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Archives des développement personnel | Flow Créatif

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Aujourd’hui, je voulais te partager la petite histoire de ma pratique créative.

Ma présence sur internet et les réseaux sociaux se passe à travers des images de mes journaux artistiques. Je publie également de l’inspiration positive pour encourager les femmes à développer leur créativité comme chemin d’épanouissement personnel.

Qui suis-je exactement ?

Je m’appelle Alice Albertini et je suis la créatrice de Flow Créatif.

Comment est-ce que j’en suis arrivée à ouvrir une entreprise créative à partager avec toi ?

Quand on rencontre quelqu’un, on lui demande généralement ce qu’elle fait dans la vie.

Alors qu’est-ce que je fais ?

Je suis une guide créative, j’aide les femmes à s’épanouir à travers leur créativité, qui est une métaphore pour leur élan vital et leur joie de vivre.

En fait, la créativité s’avère être LA capacité pour créer une vie qui leur ressemble.

Bref, pour devenir plus allumée, plus passionnée, plus puissante, il est nécessaire de « muscler » ta créativité.

En fait, c’est ce dont je suis persuadée et c’est ce que je cultive pour moi-même.

Je sais que ma créativité est l’énergie de réinvention de mon existence.

Lorsque le courant de la créativité s’écoule, qu’elle est dans le flow créatif, cela devient une véritable aventure de mettre au monde sa propre vie.

Je m’adresse à celles qui veulent s’épanouir comme artistes, comme artisanes, mais aussi celles qui veulent simplement créer quelque chose de leur main.

Celles qui savent au fond de leurs tripes que créer fait du bien et apporte du mieux-être et de la sérénité.

Cela fait quelques années que je développe mon style artistique avec l’art journal. Je me considère une artiste amateur… qui aime créer, mais qui n’a aucune intention d’en faire la vente. Justement parce que cela mettrait une pression que je ne recherche pas.

Également, je suis art-thérapeute M.A certifiée. Cela signifie que tous les contenus dont je parle autour du mieux-être et de la psychologie s’appuient sur des recherches scientifiques et de références pertinentes.

COMMENT J’AI GRANDI AVEC LA CRÉATIVITÉ

L’histoire de ma pratique créative n’a pas eu de débuts glorieux.

Quand j’étais enfant, je n’étais pas sociable et j’étais toujours dans un coin avec un livre.

Mon imagination était très développée. J’étais ce qu’on appelle une rêveuse.

En fait, je préférais amplement vivre dans mon imagination que dans la réalité. J’ai lu vraiment beaucoup de livres. Cela a développé mon imagination et mon intellect aussi était très aiguisé.

Par contre, je n’étais pas bonne en musique (j’ai pris un cours de guitare que j’ai détesté) ni en danse et à cette époque je n’étais pas attirée par les arts visuels.

J’avais toujours écrit dans des journaux intimes depuis mon adolescence et l’écriture occupait une place importante. L’écriture faisait office d’amie à qui parler, de confidente.

De plus, j’avais l’ambition d’écrire des romans (fantastiques) et des scénarios de films. Le journal était l’endroit où je déchargeais mes émotions et où j’exprimais ce que je n’exprimais pas aux autres personnes, à l’extérieur.

Cela me faisait du bien.

Parfois, je relis ces vieux journaux que j’ai gardés… et c’est plutôt tourmenté et triste.

J’avais beaucoup de rêves, mais je me débattais avec une faible estime personnelle et des périodes de dépression.

Pourtant, je savais que toute la créativité et l’imagination qui m’habitaient étaient uniques et me poussaient vers un métier créatif.

Ensuite, je me suis tournée vers le cinéma qui me faisait rêver. J’ai étudié en audiovisuel. Puis, j’ai exercé le métier de monteuse vidéo pour la télévision pendant des années.

Ce n’était pas exactement comme je le rêvais, mais je me trouvais quand même dans un environnement créatif. Parfois, je croisais des réalisateurs ou des célébrités dans les coulisses.

DES BLOCAGES À MA CRÉATIVITÉ

Pendant ce temps, mes désirs d’écriture de roman se heurtaient constamment à des blocages et de la frustration.

C’était un processus angoissant et souffrant d’écrire quoi que ce soit. Beaucoup de rêves me passaient par la tête, mais je ne passais pas assez à l’action pour qu’un projet de livre ne prenne forme.

Je ne me suis jamais rendue à un manuscrit terminé. Je changeais souvent d’avis (trop d’idées) et je ne faisais que me critiquer. L’histoire de ma pratique créative se passait sous le signe des blocages et de la frustration.

Parfois, j’avais des montées d’inspiration et je me mettais à écrire, mais le lendemain mon critique intérieur (Julia Cameron l’appelle le censeur) trouvait cela trop chaotique et le flot de créativité se rétrécissait et s’asséchait aussitôt. Le sabotage de ma créativité était également dû à mon perfectionnisme.

Tu peux lire mon article sur le perfectionnisme ici.

À un moment donné, la lecture de son fameux livre « Libérez votre créativité » m’a fait prendre conscience que la créativité était quelque chose qui était très important. Ce n’était pas seulement réservé aux « artistes », mais tout le monde possédait ce pouvoir en elle et donc la capacité de le développer.

Jusque-là, je lisais des livres d’auteurs que j’admirais. Je regardais des films ou écoutais de la musique par des artistes qui m’enrichissaient. Je ne me voyais pas comme quelqu’un qui peut mettre sa créativité au centre de sa propre vie.

Il est arrivé un moment où au lieu de recevoir la créativité des autres seulement, il est devenu nécessaire pour moi de créer à ma façon.

 

MON CRITIQUE INTÉRIEUR

Il y avait à l’intérieur de moi une partie (mentale) contrôlante qui voulait utiliser la créativité et l’art pour être plus productive.

En plus, l’ambition, le désir de « réussir » me poussait à « vivre de ma créativité », de l’art, c’est-à-dire d’en faire mon métier.

Ce qui fait que la pression sociale était très forte. Les préjugés sur les artistes et les créatifs qui sont pauvres et précaires (mais passionnés) étaient tenaces autour de moi et je les ai crues.

En fait, mon mental ne comprenait pas que ma créativité avait besoin d’être laissée libre pour s’épanouir.

Elle ne voulait pas être considérée comme quelque chose « d’utile » pour notre carrière. Elle voulait être considérée comme une Muse et approchée avec délicatesse et respect.

