoir plus sur moi, il y a aussi la page à propos sur ce site.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

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Je te souhaite une belle journée sous le signe de la gratitude et la créativité

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

 

 

 

 

 

 

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Tu désires depuis longtemps développer ta créativité et tes habiletés en arts visuels ?

Mais ça ne marche pas. Tu te répètes que tu n’es pas créative. Tu ne passes pas à l’action.

En fait, tu es créative , mais tu es probablement bloquée.

Peut-être que tu es hypnotisée devant YouTube et des tutoriels, mais tu n’as pas encore osé les appliquer.

Peut-être que tu continues à dépenser dans des magasins d’art et que tu possèdes beaucoup de matériel que tu n’utilises pas. Quelque chose te dit d’attendre une bonne occasion pour le faire.

Peut-être qu’un espace blanc remplit ta tête tant il y a 1001 possibilités et que tu n’as absolument aucune idée pour démarrer.

Enfin, une voix intérieure ne cesse de te dénigrer et te répète que tu n’y connais rien de toute façon.

Ce sont des blocages créatifs… et c’est normal d’en avoir.

Même les artistes professionnels en traversent.

QU’EST-CE QU’UN BLOCAGE CRÉATIF ?

Un blocage créatif est un obstacle à ton inspiration et ton action à créer quelque chose.

La vérité, c’est que n’importe qui désirant créer régulièrement s’y retrouvera confronté un jour ou l’autre.

En l’occurrence, ceux et celles qui exercent des professions créatives (peintres, écrivains, musiciens, comédiens, artistes…) sont régulièrement exposées aux blocages créatifs, mais les amateurs aussi.

De fait, les blocages créatifs sont tout à fait normaux au cours du processus de la vie humaine.

Cela devient un problème lorsque ces blocages sont si ancrés, que la créativité existentielle n’est plus accessible.

Heureusement, il existe des moyens de ne pas se laisser faire.

Il existe plusieurs manières de dealer avec ses blocages créatifs.

LA CRÉATIVITÉ EST NATURELLE ET INNÉE

Clarissa Pinkola Estès, l’auteure renommée du livre « Femmes qui courent avec les loups » considère la créativité comme une force qui coule naturellement en chaque être humain, avant même qu’il y ait eu une action créative.

Si la créativité se retrouve bloquée, c’est qu’il y a un élément perturbateur qui s’impose pour en contrôler le flow naturel.

D’après Mme Estès, la culture occidentale, en suridéalisant la pensée rationnelle, en valorisant surtout la réussite extérieure et les possessions matérielles, en oubliant les mythes et les histoires nous a plongés dans une pauvreté psychique ou malheureusement le flot de créativité s’est tarit.

« À l’intérieur de chaque femme existe une créature sauvage et naturelle, une force puissante, pleine d’instincts sains, d’une créativité passionnée et d’une sagesse sans âge. »

À ce propos, je suis bien d’accord que la créativité se déployant à partir de nos élans intérieurs est vraiment innée. Ce qui devient un problème, c’est de vouloir en faire quelque chose, de l’utiliser pour « réussir » ou correspondre à un standard donné.

En fait, la créativité cherche un chemin libre et nous devons être assez humbles pour la suivre avec curiosité pour voir où elle peut nous mener.

QUELS SONT LES BLOCAGES LES PLUS RÉPANDUS ?

Le mental

La créativité intuitive ne fait pas appel à la même partie du cerveau que celle qui organise et structure la pensée. Par exemple, le mental peut être très utile pour mettre les choses en ordre, ou pour faire le tri après une intense session de brainstorming.

Là où le mental n’est plus un allié, c’est en nous empêchant de nous déployer dans notre créativité libre. En effet, notre système d’éducation est basé sur la logique, la linéarité et l’action performante et visible… Cela est totalement différent du processus de suivre le flow de la créativité, tout en acceptant de ne pas savoir où cela nous mènera.

En conclusion, use de discernement avec ton mental, pour départager s’il est en train de t’encourager dans ta créativité ou s’il est en train de te freiner.

Le critique intérieur

Julia Cameron, auteure de « Libérez votre créativité » l’appelle le Censeur. C’est une voix aigre et dénigrante qui fera tout pour nous décourager.

Auteur de « The war of Art , break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles », de Steven Pressfield l’appelle la résistance.

À chaque fois que nous tentons un nouveau projet, même pour jouer, le critique intérieur s’assurera de casser notre enthousiasme et notre élan.

On peut se demander pourquoi le critique intérieur existe. Il a l’impression de nous protéger d’un échec ou d’un danger imaginaire.

C’est normal qu’il soit présent. En effet, il est la réponse automatique à notre profond désir de création. Généralement, son raisonnement ne tient pas la route et s’appuie sur des déclarations qui ne reposent sur rien de réaliste.

Quand le critique intérieur se met à déblatérer, ou remet en question tes débuts créatifs, adopte une perspective à l’opposé de ce qu’il dit et agis rapidement: ce n’est qu’une feuille blanche et un peu de peinture.

Ce n’est pas la fin du monde si tu ne réussis pas quelque chose d’esthétique. C’est vrai que ce n’est pas du Picasso, mais chaque personne est destinée à devenir quelqu’un d’unique et non pas une copie d’un artiste célèbre.

Profites-en pour t’en inspirer en fait.

Si les mots du critique intérieur te paralysent, prends les mots et les concepts qu’il utilise comme début de création. Puis recouvre-les de barbouillis de peinture.

Crédit photo: Nick Collins

Le blocage émotionnel

La créativité peut être intense à suivre. C’est une pratique qui peut être agréable, mais elle n’est pas toujours confortable.

Face à l’inconnu, tu pourrais craindre de découvrir quelque chose ou révéler des secrets. Peut-être qu’ils seraient embarrassants ou tout simplement étranges.

Quoi qu’il en soit, toutes ces craintes et ces émotions anxieuses ne sont que des formes variées de résistance, menant à la procrastination et aux blocages créatifs.

Voici un petit conseil : considère-toi comme un guerrier qui s’est engagé sur un chemin et qui malgré l’inconfort de certaines étapes, continuera le voyage à la rencontre de sa créativité.

En fin de compte, tu devras ressentir la peur, l’inconfort ou d’autres émotions désagréables.

