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Archives des empowerment | Flow Créatif

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Aujourd’hui, je voulais te partager la petite histoire de ma pratique créative.

Ma présence sur internet et les réseaux sociaux se passe à travers des images de mes journaux artistiques. Je publie également de l’inspiration positive pour encourager les femmes à développer leur créativité comme chemin d’épanouissement personnel.

Qui suis-je exactement ?

Je m’appelle Alice Albertini et je suis la créatrice de Flow Créatif.

Comment est-ce que j’en suis arrivée à ouvrir une entreprise créative à partager avec toi ?

Quand on rencontre quelqu’un, on lui demande généralement ce qu’elle fait dans la vie.

Alors qu’est-ce que je fais ?

Je suis une guide créative, j’aide les femmes à s’épanouir à travers leur créativité, qui est une métaphore pour leur élan vital et leur joie de vivre.

En fait, la créativité s’avère être LA capacité pour créer une vie qui leur ressemble.

Bref, pour devenir plus allumée, plus passionnée, plus puissante, il est nécessaire de « muscler » ta créativité.

En fait, c’est ce dont je suis persuadée et c’est ce que je cultive pour moi-même.

Je sais que ma créativité est l’énergie de réinvention de mon existence.

Lorsque le courant de la créativité s’écoule, qu’elle est dans le flow créatif, cela devient une véritable aventure de mettre au monde sa propre vie.

Je m’adresse à celles qui veulent s’épanouir comme artistes, comme artisanes, mais aussi celles qui veulent simplement créer quelque chose de leur main.

Celles qui savent au fond de leurs tripes que créer fait du bien et apporte du mieux-être et de la sérénité.

Cela fait quelques années que je développe mon style artistique avec l’art journal. Je me considère une artiste amateur… qui aime créer, mais qui n’a aucune intention d’en faire la vente. Justement parce que cela mettrait une pression que je ne recherche pas.

Également, je suis art-thérapeute M.A certifiée. Cela signifie que tous les contenus dont je parle autour du mieux-être et de la psychologie s’appuient sur des recherches scientifiques et de références pertinentes.

COMMENT J’AI GRANDI AVEC LA CRÉATIVITÉ

L’histoire de ma pratique créative n’a pas eu de débuts glorieux.

Quand j’étais enfant, je n’étais pas sociable et j’étais toujours dans un coin avec un livre.

Mon imagination était très développée. J’étais ce qu’on appelle une rêveuse.

En fait, je préférais amplement vivre dans mon imagination que dans la réalité. J’ai lu vraiment beaucoup de livres. Cela a développé mon imagination et mon intellect aussi était très aiguisé.

Par contre, je n’étais pas bonne en musique (j’ai pris un cours de guitare que j’ai détesté) ni en danse et à cette époque je n’étais pas attirée par les arts visuels.

J’avais toujours écrit dans des journaux intimes depuis mon adolescence et l’écriture occupait une place importante. L’écriture faisait office d’amie à qui parler, de confidente.

De plus, j’avais l’ambition d’écrire des romans (fantastiques) et des scénarios de films. Le journal était l’endroit où je déchargeais mes émotions et où j’exprimais ce que je n’exprimais pas aux autres personnes, à l’extérieur.

Cela me faisait du bien.

Parfois, je relis ces vieux journaux que j’ai gardés… et c’est plutôt tourmenté et triste.

J’avais beaucoup de rêves, mais je me débattais avec une faible estime personnelle et des périodes de dépression.

Pourtant, je savais que toute la créativité et l’imagination qui m’habitaient étaient uniques et me poussaient vers un métier créatif.

Ensuite, je me suis tournée vers le cinéma qui me faisait rêver. J’ai étudié en audiovisuel. Puis, j’ai exercé le métier de monteuse vidéo pour la télévision pendant des années.

Ce n’était pas exactement comme je le rêvais, mais je me trouvais quand même dans un environnement créatif. Parfois, je croisais des réalisateurs ou des célébrités dans les coulisses.

DES BLOCAGES À MA CRÉATIVITÉ

Pendant ce temps, mes désirs d’écriture de roman se heurtaient constamment à des blocages et de la frustration.

C’était un processus angoissant et souffrant d’écrire quoi que ce soit. Beaucoup de rêves me passaient par la tête, mais je ne passais pas assez à l’action pour qu’un projet de livre ne prenne forme.