Pendant longtemps, je me suis retrouvée bloquée avec l’écriture. Parfois, j’étais désespérée de sentir en moi toute cette créativité sans être capable de l’articuler ou de la déployer.

Je ne comprenais pas pourquoi j’avais ces talents et cette imagination à l’intérieur de moi, mais que cela ne semblait pas possible de les rendre concrets.

C’est ce qu’on appelle être une rêveuse idéaliste…

Il s’est passé plusieurs années avant que je puisse résoudre ce nœud à l’intérieur de moi.

 

LE LÂCHER-PRISE

On parle beaucoup de lâcher-prise. Cela semble être une des solutions à beaucoup de blocages intérieurs. Ou la réponse à des situations que nous avons essayé avec force de transformer, en vain.

Ma créativité restait bloquée… et moi je restais frustrée. Je me disais que ça devait être parce que j’étais nulle.

Eh bien, ça m’a pris des années d’essayer, de réfléchir, de vouloir arranger cela avec ma volonté pour finalement abandonner. J’en avais assez d’avoir dépensé tellement d’énergie pour rien et de me blâmer. Évidemment, tout ce mouvement était plutôt négatif, tendu et peu inspirant.

Finalement, j’ai laissé tomber.

J’ai lâché prise après m’être accrochée pendant des années.

L’idée d’écrire et de vouloir vivre de mon écriture a été abandonnée.

Au fond, c’est la meilleure chose que je pouvais faire pour reconnecter avec ma créativité authentique.

C’est là que le point tournant de mon histoire de pratique créative.

PASSAGE DE L’ÉCRIT À L’IMAGE

Je me suis intéressée aux rêves, à leur langage, aux symboles et comment ils reflétaient mon être et ma vie. C’était un peu comme si je découvrais non pas un univers de fiction, mais tout un monde psychique qui était encore plus fascinant que mes films préférés et ce, à l’intérieur de moi.

Les images me parlaient.

De fil en aiguille, j’ai voulu les représenter de manière visuelle et je me suis intéressée à la jonction entre les arts visuels et la thérapie. J’ai pris des cours d’arts plastiques avec en tête cette idée que les images créées représentaient l’intérieur de l’être, ses émotions et bien plus.

Étrangement, je reconnaissais que les images avaient un langage bien à elles, différent du langage de l’écrit. Au lieu de raconter des histoires avec les phrases et les mots… j’ai compris qu’on pouvait dire beaucoup avec une seule image.

Une image vaut mille mots.

Le cerveau perçoit une image et immédiatement, fait des associations en une fraction de seconde. Il comprend beaucoup sans le moindre mot ou explication.

Ça a été ma porte de sortie. Quand j’ai laissé tomber l’écriture et que je me suis mise à créer des images visuelles… j’ai accédé de nouveau à ma créativité.

Ensuite, c’était ludique. C’était agréable parce que je n’essayais pas d’être une professionnelle. J’étais très à l’aise à renoncer au résultat pour plonger dans la joie d’explorer les matériaux et le processus.

Ça me calmait. Ça me plaisait… Je sentais le flow de ma créativité revenir dans tout mon être !

Finalement, j’ai retrouvé le jeu, la curiosité, l’audace… la joie et la paix qui proviennent du fait de se reconnecter avec soi-même à travers le flow créatif.

Crédit photo: flow créatif

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Je faisais enfin le lien avec ma créativité comme le trésor intérieur qui me permettrait de vivre une vie qui me ressemble, une vie authentique basée sur mon essence profonde.

J’avais eu l’intuition que ma créativité pourrait rendre ma vie plus vivante, plus allumée et plus amusante à vivre.

À partir du moment où j’ai recommencé à créer avec les arts visuels, j’en ai eu la confirmation.

Ce n’était pas un résultat que je cherchais, mais une manière d’être au quotidien.

Partout, il y a des personnes qui recherchent la paix, l’amour, la joie… moi je recherchais cette sensation d’être créative, car cela me rendait heureuse.

Pour arriver à ancrer cette manière de vivre, il a été nécessaire que j’inclue dans mon existence quotidienne une pratique créative régulière. C’est elle qui permet, comme l’exercice physique régulier d’être en forme et de se muscler !

Avoir une pratique créative qui n’est pas basée sur les résultats, mais sur l’habitude ; ainsi que le processus qui permet de développer en soi, cette attitude créative et les émotions positives qui y sont associées.

Quand je ressens ma créativité pulser et que je ne cherche pas à la contrôler, les actions sont plus fluides et naturelles.

Je me suis libérée des carcans qui l’étouffaient. Je suis bien plus heureuse aujourd’hui (et plus créative).

Pour en savoir plus sur le lien entre la créativité et le mieux-être :

les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

MA PRATIQUE CRÉATIVE

Adolescente, j’écrivais des journaux intimes. Lorsque j’ai découvert que la création d’images, je me suis intéressée aux journaux visuels. C’est ainsi que j’ai découvert le journal créatif et l’art journal. Ces formats m’ont permis de changer l’histoire de ma pratique créative, de compliqué à très agréable.

J’ai plusieurs types de journaux visuels :

  • Un agenda créatif qui documente chaque année.
  • Un art journal petit-format dans lequel je crée pour les différents vidéos que je diffuse.
  • Un journal visuel dédié pour mon entreprise
  • Un livre recyclé que j’ai couvert de gesse et je l’utilise pour faire mes démonstrations dans mes cours d’Art Journal Bootcamp, l’atelier où je partage mes technique.
  • J’en avais fait un journal spécial symbole et un autre spécial sur un mythe grec.

Pour en savoir plus sur l’art-journal, tu peux aller voir les articles suivants de mon blogue :

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART-JOURNAL

MATÉRIEL POUR DÉBUTER L’ART-JOURNAL

Tu peux aussi regarder des vidéos sur YouTube :



POURQUOI JE PARTAGE MAINTENANT CE QUE J’AI APPRIS

Le livre de Julia Cameron parlait de créativité en général et elle conseillait de faire des pages du matin régulièrement pour faire bouger le flow créatif. Comme elle est elle-même écrivaine, c’est l’écriture qui semblait être l’outil de prédilection pour se débloquer.

Pour moi, ça s’est avéré positif de laisser tomber l’écriture et de m’adonner à la création visuelle.

Ça a littéralement court-circuité mon intellect rigide pour laisser la place à une enfant intérieure. C’est elle qui sait comment d’amuser, se détendre, imaginer, s’enthousiasmer et créer sans barrières.