C’est comme entrer dans une piscine froide : tu peux plonger la tête la première ou à moitié. De toute manière, ce sera froid. Par contre, une fois que tu auras surmonté le choc, tu seras surprise de sentir comment cela te régénère.

Parfois, l’obstacle s’avère être le cadeau.

La procrastination

Il est nécessaire de faire la différence entre la procrastination qui perdure (et bloque) et la procrastination qui fait partie du processus créatif.

En effet, la procrastination peut être un mécanisme prolongé de résistance insidieuse. Si elle dure longtemps, elle finira par empêcher l’émergence de tes élans créatifs naturels. À la longue, elle te laissera frustrée, insatisfaite et même déprimée.

D’un autre côté, la procrastination peut faire partie des différents cycles de la créativité.

Parfois, on passe beaucoup de temps à créer de manière soutenue. Notre cerveau est en mode concentré pour un certain temps, mais il aura besoin d’une pause à un moment donné.

Habituellement, c’est là qu’on fait autre chose qui n’a rien à voir avec la créativité, mais qui de manière étonnante régénère le cerveau créatif et l’imagination.

Jardiner, aller marcher, parler à des amis, faire une sieste, prendre une douche, regarder des vidéos drôles, réparer quelque chose de manuel, tout cela peut permettre de procrastiner de manière positive.

Donne-toi la permission de procrastiner quelques jours sans te juger et faire complètement autre chose. Et regarde ensuite si cela a renouvelé ton énergie et ton élan créatif.

DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Passer à l’action sans réfléchir

Il existe différentes manières de dealer avec tes blocages créatifs. Quand tu constates que tu es bloquée, une manière efficace, c’est de passer à l’action. VITE.

Écris un rendez-vous dans ton agenda comme un engagement avec toi-même. Commence avec 15 minutes. Respecte ton engagement, peu importe les protestations ou l’ironie de ton critique intérieur.

Quand le moment est venu, prends quelques items de matériel d’art. Ne prend pas une grande quantité, car cela peut te paralyser davantage que d’encourager le passage à l’acte.

Voici deux conseils pour surmonter les blocages créatifs : créer sur un petit format et créer sur des courtes périodes de temps (5-15 minutes).

Tu peux lire mon article « le secret pour créer plus souvent » pour t’inspirer davantage avec ces outils:

MON MANIFESTE ANTI-BLOCAGE

Parfois, je m’aperçois que je fuis ma créativité, ou que je suis prise dans un pattern de remettre les choses à plus tard.

Quand je suis tentée de minimiser l’importance de ma créativité (dixit mon censeur), je me souviens de ces six affirmations :

  1. Je suis moi et personne d’autre n’est comme moi. Personne d’autre ne peut créer ce que je peux créer et dont la manière dont je crée. Mon expression créative est importante.
  2. Mon histoire, ma vision, mon imagination peuvent être partagées et exprimées au même titre que celles des autres.
  3. Avoir du courage ne veut pas dire que je n’ai pas peur. Avoir du courage, c’est agir même si je ressens cette peur de créer.
  4. Mes défauts, mes imperfections font partie de qui je suis. C’est justement ce qui me rend originale. J’apprends à être fière de moi, avec tous mes défauts et mes échecs.
  5. Si je fais des erreurs, ou bien si le résultat ne correspond pas à mes attentes, alors Alleluia ! Cela signifie que je suis passé à l’action de toute façon.
  6. Parfois, je me surprends à créer de l’art pour le montrer aux autres, pour obtenir leur approbation. Je sais que si je continue, je vais finir par me sentir insatisfaite. Donc, je plonge dans la création et l’expression surtout pour moi-même, parce que ça me rend heureuse et joyeuse.

Voici ce que tu peux faire comme réchauffement pour passer à l’action :

  • Prends une des phrases ci-dessus et écris là avec des feutres de couleur comme affirmation créative. Tu peux aussi la modifier à ta manière.
  • Gribouille les yeux fermés.
  • Déchire des papiers de couleur et colle-les aléatoirement le plus vite possible.
  • Fais jouer ta musique préférée et commence à dessiner en rythme.

J’offre un cadeau gratuit à télécharger avec des exercices pour du réchauffement créatif :

IL EST IMPORTANT DE CRÉER MALGRÉ CES BLOCAGES

Parfois, on peut se demander pourquoi il est nécessaire de dealer avec ses blocages créatifs.

Clarissa Pinkola Estes dit  » La créativité n’est pas un mouvement isolé. Quand elle touche, quiconque l’entend, la voit, la sent, ou sait, cette personne out cette chose en est nourrie. C’est pourquoi être témoin de la parole créative, des images, des idées de quelqu’un d’autre peut nous inspirer dans notre propre travail créatif. »

« Un seul acte créatif a le potentiel de nourrir tout un continent. Un acte créatif peut faire qu’un torrent traverse un rocher.  » dit Mme Estès.

Alors, n’hésite pas à te lancer, à oser, à commencer, car le monde a soif de ta contribution créative, de tes mots, tes images et ton regard. Il a besoin de ta créativité aussi.

C’est pourquoi il est important de dealer avec tes blocages créatifs.

Crédit photo: Chang Duong

LA COMPASSION ENVERS SOI-MÊME

Sache qu’il y aura toujours des obstacles qui se dresseront entre toi et ta créativité.

En fait, il y a toujours des moyens de les contourner ou les apaiser. Ils peuvent même servir de point de départ pour créer quelque chose de drôle spontanément.

Aie de la compassion pour toi-même… c’est un processus d’apprentissage. Il est nécessaire d’avoir de la patience et de la gentillesse pour votre enfant intérieur créatif… qui prend peu à peu confiance en ses capacités.

Voilà, j’espère que cet article t’a inspirée et que tu te sens capable de créer quelque chose tout de suite.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

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Si tu as le goût de participer à un atelier créatif en personne avec moi (à Montréal) :

à très bientôt,

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

Clarissa Pinkola Estes : femmes qui courent avec les loups

Steven Pressfield : The War of Art: Break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles

 

COMMENT LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Il existe plusieurs manières de renforcer son estime personnelle. À mon sens, la pratique créative régulière est la plus agréable pour le faire, car la créativité booste l’estime de soi.