Je ne me suis jamais rendue à un manuscrit terminé. Je changeais souvent d’avis (trop d’idées) et je ne faisais que me critiquer. L’histoire de ma pratique créative se passait sous le signe des blocages et de la frustration.

Parfois, j’avais des montées d’inspiration et je me mettais à écrire, mais le lendemain mon critique intérieur (Julia Cameron l’appelle le censeur) trouvait cela trop chaotique et le flot de créativité se rétrécissait et s’asséchait aussitôt. Le sabotage de ma créativité était également dû à mon perfectionnisme.

Tu peux lire mon article sur le perfectionnisme ici.

À un moment donné, la lecture de son fameux livre « Libérez votre créativité » m’a fait prendre conscience que la créativité était quelque chose qui était très important. Ce n’était pas seulement réservé aux « artistes », mais tout le monde possédait ce pouvoir en elle et donc la capacité de le développer.

Jusque-là, je lisais des livres d’auteurs que j’admirais. Je regardais des films ou écoutais de la musique par des artistes qui m’enrichissaient. Je ne me voyais pas comme quelqu’un qui peut mettre sa créativité au centre de sa propre vie.

Il est arrivé un moment où au lieu de recevoir la créativité des autres seulement, il est devenu nécessaire pour moi de créer à ma façon.

 

MON CRITIQUE INTÉRIEUR

Il y avait à l’intérieur de moi une partie (mentale) contrôlante qui voulait utiliser la créativité et l’art pour être plus productive.

En plus, l’ambition, le désir de « réussir » me poussait à « vivre de ma créativité », de l’art, c’est-à-dire d’en faire mon métier.

Ce qui fait que la pression sociale était très forte. Les préjugés sur les artistes et les créatifs qui sont pauvres et précaires (mais passionnés) étaient tenaces autour de moi et je les ai crues.

En fait, mon mental ne comprenait pas que ma créativité avait besoin d’être laissée libre pour s’épanouir.

Elle ne voulait pas être considérée comme quelque chose « d’utile » pour notre carrière. Elle voulait être considérée comme une Muse et approchée avec délicatesse et respect.

Pendant longtemps, je me suis retrouvée bloquée avec l’écriture. Parfois, j’étais désespérée de sentir en moi toute cette créativité sans être capable de l’articuler ou de la déployer.

Je ne comprenais pas pourquoi j’avais ces talents et cette imagination à l’intérieur de moi, mais que cela ne semblait pas possible de les rendre concrets.

C’est ce qu’on appelle être une rêveuse idéaliste…

Il s’est passé plusieurs années avant que je puisse résoudre ce nœud à l’intérieur de moi.

 

LE LÂCHER-PRISE

On parle beaucoup de lâcher-prise. Cela semble être une des solutions à beaucoup de blocages intérieurs. Ou la réponse à des situations que nous avons essayé avec force de transformer, en vain.

Ma créativité restait bloquée… et moi je restais frustrée. Je me disais que ça devait être parce que j’étais nulle.

Eh bien, ça m’a pris des années d’essayer, de réfléchir, de vouloir arranger cela avec ma volonté pour finalement abandonner. J’en avais assez d’avoir dépensé tellement d’énergie pour rien et de me blâmer. Évidemment, tout ce mouvement était plutôt négatif, tendu et peu inspirant.

Finalement, j’ai laissé tomber.

J’ai lâché prise après m’être accrochée pendant des années.

L’idée d’écrire et de vouloir vivre de mon écriture a été abandonnée.

Au fond, c’est la meilleure chose que je pouvais faire pour reconnecter avec ma créativité authentique.

C’est là que le point tournant de mon histoire de pratique créative.

PASSAGE DE L’ÉCRIT À L’IMAGE

Je me suis intéressée aux rêves, à leur langage, aux symboles et comment ils reflétaient mon être et ma vie. C’était un peu comme si je découvrais non pas un univers de fiction, mais tout un monde psychique qui était encore plus fascinant que mes films préférés et ce, à l’intérieur de moi.

Les images me parlaient.