La création d’images a été la porte de sortie pour revenir à ma créativité en santé.

Mes études en art-thérapie m’ont permis d’en apprendre bien plus sur le lien entre la création avec les arts visuels, la peinture, le dessin, le collage, le modelage, le bricolage etc… et comment une simple création peut avoir un grand pouvoir sur notre psychologie, notre santé physique et nos émotions.

Dans le monde, une catégorie d’individus « spéciaux » semblaient être les détenteurs de la créativité.

Je veux que les femmes créatives puissent renouer avec cette force intérieure qui est unique à chacune. C’est ma manière de contribuer à l’épanouissement de l’être humain.

D’ailleurs, je suis en train de préparer mon premier cours en ligne sur le thème de créer sa propre pratique créative et de surmonter facilement les blocages.

Voilà, j’espère que l’histoire de ma pratique créative et mes difficultés à retrouver ma propre créativité ont pu t’inspirer.

Si tu veux en savoir plus sur moi, il y a aussi la page à propos sur ce site.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

Rejoins-moi sur InstagramFacebook ou YouTube si tu cherches davantage d’inspiration & des exemples de création. Il y a également un bon nombre d’articles à lire sur mon blogue.

 

Je te souhaite une belle journée sous le signe de la gratitude et la créativité

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

 

 

 

 

 

 

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

COMMENT DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Tu désires depuis longtemps développer ta créativité et tes habiletés en arts visuels ?

Mais ça ne marche pas. Tu te répètes que tu n’es pas créative. Tu ne passes pas à l’action.

En fait, tu es créative , mais tu es probablement bloquée.

Peut-être que tu es hypnotisée devant YouTube et des tutoriels, mais tu n’as pas encore osé les appliquer.

Peut-être que tu continues à dépenser dans des magasins d’art et que tu possèdes beaucoup de matériel que tu n’utilises pas. Quelque chose te dit d’attendre une bonne occasion pour le faire.

Peut-être qu’un espace blanc remplit ta tête tant il y a 1001 possibilités et que tu n’as absolument aucune idée pour démarrer.

Enfin, une voix intérieure ne cesse de te dénigrer et te répète que tu n’y connais rien de toute façon.

Ce sont des blocages créatifs… et c’est normal d’en avoir.

Même les artistes professionnels en traversent.

QU’EST-CE QU’UN BLOCAGE CRÉATIF ?

Un blocage créatif est un obstacle à ton inspiration et ton action à créer quelque chose.

La vérité, c’est que n’importe qui désirant créer régulièrement s’y retrouvera confronté un jour ou l’autre.

En l’occurrence, ceux et celles qui exercent des professions créatives (peintres, écrivains, musiciens, comédiens, artistes…) sont régulièrement exposées aux blocages créatifs, mais les amateurs aussi.

De fait, les blocages créatifs sont tout à fait normaux au cours du processus de la vie humaine.

Cela devient un problème lorsque ces blocages sont si ancrés, que la créativité existentielle n’est plus accessible.

Heureusement, il existe des moyens de ne pas se laisser faire.

Il existe plusieurs manières de dealer avec ses blocages créatifs.

LA CRÉATIVITÉ EST NATURELLE ET INNÉE

Clarissa Pinkola Estès, l’auteure renommée du livre « Femmes qui courent avec les loups » considère la créativité comme une force qui coule naturellement en chaque être humain, avant même qu’il y ait eu une action créative.

Si la créativité se retrouve bloquée, c’est qu’il y a un élément perturbateur qui s’impose pour en contrôler le flow naturel.

D’après Mme Estès, la culture occidentale, en suridéalisant la pensée rationnelle, en valorisant surtout la réussite extérieure et les possessions matérielles, en oubliant les mythes et les histoires nous a plongés dans une pauvreté psychique ou malheureusement le flot de créativité s’est tarit.

« À l’intérieur de chaque femme existe une créature sauvage et naturelle, une force puissante, pleine d’instincts sains, d’une créativité passionnée et d’une sagesse sans âge. »

À ce propos, je suis bien d’accord que la créativité se déployant à partir de nos élans intérieurs est vraiment innée. Ce qui devient un problème, c’est de vouloir en faire quelque chose, de l’utiliser pour « réussir » ou correspondre à un standard donné.

En fait, la créativité cherche un chemin libre et nous devons être assez humbles pour la suivre avec curiosité pour voir où elle peut nous mener.

QUELS SONT LES BLOCAGES LES PLUS RÉPANDUS ?

Le mental

La créativité intuitive ne fait pas appel à la même partie du cerveau que celle qui organise et structure la pensée. Par exemple, le mental peut être très utile pour mettre les choses en ordre, ou pour faire le tri après une intense session de brainstorming.

Là où le mental n’est plus un allié, c’est en nous empêchant de nous déployer dans notre créativité libre. En effet, notre système d’éducation est basé sur la logique, la linéarité et l’action performante et visible… Cela est totalement différent du processus de suivre le flow de la créativité, tout en acceptant de ne pas savoir où cela nous mènera.

En conclusion, use de discernement avec ton mental, pour départager s’il est en train de t’encourager dans ta créativité ou s’il est en train de te freiner.

Le critique intérieur

Julia Cameron, auteure de « Libérez votre créativité » l’appelle le Censeur. C’est une voix aigre et dénigrante qui fera tout pour nous décourager.

Auteur de « The war of Art , break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles », de Steven Pressfield l’appelle la résistance.

À chaque fois que nous tentons un nouveau projet, même pour jouer, le critique intérieur s’assurera de casser notre enthousiasme et notre élan.

On peut se demander pourquoi le critique intérieur existe. Il a l’impression de nous protéger d’un échec ou d’un danger imaginaire.

C’est normal qu’il soit présent. En effet, il est la réponse automatique à notre profond désir de création. Généralement, son raisonnement ne tient pas la route et s’appuie sur des déclarations qui ne reposent sur rien de réaliste.

Quand le critique intérieur se met à déblatérer, ou remet en question tes débuts créatifs, adopte une perspective à l’opposé de ce qu’il dit et agis rapidement: ce n’est qu’une feuille blanche et un peu de peinture.

Ce n’est pas la fin du monde si tu ne réussis pas quelque chose d’esthétique. C’est vrai que ce n’est pas du Picasso, mais chaque personne est destinée à devenir quelqu’un d’unique et non pas une copie d’un artiste célèbre.