Chaque jour, nous sommes bombardés d’images et de standards qui nous disent ce que nous devons faire et être pour être valorisés. Que ce soit comme mère, comme employée, comme partenaire, comme amie… que ce soit notre apparence physique, notre carrière, nos finances ou notre engagement social… ce n’est jamais suffisant.

Il n’est donc pas facile de nous accepter telles que nous sommes et de nous aimer vraiment… Pourtant, c’est la base pour vivre une vie harmonieuse et épanouissante.

À cet égard, la pratique créative régulière permet de construire et maintenir une estime personnelle saine et dynamique.

En effet, développer sa créativité (et se plonger dans l’inconnu de son processus) permet de développer cette confiance en soi peu à peu.

De plus, prendre confiance en ses propres actions créatives se reflète dans son attitude dans la vie de tous les jours.

N’EST-CE PAS ÉGOÏSTE ?

On peut voir ce temps pour soi comme étant égoïste.

Voir les choses ainsi, c’est ne pas reconnaître qu’une révolution est nécessaire dans notre vie.

Une révolution de l’intérieur vers l’extérieur.

Plusieurs industries (l’amaigrissement, la chirurgie esthétique, fitness…) reposent sur le manque d’acceptation personnelle que les gens ont envers eux-mêmes.

Elles véhiculent la croyance qu’en arrangeant quelque chose de matériel et à l’extérieur, la confiance viendra et que la vie sera meilleure.

De fait, lorsque je parle d’estime de soi, je parle d’une juste reconnaissance.

Je parle de l’accueil de l’imperfection que nous sommes. Maintenant.

Ce n’est ni de la prétention ni de la vanité.

Pense simplement à tes meilleures amies que tu acceptes comme elles sont, avec leurs défauts, leurs difficultés et leur merveilleuse humanité.

Je suggère que tu poses un regard aussi doux et aimant sur toi-même.

LA SCIENCE LE DIT

La créativité booste l’estime de soi. Cela a été appuyé par des données scientifiques.

En effet, dans cette étude de l’université Drexel, il a été démontré que 45 minutes de création artistique libre dans un studio suffisaient à augmenter l’efficacité personnelle (self efficacy) de 73 % des participants. Ce terme décrit la confiance qu’une personne possède vis à vis  d’elle-même dans sa capacité à accomplir des tâches.

« Ce que nous avons pu montrer, c’est qu’en très peu de temps, les gens se sont sentis différents d’habitude », a déclaré le chercheur Kaimal. « Il y avait un changement de perception de soi pour la plupart des participants, et ce changement n’était pas un hasard, mais dû aux arts. »

Le sentiment de sa capacité personnelle peut être amélioré en 45 minutes. Néanmoins, c’est certainement en intégrant une habitude régulière de création dans sa vie que cette confiance peut s’ancrer en profondeur.

ENTRER À L’INTÉRIEUR DE SOI

En général, le manque d’estime personnelle provient de la comparaison avec un idéal extérieur.

On prend notre environnement ou bien les autres (et ce qu’ils projettent en apparence) comme la mesure de notre valeur.

Or, la confiance et l’estime personnelle ne peuvent provenir que d’une connexion intérieure en soi-même.

 

PAR OÙ COMMENCER ?

Tout d’abord, si tu ne sais pas par où commencer pour booster ta confiance en toi, commence par quelque chose qui te plaît.

Également, tu peux le faire toi-même ou avec des amis créatifs. Essaie plusieurs choses avant de trouver ce qui marche pour toi.

Ensuite, il est important que tu te donnes la permission de créer sans te juger et d’arrêter de critiquer tout ce que tu fais (ou ne parviens pas à faire).

Créer sans s’autocritiquer peut prendre du temps, mais ça en vaut la peine.

C’est en créant que la confiance en toi se développe. La pratique de la créativité booste l’estime de soi.

Si tu n’as vraiment aucune idée télécharge ici ton cadeau gratuit avec des exercices de réchauffements créatifs :

 

LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Une pratique créative donne toute la place à ton expression personnelle et à tes préférences.

C’est ainsi que tu peux exprimer tes émotions sainement. Tu peux inventer ce que tu désires et aller au rythme qui t’est propre.

Également, tu peux également suivre ton intuition quant aux matériaux que tu vas utiliser et comment tu vas t’en servir.

En fait, s’exercer à une activité créative permet de transformer nos soucis et nos inquiétudes en création.

Je ne dirais pas que cela transforme tout le négatif en positif pour ne pas donner l’impression que tout cela est miraculeux.

En revanche, je suis certaine que l’action créative fait bouger les choses. On peut ainsi « travailler » sur une impression désagréable, des pensées dénigrantes et les amener ailleurs.

C’est ainsi que le ressenti intérieur change et que peu à peu l’estime personnelle se bâtit.

CRÉER UN ESPACE SÉCURITAIRE

Pour que la confiance en soi et la créativité s’épanouissent, il est nécessaire d’avoir un espace sécuritaire et sans jugements.

En effet, quand on a grandi dans un environnement familial, social ou culturel qui nous critique et nous dévalue, on finit par se contracter.

Lorsque j’étais enfant, on se moquait beaucoup de moi dans la cour d’école. Cela me faisait souffrir alors je m’isolais et je me réfugiais dans les livres. Après, il m’a fallu des années avant de commencer à m’ouvrir et à oser faire de nouvelles choses pour développer mon estime personnelle.

Il est bon d’avoir des amis ou une famille qui nous acceptent comme nous sommes et nous encouragent vraiment dans nos projets. Et de fuir ceux qui ne le font pas.

Ensuite, c’est prendre la responsabilité de notre épanouissement personnel et de ne pas seulement compter sur les autres pour nous encourager, mais de développer un protecteur intérieur.

Créer un espace sécuritaire pour soi signifie de poser des actions qui nourrissent la plante que tu es : un bon terreau, du soleil et de l’eau. Du soin régulier pour la faire pousser en santé.

Premièrement, cela peut être de t’installer une table, un coin dans ta maison qui est dédié à ta créativité. Ou bien réserver un moment dans l’agenda rien que pour toi et ne pas le déplacer pour accommoder les demandes des autres.

Également, cela peut être une inscription à un cours d’art où le professeur est bienveillant et non-jugeant avec toi et être encouragé par un groupe de pairs. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Enfin, développer sa confiance passe parfois à rejoindre une communauté bienveillante pour t’encourager à créer.