De fil en aiguille, j’ai voulu les représenter de manière visuelle et je me suis intéressée à la jonction entre les arts visuels et la thérapie. J’ai pris des cours d’arts plastiques avec en tête cette idée que les images créées représentaient l’intérieur de l’être, ses émotions et bien plus.

Étrangement, je reconnaissais que les images avaient un langage bien à elles, différent du langage de l’écrit. Au lieu de raconter des histoires avec les phrases et les mots… j’ai compris qu’on pouvait dire beaucoup avec une seule image.

Une image vaut mille mots.

Le cerveau perçoit une image et immédiatement, fait des associations en une fraction de seconde. Il comprend beaucoup sans le moindre mot ou explication.

Ça a été ma porte de sortie. Quand j’ai laissé tomber l’écriture et que je me suis mise à créer des images visuelles… j’ai accédé de nouveau à ma créativité.

Ensuite, c’était ludique. C’était agréable parce que je n’essayais pas d’être une professionnelle. J’étais très à l’aise à renoncer au résultat pour plonger dans la joie d’explorer les matériaux et le processus.

Ça me calmait. Ça me plaisait… Je sentais le flow de ma créativité revenir dans tout mon être !

Finalement, j’ai retrouvé le jeu, la curiosité, l’audace… la joie et la paix qui proviennent du fait de se reconnecter avec soi-même à travers le flow créatif.

Crédit photo: flow créatif

LA PETITE HISTOIRE DE MA PRATIQUE CRÉATIVE

Je faisais enfin le lien avec ma créativité comme le trésor intérieur qui me permettrait de vivre une vie qui me ressemble, une vie authentique basée sur mon essence profonde.

J’avais eu l’intuition que ma créativité pourrait rendre ma vie plus vivante, plus allumée et plus amusante à vivre.

À partir du moment où j’ai recommencé à créer avec les arts visuels, j’en ai eu la confirmation.

Ce n’était pas un résultat que je cherchais, mais une manière d’être au quotidien.

Partout, il y a des personnes qui recherchent la paix, l’amour, la joie… moi je recherchais cette sensation d’être créative, car cela me rendait heureuse.

Pour arriver à ancrer cette manière de vivre, il a été nécessaire que j’inclue dans mon existence quotidienne une pratique créative régulière. C’est elle qui permet, comme l’exercice physique régulier d’être en forme et de se muscler !

Avoir une pratique créative qui n’est pas basée sur les résultats, mais sur l’habitude ; ainsi que le processus qui permet de développer en soi, cette attitude créative et les émotions positives qui y sont associées.

Quand je ressens ma créativité pulser et que je ne cherche pas à la contrôler, les actions sont plus fluides et naturelles.

Je me suis libérée des carcans qui l’étouffaient. Je suis bien plus heureuse aujourd’hui (et plus créative).

Pour en savoir plus sur le lien entre la créativité et le mieux-être :

les 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

MA PRATIQUE CRÉATIVE

Adolescente, j’écrivais des journaux intimes. Lorsque j’ai découvert que la création d’images, je me suis intéressée aux journaux visuels. C’est ainsi que j’ai découvert le journal créatif et l’art journal. Ces formats m’ont permis de changer l’histoire de ma pratique créative, de compliqué à très agréable.

J’ai plusieurs types de journaux visuels :

  • Un agenda créatif qui documente chaque année.
  • Un art journal petit-format dans lequel je crée pour les différents vidéos que je diffuse.
  • Un journal visuel dédié pour mon entreprise
  • Un livre recyclé que j’ai couvert de gesse et je l’utilise pour faire mes démonstrations dans mes cours d’Art Journal Bootcamp, l’atelier où je partage mes technique.
  • J’en avais fait un journal spécial symbole et un autre spécial sur un mythe grec.

Pour en savoir plus sur l’art-journal, tu peux aller voir les articles suivants de mon blogue :

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L’ART-JOURNAL

MATÉRIEL POUR DÉBUTER L’ART-JOURNAL

Tu peux aussi regarder des vidéos sur YouTube :



POURQUOI JE PARTAGE MAINTENANT CE QUE J’AI APPRIS

Le livre de Julia Cameron parlait de créativité en général et elle conseillait de faire des pages du matin régulièrement pour faire bouger le flow créatif. Comme elle est elle-même écrivaine, c’est l’écriture qui semblait être l’outil de prédilection pour se débloquer.