Profites-en pour t’en inspirer en fait.

Si les mots du critique intérieur te paralysent, prends les mots et les concepts qu’il utilise comme début de création. Puis recouvre-les de barbouillis de peinture.

Crédit photo: Nick Collins

Le blocage émotionnel

La créativité peut être intense à suivre. C’est une pratique qui peut être agréable, mais elle n’est pas toujours confortable.

Face à l’inconnu, tu pourrais craindre de découvrir quelque chose ou révéler des secrets. Peut-être qu’ils seraient embarrassants ou tout simplement étranges.

Quoi qu’il en soit, toutes ces craintes et ces émotions anxieuses ne sont que des formes variées de résistance, menant à la procrastination et aux blocages créatifs.

Voici un petit conseil : considère-toi comme un guerrier qui s’est engagé sur un chemin et qui malgré l’inconfort de certaines étapes, continuera le voyage à la rencontre de sa créativité.

En fin de compte, tu devras ressentir la peur, l’inconfort ou d’autres émotions désagréables.

C’est comme entrer dans une piscine froide : tu peux plonger la tête la première ou à moitié. De toute manière, ce sera froid. Par contre, une fois que tu auras surmonté le choc, tu seras surprise de sentir comment cela te régénère.

Parfois, l’obstacle s’avère être le cadeau.

La procrastination

Il est nécessaire de faire la différence entre la procrastination qui perdure (et bloque) et la procrastination qui fait partie du processus créatif.

En effet, la procrastination peut être un mécanisme prolongé de résistance insidieuse. Si elle dure longtemps, elle finira par empêcher l’émergence de tes élans créatifs naturels. À la longue, elle te laissera frustrée, insatisfaite et même déprimée.

D’un autre côté, la procrastination peut faire partie des différents cycles de la créativité.

Parfois, on passe beaucoup de temps à créer de manière soutenue. Notre cerveau est en mode concentré pour un certain temps, mais il aura besoin d’une pause à un moment donné.

Habituellement, c’est là qu’on fait autre chose qui n’a rien à voir avec la créativité, mais qui de manière étonnante régénère le cerveau créatif et l’imagination.

Jardiner, aller marcher, parler à des amis, faire une sieste, prendre une douche, regarder des vidéos drôles, réparer quelque chose de manuel, tout cela peut permettre de procrastiner de manière positive.

Donne-toi la permission de procrastiner quelques jours sans te juger et faire complètement autre chose. Et regarde ensuite si cela a renouvelé ton énergie et ton élan créatif.

DEALER AVEC TES BLOCAGES CRÉATIFS

Passer à l’action sans réfléchir

Il existe différentes manières de dealer avec tes blocages créatifs. Quand tu constates que tu es bloquée, une manière efficace, c’est de passer à l’action. VITE.

Écris un rendez-vous dans ton agenda comme un engagement avec toi-même. Commence avec 15 minutes. Respecte ton engagement, peu importe les protestations ou l’ironie de ton critique intérieur.

Quand le moment est venu, prends quelques items de matériel d’art. Ne prend pas une grande quantité, car cela peut te paralyser davantage que d’encourager le passage à l’acte.

Voici deux conseils pour surmonter les blocages créatifs : créer sur un petit format et créer sur des courtes périodes de temps (5-15 minutes).

Tu peux lire mon article « le secret pour créer plus souvent » pour t’inspirer davantage avec ces outils:

MON MANIFESTE ANTI-BLOCAGE

Parfois, je m’aperçois que je fuis ma créativité, ou que je suis prise dans un pattern de remettre les choses à plus tard.

Quand je suis tentée de minimiser l’importance de ma créativité (dixit mon censeur), je me souviens de ces six affirmations :

  1. Je suis moi et personne d’autre n’est comme moi. Personne d’autre ne peut créer ce que je peux créer et dont la manière dont je crée. Mon expression créative est importante.
  2. Mon histoire, ma vision, mon imagination peuvent être partagées et exprimées au même titre que celles des autres.
  3. Avoir du courage ne veut pas dire que je n’ai pas peur. Avoir du courage, c’est agir même si je ressens cette peur de créer.
  4. Mes défauts, mes imperfections font partie de qui je suis. C’est justement ce qui me rend originale. J’apprends à être fière de moi, avec tous mes défauts et mes échecs.
  5. Si je fais des erreurs, ou bien si le résultat ne correspond pas à mes attentes, alors Alleluia ! Cela signifie que je suis passé à l’action de toute façon.
  6. Parfois, je me surprends à créer de l’art pour le montrer aux autres, pour obtenir leur approbation. Je sais que si je continue, je vais finir par me sentir insatisfaite. Donc, je plonge dans la création et l’expression surtout pour moi-même, parce que ça me rend heureuse et joyeuse.

Voici ce que tu peux faire comme réchauffement pour passer à l’action :

  • Prends une des phrases ci-dessus et écris là avec des feutres de couleur comme affirmation créative. Tu peux aussi la modifier à ta manière.
  • Gribouille les yeux fermés.
  • Déchire des papiers de couleur et colle-les aléatoirement le plus vite possible.
  • Fais jouer ta musique préférée et commence à dessiner en rythme.

J’offre un cadeau gratuit à télécharger avec des exercices pour du réchauffement créatif :

IL EST IMPORTANT DE CRÉER MALGRÉ CES BLOCAGES

Parfois, on peut se demander pourquoi il est nécessaire de dealer avec ses blocages créatifs.

Clarissa Pinkola Estes dit  » La créativité n’est pas un mouvement isolé. Quand elle touche, quiconque l’entend, la voit, la sent, ou sait, cette personne out cette chose en est nourrie. C’est pourquoi être témoin de la parole créative, des images, des idées de quelqu’un d’autre peut nous inspirer dans notre propre travail créatif. »

« Un seul acte créatif a le potentiel de nourrir tout un continent. Un acte créatif peut faire qu’un torrent traverse un rocher.  » dit Mme Estès.

Alors, n’hésite pas à te lancer, à oser, à commencer, car le monde a soif de ta contribution créative, de tes mots, tes images et ton regard. Il a besoin de ta créativité aussi.

C’est pourquoi il est important de dealer avec tes blocages créatifs.

Crédit photo: Chang Duong

LA COMPASSION ENVERS SOI-MÊME

Sache qu’il y aura toujours des obstacles qui se dresseront entre toi et ta créativité.