Je t’invite à te joindre notre communauté sur le groupe Facebook (après avoir téléchargé le cadeau ci-dessous) :

 

IMMERSION DANS L’INSTANT PRÉSENT

Le manque de confiance en soi repose parfois dans une comparaison avec le passé. En effet, on se souvient de tous les moments où nous avons « échoué » ou raté quelque chose.

Les paroles d’un enseignant ou d’autres enfants à l’école qui nous ont humiliés ou dénigrés.

Également, notre esprit regarde notre vécu passé et trace un portrait sévère de quelqu’un qui n’ose pas s’affirmer assez, quelqu’un qui se fait marcher sur les pieds.

C’est un portrait subjectif et faussé par la sévérité envers soi-même.

Par ailleurs, notre esprit se porte vers le futur et alimente le manque d’estime personnelle. Nous rêvons plein de nouvelles choses pour notre vie, puis une voix intérieure dit que nous ne sommes pas assez bonnes pour le réaliser.

La solution ? Se plonger dans le moment présent.

Dans le moment présent de l’activité créative, il se passe quelque chose de magique : nous sommes en action et nos pensées cessent. Nous ne pensons plus ni au passé ni au futur et le temps se suspend.

C’est le Flow créatif. Cet espace-temps créatif où nous nous régénérons et nous trouvons la joie de créer.

C’est aussi comme ça que la créativité booste l’estime de soi.

 

RENOUER AVEC L’ENFANT INTÉRIEUR

Souvent, je recommande d’observer les enfants pour être inspiré par le plaisir de la créativité sans la « performance » de l’adulte.

Les enfants sont très confiants dans leur jeu. Ils créent des personnages, inventent des mondes colorés et parfois font preuve d’une autorité et d’une foi sans faille.

C’est ainsi que ça devient très libérateur de les voir aller, car ils n’ont pas conscience d’avoir une estime personnelle. Ils ne savent pas encore se juger eux-mêmes dans leurs essais, leurs inventions et leur apparence.

Tu peux retrouver ce ressenti en toi. Mets-toi dans la peau de l’enfant que tu étais et permets-toi de jouer comme elle.

Ainsi, tu accèderas à cette confiance, cette audace insouciante et cette liberté… et crois-moi cela peut enrichir ta vie quotidienne en lui donnant du peps.

Crédit photo: Melvin Thambi

 

PLUS ON CRÉE PLUS ON A CONFIANCE

La confiance en soi qui découle de la pratique créative est très similaire à une remise en forme.

Au départ, il est difficile de prendre de nouvelles habitudes sportives, car on se sent mauvaise, nulle, lourde et inadéquate. Cela peut vraiment nous confirmer que nous ne sommes pas capables de nous y mettre vraiment.

Cela peut même augmenter notre honte de ne pas être en forme.

Mais après quelque temps, avec du courage nous allons ressentir les bienfaits de l’exercice et nous sentir mieux et de plus en plus capable de continuer. Et ensuite, nous ressentirons une confiance « physique » en nous-mêmes.

Finalement, c’est le processus et la pratique régulière de la créativité qui vont nous aider à nous sentir de mieux en mieux de manière plus durable. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Pour plus d’idées pour intégrer une pratique créative régulière dans ta vie, va voir mon article 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

Voilà j’espère que cet article t’a donné de l’inspiration et du courage 😊

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Le 30 août, j’anime l’atelier Art Journal Bootcamp à Montréal. C’est un atelier qui montre les techniques mixtes (collage, peinture, écriture, pochoirs…) pour commencer avec la pratique de l’art journal dans son quotidien.

Il reste des places, mais ça se remplit rapidement. Si tu es intéressée à en savoir plus clique ci-dessous:

À bientôt,

Alice

 

RÉFÉRENCES

https://newsblog.drexel.edu/2016/09/16/study-just-45-minutes-of-art-making-improves-self-confidence/

Girija Kaimal & Kendra Ray (2017) Free art-making in an art therapy open studio: changes in affect and self-efficacy, Arts & Health, 9:2, 154-166, DOI: 10.1080/17533015.2016.1217248

 

RELÂCHER LE TROP PLEIN AVEC L’ART JOURNAL

Relâcher le trop plein et se ressourcer avec l’art-journal

 

L’art journal est l’outil que je privilégie pour créer.

L’art journal me permet de relâcher ce qui ne me sert plus et il me permet aussi de me ressourcer. Comme l’inspiration et l’expiration de notre respiration, ces deux aspects sont aussi important l’un que l’autre.

Il existe 1001 manières d’utiliser l’art journal et je parle souvent de ma manière, parce que c’est avec lui que j’ai pu débloquer ma créativité.

En l’occurrence, je t’encourage à choisir le format et les matériaux qui conviennent le mieux à ta propre créativité

C’est incroyable pour moi de voir comment cette pratique dans mon art journal m’aide à me délester du superflu, à réduire mon stress et à faire du sens. Ensuite, il me donne de l’inspiration et les nutriments dont j’ai besoin pour recharger mes batteries.

L’art journal a plusieurs bienfaits. Dans cet article, je te présente de quelle manière l’art journal permet de relâcher ce que nous ne voulons pas garder et se ressourcer.

relacher et se ressourcer avec l'art journal

LA PETITE HISTOIRE DE MA CRÉATIVITÉ

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours écrit dans des journaux intimes depuis mon adolescence. L’écriture occupait une place importante pour moi. De plus, j’avais l’ambition d’écrire des romans (fantastiques) et des scénarios de films. Malheureusement, je me suis retrouvée face à beaucoup de blocages.

Des blocages

En fait, je voulais écrire, mais c’était un processus angoissant et souffrant. Je rêvais beaucoup, mais je ne passais pas assez à l’action pour qu’un projet de livre ne prenne une forme et parvienne à maturité. Cela renforçait ma faible estime personnelle.

Parfois, j’avais des bouffées d’inspiration et je me mettais à écrire, mais le lendemain mon critique intérieur (Julia Cameron l’appelle le censeur) trouvait cela trop chaotique et le flot de créativité se rétrécissait et s’asséchait aussitôt.

Tout est bien qui finit bien

Pourtant, je savais que ma créativité était un trésor intérieur qui me permettrait de vivre une vie qui me ressemble, une vie authentique basée sur mon essence profonde.