Pour moi, ça s’est avéré positif de laisser tomber l’écriture et de m’adonner à la création visuelle.

Ça a littéralement court-circuité mon intellect rigide pour laisser la place à une enfant intérieure. C’est elle qui sait comment d’amuser, se détendre, imaginer, s’enthousiasmer et créer sans barrières.

La création d’images a été la porte de sortie pour revenir à ma créativité en santé.

Mes études en art-thérapie m’ont permis d’en apprendre bien plus sur le lien entre la création avec les arts visuels, la peinture, le dessin, le collage, le modelage, le bricolage etc… et comment une simple création peut avoir un grand pouvoir sur notre psychologie, notre santé physique et nos émotions.

Dans le monde, une catégorie d’individus « spéciaux » semblaient être les détenteurs de la créativité.

Je veux que les femmes créatives puissent renouer avec cette force intérieure qui est unique à chacune. C’est ma manière de contribuer à l’épanouissement de l’être humain.

D’ailleurs, je suis en train de préparer mon premier cours en ligne sur le thème de créer sa propre pratique créative et de surmonter facilement les blocages.

Voilà, j’espère que l’histoire de ma pratique créative et mes difficultés à retrouver ma propre créativité ont pu t’inspirer.

Si tu veux en savoir plus sur moi, il y a aussi la page à propos sur ce site.

N’hésite pas à m’écrire pour des questions ou commentaires.

 

Rejoins-moi sur InstagramFacebook ou YouTube si tu cherches davantage d’inspiration & des exemples de création. Il y a également un bon nombre d’articles à lire sur mon blogue.

 

Je te souhaite une belle journée sous le signe de la gratitude et la créativité

 

Alice

 

Références

Julia Cameron : Libérez votre créativité

 

 

 

 

 

 

COMMENT LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Il existe plusieurs manières de renforcer son estime personnelle. À mon sens, la pratique créative régulière est la plus agréable pour le faire, car la créativité booste l’estime de soi.

Chaque jour, nous sommes bombardés d’images et de standards qui nous disent ce que nous devons faire et être pour être valorisés. Que ce soit comme mère, comme employée, comme partenaire, comme amie… que ce soit notre apparence physique, notre carrière, nos finances ou notre engagement social… ce n’est jamais suffisant.

Il n’est donc pas facile de nous accepter telles que nous sommes et de nous aimer vraiment… Pourtant, c’est la base pour vivre une vie harmonieuse et épanouissante.

À cet égard, la pratique créative régulière permet de construire et maintenir une estime personnelle saine et dynamique.

En effet, développer sa créativité (et se plonger dans l’inconnu de son processus) permet de développer cette confiance en soi peu à peu.

De plus, prendre confiance en ses propres actions créatives se reflète dans son attitude dans la vie de tous les jours.

N’EST-CE PAS ÉGOÏSTE ?

On peut voir ce temps pour soi comme étant égoïste.

Voir les choses ainsi, c’est ne pas reconnaître qu’une révolution est nécessaire dans notre vie.

Une révolution de l’intérieur vers l’extérieur.

Plusieurs industries (l’amaigrissement, la chirurgie esthétique, fitness…) reposent sur le manque d’acceptation personnelle que les gens ont envers eux-mêmes.

Elles véhiculent la croyance qu’en arrangeant quelque chose de matériel et à l’extérieur, la confiance viendra et que la vie sera meilleure.

De fait, lorsque je parle d’estime de soi, je parle d’une juste reconnaissance.

Je parle de l’accueil de l’imperfection que nous sommes. Maintenant.

Ce n’est ni de la prétention ni de la vanité.

Pense simplement à tes meilleures amies que tu acceptes comme elles sont, avec leurs défauts, leurs difficultés et leur merveilleuse humanité.

Je suggère que tu poses un regard aussi doux et aimant sur toi-même.

LA SCIENCE LE DIT

La créativité booste l’estime de soi. Cela a été appuyé par des données scientifiques.

En effet, dans cette étude de l’université Drexel, il a été démontré que 45 minutes de création artistique libre dans un studio suffisaient à augmenter l’efficacité personnelle (self efficacy) de 73 % des participants. Ce terme décrit la confiance qu’une personne possède vis à vis  d’elle-même dans sa capacité à accomplir des tâches.