En fait, il y a toujours des moyens de les contourner ou les apaiser. Ils peuvent même servir de point de départ pour créer quelque chose de drôle spontanément.

Aie de la compassion pour toi-même… c’est un processus d’apprentissage. Il est nécessaire d’avoir de la patience et de la gentillesse pour votre enfant intérieur créatif… qui prend peu à peu confiance en ses capacités.

Voilà, j’espère que cet article t’a inspirée et que tu te sens capable de créer quelque chose tout de suite.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

Rejoins-moi sur InstagramFacebook ou YouTube si tu cherches davantage d’inspiration & des exemples de création. Il y a aussi plein d’articles de blogue pour te donner des idées.

Si tu as le goût de participer à un atelier créatif en personne avec moi (à Montréal) :

à très bientôt,

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

Clarissa Pinkola Estes : femmes qui courent avec les loups

Steven Pressfield : The War of Art: Break Through the Blocks and Win Your Inner Creative Battles

 

COMMENT LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Il existe plusieurs manières de renforcer son estime personnelle. À mon sens, la pratique créative régulière est la plus agréable pour le faire, car la créativité booste l’estime de soi.

Chaque jour, nous sommes bombardés d’images et de standards qui nous disent ce que nous devons faire et être pour être valorisés. Que ce soit comme mère, comme employée, comme partenaire, comme amie… que ce soit notre apparence physique, notre carrière, nos finances ou notre engagement social… ce n’est jamais suffisant.

Il n’est donc pas facile de nous accepter telles que nous sommes et de nous aimer vraiment… Pourtant, c’est la base pour vivre une vie harmonieuse et épanouissante.

À cet égard, la pratique créative régulière permet de construire et maintenir une estime personnelle saine et dynamique.

En effet, développer sa créativité (et se plonger dans l’inconnu de son processus) permet de développer cette confiance en soi peu à peu.

De plus, prendre confiance en ses propres actions créatives se reflète dans son attitude dans la vie de tous les jours.

N’EST-CE PAS ÉGOÏSTE ?

On peut voir ce temps pour soi comme étant égoïste.

Voir les choses ainsi, c’est ne pas reconnaître qu’une révolution est nécessaire dans notre vie.

Une révolution de l’intérieur vers l’extérieur.

Plusieurs industries (l’amaigrissement, la chirurgie esthétique, fitness…) reposent sur le manque d’acceptation personnelle que les gens ont envers eux-mêmes.

Elles véhiculent la croyance qu’en arrangeant quelque chose de matériel et à l’extérieur, la confiance viendra et que la vie sera meilleure.

De fait, lorsque je parle d’estime de soi, je parle d’une juste reconnaissance.

Je parle de l’accueil de l’imperfection que nous sommes. Maintenant.

Ce n’est ni de la prétention ni de la vanité.

Pense simplement à tes meilleures amies que tu acceptes comme elles sont, avec leurs défauts, leurs difficultés et leur merveilleuse humanité.

Je suggère que tu poses un regard aussi doux et aimant sur toi-même.

LA SCIENCE LE DIT

La créativité booste l’estime de soi. Cela a été appuyé par des données scientifiques.

En effet, dans cette étude de l’université Drexel, il a été démontré que 45 minutes de création artistique libre dans un studio suffisaient à augmenter l’efficacité personnelle (self efficacy) de 73 % des participants. Ce terme décrit la confiance qu’une personne possède vis à vis  d’elle-même dans sa capacité à accomplir des tâches.

« Ce que nous avons pu montrer, c’est qu’en très peu de temps, les gens se sont sentis différents d’habitude », a déclaré le chercheur Kaimal. « Il y avait un changement de perception de soi pour la plupart des participants, et ce changement n’était pas un hasard, mais dû aux arts. »

Le sentiment de sa capacité personnelle peut être amélioré en 45 minutes. Néanmoins, c’est certainement en intégrant une habitude régulière de création dans sa vie que cette confiance peut s’ancrer en profondeur.

ENTRER À L’INTÉRIEUR DE SOI

En général, le manque d’estime personnelle provient de la comparaison avec un idéal extérieur.

On prend notre environnement ou bien les autres (et ce qu’ils projettent en apparence) comme la mesure de notre valeur.

Or, la confiance et l’estime personnelle ne peuvent provenir que d’une connexion intérieure en soi-même.

 

PAR OÙ COMMENCER ?

Tout d’abord, si tu ne sais pas par où commencer pour booster ta confiance en toi, commence par quelque chose qui te plaît.

Également, tu peux le faire toi-même ou avec des amis créatifs. Essaie plusieurs choses avant de trouver ce qui marche pour toi.

Ensuite, il est important que tu te donnes la permission de créer sans te juger et d’arrêter de critiquer tout ce que tu fais (ou ne parviens pas à faire).

Créer sans s’autocritiquer peut prendre du temps, mais ça en vaut la peine.

C’est en créant que la confiance en toi se développe. La pratique de la créativité booste l’estime de soi.

Si tu n’as vraiment aucune idée télécharge ici ton cadeau gratuit avec des exercices de réchauffements créatifs :

 

LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Une pratique créative donne toute la place à ton expression personnelle et à tes préférences.

C’est ainsi que tu peux exprimer tes émotions sainement. Tu peux inventer ce que tu désires et aller au rythme qui t’est propre.

Également, tu peux également suivre ton intuition quant aux matériaux que tu vas utiliser et comment tu vas t’en servir.

En fait, s’exercer à une activité créative permet de transformer nos soucis et nos inquiétudes en création.

Je ne dirais pas que cela transforme tout le négatif en positif pour ne pas donner l’impression que tout cela est miraculeux.

En revanche, je suis certaine que l’action créative fait bouger les choses. On peut ainsi « travailler » sur une impression désagréable, des pensées dénigrantes et les amener ailleurs.

C’est ainsi que le ressenti intérieur change et que peu à peu l’estime personnelle se bâtit.

CRÉER UN ESPACE SÉCURITAIRE

Pour que la confiance en soi et la créativité s’épanouissent, il est nécessaire d’avoir un espace sécuritaire et sans jugements.

En effet, quand on a grandi dans un environnement familial, social ou culturel qui nous critique et nous dévalue, on finit par se contracter.