Ensuite, il s’est passé plusieurs années avant que je résolve ce nœud à l’intérieur de moi. Je me suis libérée du perfectionnisme envers l’écriture en passant vers la création d’images. Finalement, c’est en m’intéressant aux arts visuels que j’ai découvert l’art-journal. Les possibilités m’ont ouvert les yeux et ont débloqué le flood de ma créativité.

Si tu veux apprendre les techniques que j’utilise dans mon journal. J’anime un atelier d’une journée complète d’atelier à Montréal : Art Journal Bootcamp. Si tu veux t’y inscrire :

LE TROP PLEIN

D’abord, je ne sais pas quand c’est devenu une nécessité de remplir nos vies à ce point. Accumuler, remplir, acheter, empiler… À cet égard, nous remplissons notre emploi du temps à ras bord d’activités, de challenges, de choses, de relations.

Et puis, nous remplissons nos armoires, notre agenda, notre tête… et pourtant il manque quelque chose.

Pourtant, notre degré de confort matériel et nos possibilités qui n’ont jamais été aussi abondantes… nous ne sommes pas forcément heureux ou épanouis, au contraire.

En témoignent les tendances au minimaliste et Marie Kondo, nous ressentons aussi le besoin de faire le vide en nous. De nous décharger et nous débarrasser de ce qui nous encombre et ce qui ne nous sert pas.

Relâcher ce qui ne nous sert plus, c’est souvent la seule manière de faire de la place à quelque chose de nouveau.

Crédit photo: Gaelle Marcel

L’ART JOURNAL POUR RELÂCHER

En fait, l’art journal est un espace où nous pouvons nous délester de ce qui ne nous sert plus et qui nous empêche d’être léger. En créant pour laisser aller le superflu, nous pouvons respirer un peu plus et nous ouvrir à autre chose.

Relâcher les émotions

Premièrement, l’art-journal ou la pratique artistique est une façon de relâcher ses émotions désagréables. C’est la nature des émotions de bouger. Observez chez le petit enfant qui pleure comment il décharge ses émotions, puis change d’humeur après les avoir sorties.

Ensuite, les émotions nous permettent d’accueillir la vie avec simplicité, créativité et enthousiasme. Les sentiments nous animent donnent de la couleur et de la texture à nos expériences. Se permettre de ressentir toute la gamme des émotions, c’est comme peindre avec une palette complète de couleurs.

Pourtant, nous avons peur de sentir et nommer certaines émotions. Elles ont seulement besoin d’être entendues et mises en mouvement. Exprimons-les par la couleur, les motifs, les gestes ce que nous ressentons… simplement pour les mettre en dehors de nous.

Simplement exprimer nos émotions par l’art peut nous soulager grandement.

Éventuellement, nous pourrons entamer un dialogue avec elles et même utiliser un processus de transformation pour les surmonter.

Relâcher les pensées anxieuses

Pour commencer, lorsque tu es concentrée sur ton art et sur ce que tu crées dans l’instant, cela te permet de détourner ton esprit de tes pensées anxieuses et stressantes.

Ensuite, créer quelque chose avec ses mains aide à rediriger le mental et rompt avec la boucle répétée de pensées anxieuses. Cela permet de découvrir de nouvelles forces, améliorer l’expression de soi et encourager la guérison.

L’art journal aide à contenir nos pensées et nos sentiments. Également, il permet d’exprimer des émotions difficiles comme l’anxiété et peut aider quelqu’un à reconnaître et à nommer l’émotion, puis à la relâcher sur la page, en diminuant son intensité. Il est toujours préférable de l’exprimer plutôt que de la refouler.

En outre, le fait de revoir tes créations dans ton art journal peut t’aider à mieux comprendre ton anxiété et les variations de fatigue ou d’humeur.

Relâcher la fatigue

Dans une étude sur des patients atteints de cancer, une activité d’art-thérapie combinée à des traitements a permis de réduire les symptômes associés au cancer, tels que la douleur, la fatigue et l’anxiété, mais aussi d’améliorer l’espérance de vie.

Ainsi, le processus de création impliqué dans l’activité artistique s’avère aussi être un processus de guérison et d’augmentation de la qualité de vie. C’est un peu comme si l’art journal était la porte menant à retrait salutaire qui nous permet de nous apaiser et nous retrouver.

Crédit Photo: Flow Créatif

L’art journal est une méditation active

En premier lieu, la créativité régulière dans un journal nous permet de nous détacher des pensées & soucis liés au passé et au futur.

Elle nous permet d’être dans l’instant présent.

Lorsque j’anime des ateliers d’art journal, j’apprécie particulièrement le silence qui se fait quand les participantes sont complètement absorbées dans leur création. De plus, elles sont immergées dans le flow, car qu’elles ont perdu la notion du temps et c’est là qu’elles en retirent les bienfaits. En somme, le bavardage mental et les inquiétudes se taisent, laissant le corps et le cœur bouger dans un espace où il y a plus de paix, d’harmonie et de fluidité.

C’est la raison pour laquelle, j’aime tant enseigner des ateliers de groupe.

Le moment passé à créer dans l’art-journal (ou ailleurs) permet de décrocher du « hamster » mental et le ressourcement qui en découle est visible.

Pour voir les informations sur le prochain atelier Art journal Bootcamp à Montréal.

Relâcher le négatif

Il est aussi possible d’utiliser la création dans l’art-journal comme une catharsis.

Voici un exercice pour relâcher les regrets, le ressentiment, les tensions, les jugements ou toute autre expérience négative que tu ne veux plus. Il est important de ne faire cet exercice que si es prête à le faire et à ne pas te forcer.

Pour commencer, sur une feuille de papier, écris des mots ou dessine des images pour représenter ce que tu veux relâcher. Ensuite, avec intention apporte le papier dans l’évier et brûle-le (en faisant attention).

Pendant que la page brûle, imagine que tu libères tout le contenu négatif de la page. Tu peux aussi dire à voix autre que tu laisses aller. Respire et reste présente à tout ce moment en regardant la feuille brûler.

Après cela, tu peux créer une nouvelle page avec des mots et des images illustrant ce que tu souhaites ressentir.