« Ce que nous avons pu montrer, c’est qu’en très peu de temps, les gens se sont sentis différents d’habitude », a déclaré le chercheur Kaimal. « Il y avait un changement de perception de soi pour la plupart des participants, et ce changement n’était pas un hasard, mais dû aux arts. »

Le sentiment de sa capacité personnelle peut être amélioré en 45 minutes. Néanmoins, c’est certainement en intégrant une habitude régulière de création dans sa vie que cette confiance peut s’ancrer en profondeur.

ENTRER À L’INTÉRIEUR DE SOI

En général, le manque d’estime personnelle provient de la comparaison avec un idéal extérieur.

On prend notre environnement ou bien les autres (et ce qu’ils projettent en apparence) comme la mesure de notre valeur.

Or, la confiance et l’estime personnelle ne peuvent provenir que d’une connexion intérieure en soi-même.

 

PAR OÙ COMMENCER ?

Tout d’abord, si tu ne sais pas par où commencer pour booster ta confiance en toi, commence par quelque chose qui te plaît.

Également, tu peux le faire toi-même ou avec des amis créatifs. Essaie plusieurs choses avant de trouver ce qui marche pour toi.

Ensuite, il est important que tu te donnes la permission de créer sans te juger et d’arrêter de critiquer tout ce que tu fais (ou ne parviens pas à faire).

Créer sans s’autocritiquer peut prendre du temps, mais ça en vaut la peine.

C’est en créant que la confiance en toi se développe. La pratique de la créativité booste l’estime de soi.

Si tu n’as vraiment aucune idée télécharge ici ton cadeau gratuit avec des exercices de réchauffements créatifs :

 

LA CRÉATIVITÉ BOOSTE L’ESTIME DE SOI

Une pratique créative donne toute la place à ton expression personnelle et à tes préférences.

C’est ainsi que tu peux exprimer tes émotions sainement. Tu peux inventer ce que tu désires et aller au rythme qui t’est propre.

Également, tu peux également suivre ton intuition quant aux matériaux que tu vas utiliser et comment tu vas t’en servir.

En fait, s’exercer à une activité créative permet de transformer nos soucis et nos inquiétudes en création.

Je ne dirais pas que cela transforme tout le négatif en positif pour ne pas donner l’impression que tout cela est miraculeux.

En revanche, je suis certaine que l’action créative fait bouger les choses. On peut ainsi « travailler » sur une impression désagréable, des pensées dénigrantes et les amener ailleurs.

C’est ainsi que le ressenti intérieur change et que peu à peu l’estime personnelle se bâtit.

CRÉER UN ESPACE SÉCURITAIRE

Pour que la confiance en soi et la créativité s’épanouissent, il est nécessaire d’avoir un espace sécuritaire et sans jugements.

En effet, quand on a grandi dans un environnement familial, social ou culturel qui nous critique et nous dévalue, on finit par se contracter.

Lorsque j’étais enfant, on se moquait beaucoup de moi dans la cour d’école. Cela me faisait souffrir alors je m’isolais et je me réfugiais dans les livres. Après, il m’a fallu des années avant de commencer à m’ouvrir et à oser faire de nouvelles choses pour développer mon estime personnelle.

Il est bon d’avoir des amis ou une famille qui nous acceptent comme nous sommes et nous encouragent vraiment dans nos projets. Et de fuir ceux qui ne le font pas.

Ensuite, c’est prendre la responsabilité de notre épanouissement personnel et de ne pas seulement compter sur les autres pour nous encourager, mais de développer un protecteur intérieur.

Créer un espace sécuritaire pour soi signifie de poser des actions qui nourrissent la plante que tu es : un bon terreau, du soleil et de l’eau. Du soin régulier pour la faire pousser en santé.

Premièrement, cela peut être de t’installer une table, un coin dans ta maison qui est dédié à ta créativité. Ou bien réserver un moment dans l’agenda rien que pour toi et ne pas le déplacer pour accommoder les demandes des autres.

Également, cela peut être une inscription à un cours d’art où le professeur est bienveillant et non-jugeant avec toi et être encouragé par un groupe de pairs. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Enfin, développer sa confiance passe parfois à rejoindre une communauté bienveillante pour t’encourager à créer.