Lorsque j’étais enfant, on se moquait beaucoup de moi dans la cour d’école. Cela me faisait souffrir alors je m’isolais et je me réfugiais dans les livres. Après, il m’a fallu des années avant de commencer à m’ouvrir et à oser faire de nouvelles choses pour développer mon estime personnelle.

Il est bon d’avoir des amis ou une famille qui nous acceptent comme nous sommes et nous encouragent vraiment dans nos projets. Et de fuir ceux qui ne le font pas.

Ensuite, c’est prendre la responsabilité de notre épanouissement personnel et de ne pas seulement compter sur les autres pour nous encourager, mais de développer un protecteur intérieur.

Créer un espace sécuritaire pour soi signifie de poser des actions qui nourrissent la plante que tu es : un bon terreau, du soleil et de l’eau. Du soin régulier pour la faire pousser en santé.

Premièrement, cela peut être de t’installer une table, un coin dans ta maison qui est dédié à ta créativité. Ou bien réserver un moment dans l’agenda rien que pour toi et ne pas le déplacer pour accommoder les demandes des autres.

Également, cela peut être une inscription à un cours d’art où le professeur est bienveillant et non-jugeant avec toi et être encouragé par un groupe de pairs. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Enfin, développer sa confiance passe parfois à rejoindre une communauté bienveillante pour t’encourager à créer.

Je t’invite à te joindre notre communauté sur le groupe Facebook (après avoir téléchargé le cadeau ci-dessous) :

 

IMMERSION DANS L’INSTANT PRÉSENT

Le manque de confiance en soi repose parfois dans une comparaison avec le passé. En effet, on se souvient de tous les moments où nous avons « échoué » ou raté quelque chose.

Les paroles d’un enseignant ou d’autres enfants à l’école qui nous ont humiliés ou dénigrés.

Également, notre esprit regarde notre vécu passé et trace un portrait sévère de quelqu’un qui n’ose pas s’affirmer assez, quelqu’un qui se fait marcher sur les pieds.

C’est un portrait subjectif et faussé par la sévérité envers soi-même.

Par ailleurs, notre esprit se porte vers le futur et alimente le manque d’estime personnelle. Nous rêvons plein de nouvelles choses pour notre vie, puis une voix intérieure dit que nous ne sommes pas assez bonnes pour le réaliser.

La solution ? Se plonger dans le moment présent.

Dans le moment présent de l’activité créative, il se passe quelque chose de magique : nous sommes en action et nos pensées cessent. Nous ne pensons plus ni au passé ni au futur et le temps se suspend.

C’est le Flow créatif. Cet espace-temps créatif où nous nous régénérons et nous trouvons la joie de créer.

C’est aussi comme ça que la créativité booste l’estime de soi.

 

RENOUER AVEC L’ENFANT INTÉRIEUR

Souvent, je recommande d’observer les enfants pour être inspiré par le plaisir de la créativité sans la « performance » de l’adulte.

Les enfants sont très confiants dans leur jeu. Ils créent des personnages, inventent des mondes colorés et parfois font preuve d’une autorité et d’une foi sans faille.

C’est ainsi que ça devient très libérateur de les voir aller, car ils n’ont pas conscience d’avoir une estime personnelle. Ils ne savent pas encore se juger eux-mêmes dans leurs essais, leurs inventions et leur apparence.

Tu peux retrouver ce ressenti en toi. Mets-toi dans la peau de l’enfant que tu étais et permets-toi de jouer comme elle.

Ainsi, tu accèderas à cette confiance, cette audace insouciante et cette liberté… et crois-moi cela peut enrichir ta vie quotidienne en lui donnant du peps.

Crédit photo: Melvin Thambi

 

PLUS ON CRÉE PLUS ON A CONFIANCE

La confiance en soi qui découle de la pratique créative est très similaire à une remise en forme.

Au départ, il est difficile de prendre de nouvelles habitudes sportives, car on se sent mauvaise, nulle, lourde et inadéquate. Cela peut vraiment nous confirmer que nous ne sommes pas capables de nous y mettre vraiment.

Cela peut même augmenter notre honte de ne pas être en forme.

Mais après quelque temps, avec du courage nous allons ressentir les bienfaits de l’exercice et nous sentir mieux et de plus en plus capable de continuer. Et ensuite, nous ressentirons une confiance « physique » en nous-mêmes.

Finalement, c’est le processus et la pratique régulière de la créativité qui vont nous aider à nous sentir de mieux en mieux de manière plus durable. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Pour plus d’idées pour intégrer une pratique créative régulière dans ta vie, va voir mon article 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

Voilà j’espère que cet article t’a donné de l’inspiration et du courage 😊

Rejoins-moi sur Instagram ou Facebook ou Youtube si tu as des questions ou commentaires.

Le 30 août, j’anime l’atelier Art Journal Bootcamp à Montréal. C’est un atelier qui montre les techniques mixtes (collage, peinture, écriture, pochoirs…) pour commencer avec la pratique de l’art journal dans son quotidien.

Il reste des places, mais ça se remplit rapidement. Si tu es intéressée à en savoir plus clique ci-dessous:

À bientôt,

Alice

 

RÉFÉRENCES

https://newsblog.drexel.edu/2016/09/16/study-just-45-minutes-of-art-making-improves-self-confidence/

Girija Kaimal & Kendra Ray (2017) Free art-making in an art therapy open studio: changes in affect and self-efficacy, Arts & Health, 9:2, 154-166, DOI: 10.1080/17533015.2016.1217248

 

COMMENT LE FLOW CRÉATIF CONTRIBUE À TON MIEUX-ÊTRE

Le flow créatif contribue à ton mieux-être,  car lorsque tu es dans cet état de flow, tu es complètement absorbée dans une tâche et tu ne vois pas le temps passer.

Dans un même ordre d’idées, nous pouvons l’atteindre en faisant l’amour, mais aussi en méditant où bien lorsque nous sommes entièrement plongés dans une activité de création.

Dans cet article j’explique plus en détail ses origines et comment le flow créatif contribue à ton mieux-être.

 

QU’EST-CE QUE LE FLOW ?

Dans le dictionnaire, le flow est lié au mouvement fluide et aisé qui va dans une direction, comme le flot d’une rivière. En somme, le flow est donc comme un courant où ça « coule » facilement, sans trop d’obstacles ou de blocages.

Dans les années 70, le psychologue Mihály Csíkszentmihályi a étudié les gens très créatifs pour essayer de dégager leurs principaux traits inhérents à cette qualité. Par ailleurs, il a observé que lorsqu’ils travaillaient, ils entraient dans des états de concentration optimale et c’est là qu’ils étaient le plus créatifs et productifs.