L’ART JOURNAL POUR SE RESSOURCER

Après avoir utilisé consciemment l’art journal pour relâcher ce qui ne nous sert plus, ce qui nous encombre, nous pouvons maintenant avoir un espace pour laisser entrer l’inspiration et ce qui nous nourrit.

Curiosité

Dans le livre « Comme par Magie », Elizabeth Gilbert partage ses réflexions sur les défis et les cadeaux d’une vie créative. Elle considère qu’une vie créative est plus menée par la curiosité que par la peur.

En effet, notre cerveau reptilien défend notre survie. Il a pour objectif nous garder coûte que coûte en sécurité. Donc, son travail est de nous éviter tout ce qui n’est pas habituel.

Appliqué à la créativité, cela signifie que nous n’essayons presque jamais quelque chose en dehors de notre zone de confort parce que ça nous mettrait en danger.

Par contre, si nous choisissons la curiosité, nous sommes alors dans le cerveau de l’imagination et du monde émerveillé de l’enfant. C’est alors que, la découverte de nouvelles choses nous ravit et nous voulons faire de nouvelles expériences et apprendre de nouvelles choses.

Nous osons aller en dehors du connu. Également, Nous nous aventurons dans des zones mystérieuses, mais excitantes. Et ainsi, nous pouvons commencer à créer une vie intéressante pour nous-mêmes.

Notre vie quotidienne est remplie d’occasions de cultiver notre curiosité et notre attention. Ainsi, elle devient le terreau fertile d’une existence remplie de surprises et de créativité.

Crédit photo: Flow Créatif

Se nourrir

Parfois, nous sommes tellement productifs dans notre écriture ou notre pratique créative que nous nous épuisons. Cela peut arriver après d’intenses périodes de travail.

À un moment donné, l’épuisement et la sécheresse pointent leur nez et plus rien ne marche. C’est alors que l’inspiration n’est plus là et nous ne sommes plus épanouis, mais plutôt frustrés.

Julia Cameron dans son livre « libérez votre créativité » (page 48) nous suggère de « remplir le puits et peupler l’étang ». Elle voit l’inspiration et l’énergie créative comme un puits ou un étang rempli de poissons.

Il est alors nécessaire de le remplir de poissons « créatifs » pour continuer à créer. En fait, si nous vidons l’étang de ses poissons sans jamais lui laisser le temps d’être ravitaillé, nous courrons à la sécheresse créative. Voilà pourquoi elle préconise des activités de jeu et de détente comme le rendez-vous d’artiste hebdomadaire… qui n’ont rien à voir avec le fait de travailler plus, mais de découvrir de nouvelles choses, par le jeu et par la curiosité justement.

Une nouvelle perspective sur les choses

Notre monde semble parfois manquer de variété et de « faire les choses autrement ». Voir autrement. Penser autrement et même vivre autrement. Sortir des sentiers battus.

En effet, notre cerveau « créatif » nous aide à  pêcher ces idées nouvelles, ces solutions différentes aux problèmes qui semblaient impossibles à résoudre. De plus, la pratique de l’art journal peut nous amener dans une nouvelle perspective sur notre vie, « out of the box » en dehors des sentiers battus.

D’ailleurs, Betty Edwards, dans son livre « dessiner avec son cerveau droit » considère que le système éducatif a été conçu pour cultiver l’hémisphère du cerveau verbal, rationnel, linéaire tandis que le cerveau « artiste » intuitif imaginatif est négligé ou sous-estimé.

Bref, cultiver une pratique créative régulière développe le mental et la capacité de trouver des solutions. Créer avec l’art journal peut te permettre de muscler ton cerveau à être plus innovant et inventive et pas seulement d’être plus artistique. Ainsi, tu pourras demander une augmentation à ton patron parce qu’il trouvera que tu as de bien meilleures idées au travail.

Crédit photo: flow créatif

Inspiration + énergie

En fait, quand on dégage de l’espace pour sa créativité, l’inspiration survient et nous énergise de son élan. C’est un feeling très exaltant parce qu’on se sent porté et tout allumé.

Je ne suis pas toujours inspirée c’est pourquoi ma pratique créative régulière me donne une base pour créer même si je ne le « sens pas ». Lorsque je commence à créer, les choses se mettent doucement en mouvement et cela débouche éventuellement sur une création nouvelle.

Récemment, je cherchais des idées pour écrire des publications sur la créativité pour les médias sociaux. Soudain, j’ai eu l’idée de faire passer des entrevues audios avec 30 personnes sur la créativité qui enrichit la vie. Avec des artistes, mais aussi des écrivains, cinéastes et art-thérapeutes que je connais.

Quand j’ai eu cet élan, ça m’a soulevé d’enthousiasme ! J’ai trouvé très énergisant d’avoir eu cette idée et de la mettre en application. L’idée est inspirée par une artiste qui avait voulu aussi créer des liens autour de ces sujets avec des pairs en les passant en entrevue. La diffusion de ces entrevues est prévue pour le mois d’août et je suis plutôt excitée par ce projet !!

À suivre !

Voilà, j’espère que tu utiliseras l’art journal pour relâcher ce qui ne te sert plus et inviter l’inspiration pour te nourrir et te remplir.

Le prochain atelier Art Journal Bootcamp aura lieu le 30 août. C’est une journée complète à Montréal où j’enseigne les techniques mixtes que j’utilise dans les vidéos publiées chaque semaine.

Tu repartiras avec de multiples techniques pour commencer une pratique d’art journal à la maison. Clique sur l’image pour t’inscrire:

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

Rejoins-moi sur InstagramFacebook ou YouTube si tu cherches davantage d’inspiration & des exemples de création. Il y a aussi plein d’articles de blogue pour te donner des idées.

à très bientôt 🙂

Alice

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

Élizabeth Gilbert : Comme par Magie

Betty Edwards : Dessiner grâce au cerveau droit : Une méthode imparable pour s’initier à la pratique du dessin

LE PERFECTIONNISME ÉTEINT TA CRÉATIVITÉ

Eh oui, le perfectionnisme éteint ta créativité

D’abord, il t’empêche d’avoir une pratique créative qui te fait du bien.

Surtout, il est ton ennemi le plus féroce, car il se cache sous des couverts de justesse et de « bien » et de « beau ».

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on a peur de commencer sa première création : la paralysie devant la page blanche. Aussi, le fait de ne pas savoir par où commencer. Enfin, la peur de « rater » son coup.