Je t’invite à te joindre notre communauté sur le groupe Facebook (après avoir téléchargé le cadeau ci-dessous) :

 

IMMERSION DANS L’INSTANT PRÉSENT

Le manque de confiance en soi repose parfois dans une comparaison avec le passé. En effet, on se souvient de tous les moments où nous avons « échoué » ou raté quelque chose.

Les paroles d’un enseignant ou d’autres enfants à l’école qui nous ont humiliés ou dénigrés.

Également, notre esprit regarde notre vécu passé et trace un portrait sévère de quelqu’un qui n’ose pas s’affirmer assez, quelqu’un qui se fait marcher sur les pieds.

C’est un portrait subjectif et faussé par la sévérité envers soi-même.

Par ailleurs, notre esprit se porte vers le futur et alimente le manque d’estime personnelle. Nous rêvons plein de nouvelles choses pour notre vie, puis une voix intérieure dit que nous ne sommes pas assez bonnes pour le réaliser.

La solution ? Se plonger dans le moment présent.

Dans le moment présent de l’activité créative, il se passe quelque chose de magique : nous sommes en action et nos pensées cessent. Nous ne pensons plus ni au passé ni au futur et le temps se suspend.

C’est le Flow créatif. Cet espace-temps créatif où nous nous régénérons et nous trouvons la joie de créer.

C’est aussi comme ça que la créativité booste l’estime de soi.

 

RENOUER AVEC L’ENFANT INTÉRIEUR

Souvent, je recommande d’observer les enfants pour être inspiré par le plaisir de la créativité sans la « performance » de l’adulte.

Les enfants sont très confiants dans leur jeu. Ils créent des personnages, inventent des mondes colorés et parfois font preuve d’une autorité et d’une foi sans faille.

C’est ainsi que ça devient très libérateur de les voir aller, car ils n’ont pas conscience d’avoir une estime personnelle. Ils ne savent pas encore se juger eux-mêmes dans leurs essais, leurs inventions et leur apparence.

Tu peux retrouver ce ressenti en toi. Mets-toi dans la peau de l’enfant que tu étais et permets-toi de jouer comme elle.

Ainsi, tu accèderas à cette confiance, cette audace insouciante et cette liberté… et crois-moi cela peut enrichir ta vie quotidienne en lui donnant du peps.

Crédit photo: Melvin Thambi

 

PLUS ON CRÉE PLUS ON A CONFIANCE

La confiance en soi qui découle de la pratique créative est très similaire à une remise en forme.

Au départ, il est difficile de prendre de nouvelles habitudes sportives, car on se sent mauvaise, nulle, lourde et inadéquate. Cela peut vraiment nous confirmer que nous ne sommes pas capables de nous y mettre vraiment.

Cela peut même augmenter notre honte de ne pas être en forme.

Mais après quelque temps, avec du courage nous allons ressentir les bienfaits de l’exercice et nous sentir mieux et de plus en plus capable de continuer. Et ensuite, nous ressentirons une confiance « physique » en nous-mêmes.

Finalement, c’est le processus et la pratique régulière de la créativité qui vont nous aider à nous sentir de mieux en mieux de manière plus durable. C’est ainsi que la créativité booste l’estime de soi.

Pour plus d’idées pour intégrer une pratique créative régulière dans ta vie, va voir mon article 7 éléments d’une pratique créative qui fait du bien.

Voilà j’espère que cet article t’a donné de l’inspiration et du courage 😊

Rejoins-moi sur Instagram ou Facebook ou Youtube si tu as des questions ou commentaires.

Le 30 août, j’anime l’atelier Art Journal Bootcamp à Montréal. C’est un atelier qui montre les techniques mixtes (collage, peinture, écriture, pochoirs…) pour commencer avec la pratique de l’art journal dans son quotidien.

Il reste des places, mais ça se remplit rapidement. Si tu es intéressée à en savoir plus clique ci-dessous:

À bientôt,

Alice

 

RÉFÉRENCES

https://newsblog.drexel.edu/2016/09/16/study-just-45-minutes-of-art-making-improves-self-confidence/

Girija Kaimal & Kendra Ray (2017) Free art-making in an art therapy open studio: changes in affect and self-efficacy, Arts & Health, 9:2, 154-166, DOI: 10.1080/17533015.2016.1217248