Ensuite, il a  remarqué que des sentiments de joie, de satisfaction et de régénération était liés à cet état concentré de créativité. Il a nommé cet état : Le Flow (ou Flux).

Pour simplifier, l’état de Flow se produit quand :

  • La personne est complètement concentrée sur la tâche à accomplir
  • Oubli du monde qui nous entoure
  • Perte de la notion de temps
  • La personne est détendue et en action
  • Sentiment d’accomplissement à travers la créativité

FLOW + CRÉATIF

Tout d’abord, celles qui veulent devenir plus créatives ne le font pas seulement pour produire des œuvres ou des créations, mais pour se SENTIR plus créatives, c’est-à-dire allumées, curieuses, détendues avec le sourire aux lèvres.

Encore mieux, c’est pour ce moment où ce que nous faisons n’est plus du travail, mais ce que nous AIMONS faire.

De façon générale, un état de flow est caractérisé par une absence de conscience de soi, du passé ou du futur. C’est un état qui est proche de celui de la méditation. C’est ainsi que le flow créatif contribue à notre mieux-être.

En vérité, je considère que c’est encore mieux que la méditation, car l’activité créative est plus amusante.

 

L’ENTREPRISE FLOW CRÉATIF

J’ai choisi de nommer mon entreprise Flow créatif, pour aider les femmes à se reconnecter à elles-mêmes par la créativité, mais aussi à s’affirmer, s’exprimer, se détendre et même trouver du sens à leur vie.

En fait, quand je parle de créativité, c’est très vaste et ça peut être associé à tant de domaines. Au-delà de la notion de création, c’est surtout l’état de Flow qui va nous apporter le bien-être et renouveau dans notre quotidien. Le Flow créatif va contribuer au mieux-être général de la personne.

Et puis, ce qui est le plus important, ce n’est pas ce qui sera produit, comme objet extérieur, mais le processus intérieur que vit la personne et l’état dans lequel le geste artistique la plonge. Finalement, c’est le ressenti interne induit par l’action créative qui va leur apporter l’équilibre et le mieux-être.

En réalité, c’est un processus inside-out, c’est-à-dire un processus qui part de l’intérieur de la personne et qui s’incarne ensuite en action concrète, visible dans le monde.

FLOW CRÉATIF

QUE FAIT LE CERVEAU PENDANT LE FLOW ?

Pour commencer, des chercheurs se sont intéressés à l’état de flow de la perspective neuropsychologique. À ce propos, Arne Dietrich a observé que l’état de flow était associé à une diminution de l’activité du cortex préfrontal (2003).

De fait, le cortex préfrontal est la zone du cerveau responsable de fonctions cognitives telles que la pensée, la mémoire, la notion temporelle et le contrôle des impulsions. De surcroît, c’est l’aspect responsable de notre état d’esprit conscient et explicite, mais aussi de notre critique ou censeur intérieur (l’ennemi de l’action créative).

Par ailleurs, ce sont les parties implicites du cerveau qui prennent le lead durant l’état de flow, permettant ainsi de communiquer librement et de s’engager dans un processus de création sans trop d’inhibitions (Dietrich, 2004).

En d’autres termes, quand tu t’engages dans une activité créative et atteins l’état de flow, tu cesses alors de trop penser et à contrôler le processus. Finalement, cela te rend plus créative et concentrée, mais aussi détendue et satisfaite.

 

LA CRÉATIVITÉ A TOUJOURS ÉTÉ VITALE POUR MOI

En premier lieu, j’ai toujours voulu avoir une vie basée sur la créativité. Pourtant, je ne me voyais pas comme une artiste. Au lieu de cela, je voulais que la créativité nourrisse ma profession, autrement ça ne m’intéressait pas de travailler.

Adolescente, j’imaginais des histoires fantastiques plus longues et plus compliquées que Game of Thrones. Jeune adulte, j’ai exercé le métier de monteuse vidéo tout en rêvant de cinéma. Je me suis aussi essayé à la scénarisation de court métrage.

Plus tard, j’ai suivi des cours universitaires en arts plastiques et j’ai développé une pratique créative personnelle avec l’art-journal.

Il y a quelques années, j’ai quitté mon emploi stable pour retourner aux études. J’ai alors complété une maitrise en art-thérapie pour ancrer mes compétences dans une formation de haut-niveau avec pour objectif d’aider les gens à aller mieux.

En fait, le fil conducteur de tout cela, c’est que j’aspirais à sentir une énergie vivifiante par le biais de la créativité.

Me sentir créative, c’était me sentir plus allumée et plus vivante.

Aujourd’hui, je partage mon expertise dans le programme « ACTIVE TON FLOW CRÉATIF », un programme d’accompagnement de 6 semaines pour t’aider à implanter une pratique créative alignée.

COMMENT LE FLOW CRÉATIF CONTRIBUE À TON MIEUX-ÊTRE

Le flow créatif peut t’apporter la joie et l’épanouissement.

En 2004, Mihaly Csikszentmihalyi a donné une conférence TedTalk où il offre sa réponse à la question « qu’est-ce qui rend l’être humain heureux ? ». De fait, il répond que le bonheur est lié l’état de Flow créatif.

Premièrement, il met en lumière la raison pour laquelle les gens ont des élans si forts de créer ou de devenir artistes avec tant de passion. Ensuite, c’est quelque chose qui passe à travers eux où leurs compétences sont mises à profit et où ils se trouvent parfois même en extase.

Tout compte fait, si tu entres dans l’état de flow créatif, tu deviendras plus créative, mais tu te sentiras aussi plus heureuse. Le flow créatif contribuera à ton mieux-être dans toutes les sphères de ta vie.

Voici ce que le flow créatif peut t’apporter :

Un bonheur issu de l’intérieur

En fait, les adultes qui passent plus de temps dans l’état de Flow créatif sont globalement plus heureux et satisfaits de leur vie. Le flow créatif contribue à leur mieux-être et leur épanouissement.

Ainsi, Csikszentmihalyi croit que le bonheur issu du flow créatif est davantage sous notre contrôle que celui que nous obtenons du plaisir ou des relations. En effet, cet état ne dépend pas nécessairement de circonstances extérieures. Tout compte fait, nous avons l’opportunité de nous y plonger quand nous voulons et c’est ainsi que le flow créatif contribue à notre mieux-être.