Finalement, c’est un faux ami, car il éteint carrément la créativité des personnes au lieu de la développer. Il clame que c’est pour les aider à s’améliorer qu’il leur donne des « conseils ».

 

CRÉATIVITÉ VS PERFECTIONNISME

Perfectionnisme : Tendance obsessive à rechercher la perfection.

L’ennemi numéro 1 de ta créativité est le perfectionnisme.

Entre autres, il étouffera ton élan de commencer un petit quelque chose de nouveau.

À cause de lui, tellement de monde ne commence jamais quelque chose parce que ce n’est pas « parfait » du premier coup.

Parce que les conditions ne sont pas idéales.

En outre, le perfectionnisme te dira que ton action créative modeste, inachevée ou à essayer quelque chose de nouveau ne vaut pas la peine.

Parce que ce n’est pas assez.

À force, le perfectionnisme finira par éteindre ta créativité.

En fin de compte, pour lui, c’est : « fais-le parfaitement, ou ne le fais pas! »

C’est à croire que le perfectionnisme ne se rappelle pas que nous avons appris une multitude de choses et nous les avons faites maladroitement avant de les faire avec plus d’aisance. Par ailleurs, il ne se rappelle même pas qu’il est magique d’être débutant.

Ou amateur.

Lorsqu’on apprend une nouvelle langue, les premières fois qu’on essaye de s’exprimer, on est aussi éloquent qu’un bébé qui balbutie. Ou encore, quelqu’un qui a des problèmes de diction. Bien sûr, ce n’est pas confortable, mais un jour on parvient à se faire comprendre… Et plus tard, on devient capable d’avoir une conversation avec les locaux du pays où on passe ses vacances!

 

COMMENT LE PERFECTIONNISME ÉTEINT TA CRÉATIVITÉ

 

En fait, on peut parfois considérer le perfectionnisme comme acceptable, car il est nécessaire de « bien faire les choses » dans notre monde basé sur la réussite, la performance et la compétition.

Il y a quelques années, le perfectionnisme opprimait tellement mon écriture que je n’ai jamais écrit les romans fantastiques que je voulais. Ensuite, j’ai cessé d’écrire un scénario de long métrage parce que mon imagination m’amenait dans une direction, mais mon obsession de la perfection me barrait aussitôt la route. Je n’avais aucun plaisir à créer.

Par ailleurs, voici ce que dit Julia Cameron (auteure du bestseller « Libérez votre créativité ») sur notre ennemi : « le perfectionnisme n’a rien à voir avec bien faire les choses. Le perfectionnisme c’est le refus d’aller de l’avant. C’est un système obsessionnel fermé débilitant qui vous fait revenir sur des détails dans votre écriture, votre peinture et vous fait perdre le fil de l’ensemble. Avec lui, vous n’achevez jamais ce que vous commencez. »

N’ayez pas peur des erreurs. Rien n’est erreur. Miles Davis.

En d’autres termes, le perfectionniste a intégré le côté logique et sérieux du cerveau. Le critique règne en roi dans le royaume du perfectionnisme. C’est comme ça que le perfectionnisme éteint ta créativité.

Ce qui est triste à constater c’est que de nombreuses personnes ne s’essayeront jamais à de nouvelles choses. En effet, elles ne supportent pas de ne pas être « bonnes » immédiatement. Elles se coupent de beaucoup de joie, de découvertes, de spontanéité et de jeu.

Ce qui arrive en laissant le perfectionnisme les paralyser, c’est qu’elles n’apprennent jamais à apprécier le processus, le côté non fini des croquis, l’échauffement, les gammes ou la version intermédiaire d’une création.

Tout doit être impeccable, contrôlé, serti et final…

D’ailleurs voici une photo d’un de mon premier art journal. Je les faisais sachant que ça n’aurait pas l’air de ce que je voulais. Sachant que ça ne serait pas parfait,  j’étais tout de même déterminée à le faire quand même.

art journal

Crédit photo: flowcreatif

En conclusion, Julia Cameron dit :

« Le perfectionnisme n’est pas une quête du meilleur. C’est la poursuite du pire de nous-mêmes. Cette partie en nous qui dit que rien de ce que nous faisons ne sera jamais assez bon et que nous devrions essayer encore et encore. »

 

COMMENT SE MANIFESTE LE PERFECTIONNISME DANS TA PRATIQUE CRÉATIVE

 

Alors, tu as acheté le matériel. Tu t’es installé un espace pour créer. Puis, tu as dégagé du temps pour créer.

Sauf que tu ne le fais pas.

Qu’est-ce qui t’empêche d’avoir une pratique créative régulière?

Qu’est-ce qui t’empêche d’intégrer la créativité dans ta vie quotidienne pour la rendre plus vivante et colorée?

Tu es paralysée par:

  • la page blanche
  • un bon début qui fait que tu as peur de le gâcher
  • la voix à l’intérieur qui te dit que ça ne vaut pas la peine
  • la peur de l’échec
  • la peur du succès
  • la dernière création qui était « ratée »
  • la dernière création qui était « réussie »
  • quelqu’un d’autre qui a tellement de talent et de maîtrise technique
  • la critique d’autrui
  • les doutes
  • l’anxiété de performance
  • Il y a tellement d’autres choses plus importantes à faire

Je continuerai à répéter que le processus est plus important que le résultat lorsque l’on commence à créer.

En premier, il est nécessaire de prendre conscience qu’un processus est en cours dans la créativité qu’il est important de le suivre (et non contrôler).

En effet, cela constitue un pas important qui nous permet de rester en mouvement. Dans l’action créative, on peut alors entrer dans le flow créatif, là où les voix critiques se taisent.

Et, le perfectionnisme fera tout pour t’arrêter. Il fera tout pour éteindre ta créativité.

Ne craignez pas la perfection, vous ne l’atteindrez jamais. Salvador Dali

De même, plonger dans le processus créatif bien imparfait, parfois chaotique et désordonné permet de te garder dans ce mouvement.

Pourquoi?

Parce que le chaos et le désordre de l’imperfection peuvent nous guérir de notre dureté envers nous-mêmes.

En fait, certaines oeuvres « bordéliques » décrites comme du « n’importe quoi » (par mon mental perfectionniste) ont été les plus profondes, vraies et significatives.

En effet, elles « sonnaient » juste et faisaient du sens. Elles me montraient une perspective qui m’a permis de m’accepter mieux dans ma créativité imparfaite.

TROIS COACHS POUR DÉSAMORCER LE PERFECTIONNISME

Coach SARK sur les blocages créatifs

Susan Ariel Rainbow Kennedy, connue sous le nom de SARK, est une auteure, artiste, conférencière et enseignante créative américaine.

Il y a quelques années, j’ai lu son livre « Succulent Wild Women » où elle encourage à se déployer dans toute son excentricité et assumer sa nature créative.

En plus, l’ouvrage lui-même est écrit à la main et rempli de couleurs vives. Elle-même est à l’image de ses ouvrages : outrageusement créative, enthousiaste, joyeuse et passionnée.

Devant la paralysie induite par le perfectionnisme, SARK suggère de faire des « mini mouvements » : plus ces pas sont petits, moins ils font peur.

Mais il est important de se garder en mouvement.

  • 1er jour : Sors tes ciseaux
  • 2e jour : nettoie ta table
  • 3e jour : achète des marqueurs de couleur
  • 4e jour : fais une marque sur ta page
  • 5e jour : Met de la musique et fais d’autres marques sur ta page
  • 6e jour : et ainsi de suite…

 

Dans l’article, le secret pour créer plus souvent, je suggère de créer sur des petits formats ne serait-ce qu’une minute. Également, je suggère de « faire des marques » au lieu de « faire de l’art », ce qui est bien moins intimidant, moins exigeant et plus faisable.

Coach Brené Brown sur l’imperfection

Brené Brown est une chercheure américaine et auteure de plusieurs bestsellers. Elle a étudié la honte et la vulnérabilité depuis des années.

En fait, elle explique que le perfectionnisme est une façon dont on se protège pour ne pas être blessé dans la vie.

Elle voit carrément le perfectionnisme comme une armure. En effet, accepter d’être imparfaite (en créativité et dans la vie) c’est montrer que l’on fait des « erreurs » et montrer sa vulnérabilité.

Pour regarder sa conversation avec Oprah sur le perfectionnisme clique ici.

Sa suggestion : accepte que ta condition d’être humain soit celle de l’imperfection. Cela s’avère être un cadeau plutôt qu’un fardeau. Aussi, accueille le fait que tes émotions liées à ta créativité prennent racine dans ta vulnérabilité.

C’est parfois inconfortable. Pourtant, accepter de faire des erreurs et de se trouver dans cette zone « imparfaite » est là où on apprend à être nous-mêmes.

À ce moment-là, notre véritable créativité peut se développer et se déployer avec sa couleur particulière, qui ne ressemble pas à celle des autres.

Et surtout, c’est là que ta créativité grandit en se foutant des critiques des autres (et celles qui peuvent soudainement t’attaquer à l’intérieur).

Finalement, le perfectionnisme voudrait que tu ressembles à quelqu’un d’autre que toi-même. Il voudrait éteindre ta créativité.

Ne l’écoute pas. Crée.

crédit photo: Kaboompics

Coach Julia Cameron sur le perfectionnisme

Dans son livre « libérez votre créativité », Julia Cameron dit que les œuvres d’art ne sont jamais totalement terminées. C’est-à-dire que leurs auteurs décident à un moment de s’arrêter et de lâcher prise sur une idée de perfection (qui ne finit jamais).

« Un livre n’est jamais fini. Il arrive un moment où vous arrêtez de l’écrire et vous passez à l’étape suivante. Un film n’est jamais monté parfaitement, mais à un moment donné le cinéaste lâche prise et décide qu’il est terminé. »

Une peinture n’est jamais terminée; elle s’arrête simplement dans des lieux intéressants. Paul Gardner.

Le laisser-aller est une étape naturelle dans la créativité. Alors, apprécie le processus, mène ta création à une certaine maturité ou minutie… puis laisse-la aller. Laisse-la vivre sa vie de création. Et recommence une autre création… parce que c’est le propre de la créativité de se déployer vers d’autres horizons.

Crédit photo: Josua Niedermayer

Tout cela est très inspirant, mais tu es toujours coincée?

Voici un cadeau gratuit pour toi : un « calendrier » de cercles colorés que tu peux remplir chaque jour avec des motifs ou des gribouillis. Une excellente façon de tricher avec le perfectionnisme. Télécharge-le:

EN TERMINANT

DIS AU PERFECTIONNISME D’ALLER SE FAIRE VOIR!

J’espère que cet article t’a encouragée à prendre conscience des dégâts que peut avoir le perfectionnisme sur l’épanouissement de ta créativité. Et comment il peut éteindre ta créativité.

En effet, je continue de croire qu’une créativité vivante est la garante d’une vie allumée et passionnante, une vie faite à la main, une vie nourrissante remplie de découvertes et de liens.

En tous cas, le perfectionnisme risque d’éteindre cette belle créativité qui est la tienne. Ne le laisse pas faire.

Dès que tu entends ses commentaires rigides dans ta tête. Dès que tu as peur de ce que les gens vont penser de tes créations… Dis-lui d’aller se faire voir!

Peu importe la forme que prend ta créativité – que tu sois artiste, peindre, écrivaine, danseuse ou cuisinière – tu as besoin d’elle pour te sentir vivante.

Alors ne laisse pas le perfectionnisme l’éteindre et la rendre petite et muette.

Le 30 août 2019, j’animerais mon atelier Art Journal Bootcamp à Montréal. C’est l’occasion d’apprendre les techniques mixtes pour se créer un merveilleux art journal à soi. Les inscriptions sont ouvertes 😊

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Si tu as des questions ou des commentaires, n’hésite pas à m’écrire.

Tu peux aussi me suivre sur Facebook, Instagram et Youtube.

Créative et perfectionniste en rétablissement.

 

Alice

 

RÉFÉRENCES

SARK

Succulent Wild woman

Site web: http://planetsark.com/

BRENÉ BROWN

Son TEDtalk sur la vulnérabilité, sous titres français.

Sa conversation avec Oprah sur le perfectionnisme

La grâce de l’imperfection

JULIA CAMERON – Livres en français

Libérez votre Créativité

La source de la créativité: l’art de la persévérance