Au-delà du plaisir

Dans une étude récente, les personnes en état de flow avaient tendance à se sentir de meilleure humeur. Aussi, elles se sentaient actives, concentrées et épanouies, dotées d’une solide estime d’elles-mêmes.

De même, nous éprouvons du plaisir lorsque nous sommes satisfaits et que nous faisons quelque chose de passif, comme recevoir un massage ou regarder un film.

Csikszentmihalyi fait une différence entre les bienfaits à long terme offerts par le flow et la notion de plaisir.

Là-dessus, l’appréciation joyeuse induite par le Flow implique une certaine nouveauté et nécessite de l’énergie pour se mettre en action. En même temps, une fois que nous avons commencé, nous pouvons gagner de la confiance en nous et un sentiment d’accomplissement (avec ce que nous avons créé).

Diminution du stress et de l’anxiété

Durant l’activité créative, le stress et l’anxiété de performance sont souvent les obstacles à l’entrée dans le Flow. Généralement, le mental veut contrôler le résultat au lieu de plonger dans le processus. En effet, le cortex préfrontal est activé par toutes les tâches à accomplir. Par exemple, à propos du ménage ce soir ou le lavage de demain. Il juge sans cesse ce que nous essayons de créer et veut contrôler le processus.

Malheureusement, tout cela nous éloigne de la détente et de la joie de créer.

Dans l’état de Flow, nous sommes si absorbés par l’action créative que nous n’avons plus de place pour nous juger, stresser ou penser à demain.

Un point négatif à l’état de Flow créatif

À l’inverse, l’état de flow peut devenir négatif. En effet,  si tu es en état d’hyper concentration durant des heures. et que par conséquent tu oublies de boire et de manger, ça ne sera pas positif à long terme.

Dans cet ordre d’idées, si tu es hyper concentrée dans ta pratique créative, prends un break de temps en temps et un peu du recul. Il est certain que l’état de flow créatif est ce que tu désires atteindre, mais ce n’est pas équilibré de l’être tout le temps.

FLOW CRÉATIF

COMMENT ENTRER DANS CET ÉTAT DE FLOW CRÉATIF

Fais-le souvent

Établir une pratique créative régulière va te permettre de développer ce muscle du flow créatif. Ainsi, tu entreras dans le flow créatif plus souvent. Avec le temps cela deviendra de plus en plus facile. Comme toute pratique, tout devient plus aisé et fluide quand c’est devenu une habitude.

Joue comme une enfant

Les enfants ont tous le droit à des moments de pause et de jeu. De même, ils prennent des récréations tous les jours ! (RE-CRÉATION pense-y).

À quand remonte ta dernière récréation ?

La prochaine fois que tu te trouves devant un blocage créatif prend le temps d’une recréation. Par exemple, va marcher au parc le plus proche. Encore mieux, utilise la balançoire et grimpe dans les jeux (oui oui !). Autrement, va prendre une bouffée d’air frais dans la nature avec une promenade dans les bois ou une balade à vélo.

Sois ta propre compagne de jeu. Essaie de rire et de sourire tout en créant. Amuse-toi avec toi-même en profitant de chaque instant. Parfois, une demi-heure dans cet état d’esprit peut vraiment te remonter et te remettre à flow.

Garde ça simple

La créativité s’emballe parfois dans 1001 directions formidables et tentantes. Par conséquent, ces idée peuvent se compliquer à outrance et devenir grandioses jusqu’au point de la paralysie.

Cela t’est-il déjà arrivé ?

En fait, c’est normal… le muscle de ta créativité veut inventer une multiplicité de choses dans tous les sens. Porte ton attention à simplifier les choses.

D’un autre côté, certaines des plus belles œuvres d’art sont les moins sophistiquées, alors donne-toi la permission de travailler avec moins d’efforts, moins d’ambition et moins de contrôle.

Encore mieux, donne congé à ton mental rigide qui a des objectifs et des standards à respecter.

Décortique l’éléphant en petites bouchées simples et fais-les une par une.

Ainsi, en agissant à partir de ton intuition au lieu d’une stratégie plus calculée, tu seras surprise de voir où cela peut t’amener.

Accueille le chaos et le bordel

La vie n’est pas toujours propre et rangée (thanks god). En fait, le processus de création peut souvent être bordélique et chaotique, tout comme la peinture à doigt l’était à la maternelle.

Dans l’ensemble, n’ai pas peur de te salir les mains pendant le processus de création. Rappelle-toi la fraîcheur de l’esprit du débutant. Pour commencer, laisse tes idées émerger, non organisées et abstraites. Plus tard, cela prendra une forme plus définie. Et puis… après tu peux te laver les mains !

Être créatif est un cadeau, mais cela demande de la patience, de la compassion et de la confiance dans le processus. De plus, chaque fois que tu observes que tu as quitté ton flow créatif, souviens-toi que tu n’es pas loin d’y revenir, car cela requiert seulement un shift dans ton état d’esprit.

Finalement, pose la question suivante à ton enfant intérieur de 6 ans : que dois-je faire ensuite ? Si elle te dit d’aller faire une sieste, de prendre une collation ou d’aller dehors… Eh bien écoute-là !

 

Voilà ! J’espère que cet article t’a été utile.

Maintenant, tu sais un peu plus comment le flow créatif peut contribuer à ton mieux-être et j’espère que tu vas t’y plonger le plus souvent possible par ta pratique créative.

 

J’ai aussi un programme d’accompagnement « ACTIVE TON FLOW CRÉATIF » à te proposer. Si tu veux implémenter des outils puissants pour débloquer ta créativité et trouver ton flow et surtout implanter une pratique créative alignée:

 

 

Ta guide créative

Alice.

 

 

RÉFÉRENCES

https://fr.wikipedia.org/wiki/Flow_ (psychologie)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mih%C3%A1ly_Cs%C3%ADkszentmih%C3%A1lyi

https://www.ted.com/talks/mihaly_csikszentmihalyi_on_flow?language=fr

Csikszentmihalyi, M. (2013). Flow: The psychology of optimal experience. New York, NY : Random House.

Dietrich, A. (2003). Functional neuroanatomy of altered states of consciousness: The transient hypofrontality hypothesis. Consciousness and Cognition12(2), 231-256.

Dietrich, A. (2004). Neurocognitive mechanisms underlying the experience of flow. Consciousness and Cognition13(4), 746-761.